lundi, mars 24, 2008

Le Repas

(Pour gaël , un texte avec un repas, une table mais sans Kéké)

Un dernier coup d'oeil sur l'agencement impeccable de la table apaisa bien vite la légère nervosité qui affleurait dans l'esprit habituellement serein de Tzipora.

Tout irait pour le mieux, se rassura-t-elle en déplacant très légèrement un verre à pied.

Le petit salon de la belle maison familiale serait parfait. Il l'avait toujours été après tout.
Au premier étage de l'ancienne boucherie de village de son grand-père, avec son beau balcon de pierre qui donnait sur les feux nocturnes de la ville voisine, il était situé idéalement. Ses beaux meubles anciens et patinés, et ses tentures moyennageuses en faisait un lieu confortable et intime, propice aux dîners amoureux et à leurs suites licencieuses.

Son grand-père premier propriétaire de la maison, bien que boucher, était un homme de goût et personne n'avait jamais trouvé utile de modifier la décoration initiale. Tout au plus Tzipora avait-elle pris la liberté d'ôter quelques tableaux un peu austères pour les remplacer par des toiles toujours anciennes mais bien plus suggestives.

Après la mort de leurs parents, elle et son frère Grisha avaient peu à peu fait de ce salon le lieu privilégié de leurs agapes coquins, de leur dîners amoureux et chacun des meubles assoupis dans la pièce avait sa propre petite histoire irracontable, cachée sous son auguste vernis.

Tzipora regarda la montre en argent qui ornait sa poitrine mate de son éclat discret. L'heure approchait enfin. D'un oeil inquisitur, elle vérifia dans la glace si les boucles de ses cheveux corbeaux tombaient de la façon adéquate sur ses épaules nues. Puis pour passer le temps; elle récapitula en silence l'intégralité du menu.

Rien ne devait manquer. Pour une fois que son compagnn de dîner semblait à la hauteur.

Elle eu un coup au coeur soudain... le vin...
Elle avait le blanc pour l'entrée, mais le rouge pour la viande ?
"Oh et puis zut", grommela-t-elle, elle ôta ses talons, passa des claquettes, remonta le satin de sa robe d'une main et se hâta vers la cave, traversant l'ancienne chambre froide et l'atelier de boucher du grand-père, elle s'y attardait rarement, les faîences froides et les grand bacs carrelés lui donnait des frissons. Sans doute Grisha l'y avait-il trop souvent enfermée, lorsqu'ils étaient enfants.


D'un pas empressé elle descendit les marches de la cave et sous les voûtes crayeuses où s'étendait la collection de vins de ses défunts parent elle choisit rapidement un vin dont elle savait qu'il aurait suffisament de corps pour n'avoir pas l'air fade devant le plat principal. Julien allait arriver et elle ne pouvait se permettre de rester plus longtemps à réfléchir.

Elle remonta lestement jusqu'au cocon du salon le feu ronflait tranquillement dans sa majestueuse coque de marbre. Légèrement essouflée, elle remis ses talons, cacha les claquettes sous un fauteuil et remis ses talons. Julien avait quelques minutes de retard plutôt bienvenues.
C'est alors qu'elle passait le vin dans une carafe de cristal qu'elle reçu un sms laconique. Très laconique,Julien la prévenait qu'il serait en retard.

Tzipora fronça le sourcil devant la quantité de raccourcis onomatopiques qu'il avait utilisé mais balaya ce détail prestement. Après tout, un sms raté en comparaison avec tous ces merveilleux e-mails qu'ils avaient pu échanger. Un détail, une broutille.

Elle s'allongea sur une dormeuse et se remémorant la manière étonnante dont elle était entrée en contact avec Julien. Il avait suffit d'une nuit entre filles avec Damarys, pour qu'éméchées après la vidange en règle d'une bouteille de muscadet elles ne s'inscrivent sur Meetic et ne se lance à la recherhe de l'homme idéal, celui qui aurait en plus d'un cerveau en état de marche : un humour décapant, un esprit fin, un goût prononcé pour les belles choses, et un corps de rêve. Même saoules c'est sans aucune illusion qu'elles s'étaient lancées dans cette quête impossible.

Et Julien l'avait contacté. La photo révelait un beau brun, assez proche du typique beau gosse américain, à la mâchoire prognathe , au épaules acceuillantes, et au regard d'un bleu à fendre l'âme. Elle lui avait répondu par jeu, puis était tombée sous le charme de ses mos. Julien en plus de disposer d'un corps des plus attirants possédait aussi un vocabulaire étendu, qu'il savait utiliser à bon escient.

Après un mois de correspondance journlalière, Tzipora, qui n'en pouvait plus de relire chaque soir ses mails en compagnie de sa collection de sex toys l'avait finalement invité.

Fin gourmet ? Il semblait l'être, ce qui avait ravi la jeune fille qui prenait les plaisirs de la table aussi sérieusement que ceux de la chair. Julien lui avait d'ailleurs envoyé quelques recettes qu'elle et son frères avaient expérimenté avec succès, et elle comptait bien ce soir lui rendre la pareille.

Beau et intelligent à la fois. A part son Grisha, Tzipora n'en avait jamais rencontré. Et dans dix minutes, peut-être le bon, le vrai serait assis en face d'elle.

L'antique cloche du magasin retentit, et Tzipora après un dernier regard à son reflet descendit ouvrir à son hôte si désiré.

Julien se tenait devant elle, en jean et en chemise. Tzipora un peu déçue s'abstint de tout commentaire, même si il aurait franchement pu éviter les baskets. Elle n'avait après tout pas précisé qu'elle aurait aimé un peu de classe. Son déshabillé de soie bordeaux et ses hauts talons faisaient un décalage un peu trop flagrant .

Mais une fois qu'ils seraient nus, de toute manière, il n'y aurait guère de différences.
Elle apprécia pourtant encore moins le sifflement salace que Julien émis en guise de salut avant de la prendre à bras le corps et de lui rouler sans plus de cérémonie un patin monumental.

Bien que secouée, Tzipora en bonne maîtresse de maison le guida dans le salon, le rouge lui montant au joues, à quel jeu jouait-il exactement ? Ils avaient bien discuté dans quelques mails de son amour pour les jeux un peu violents et de ses fantasmes portant sur les hommes un peu macho. Mais pour une première rencontre, elle aurait espéré un peu plus de raffinement.

Peu importait, ils allaien s'asseoir déguster quelques ause gueule parler de peinture de cinéma, la cnversation dévierait gentillement et ils finirait repus de nourriture et d sexe dans les draps de satin de son lit.
Elle lui montra sans un mot un fauteuil empire et sortant ses toasts à la tomate confite, pesto et parmesan, accompagné de petits chapignons farcis, elle lui servit un verre de vin italien, bien frais.

Rien d'exceptionnel, mais après tout, c'est le plat principal qui comptait.

-T'aurais pas des chips, poulette plutôt ? et du ketchup, passke ces trucs là, z'ont pas l'goût qu'j'aime. Roh et tiens, j'ai ramené de quoi boire aussi. Ton vin là, c't'un truc de fillette.

Tzipora regarda le cubik de gros rouge que Julien lui tendait. Dans sa confusion elle ne l'avait pas même remarqué.
Elle tâcha tant bien de dissimuler l'incrédulité qui devait se peindre sans équivoque sur son visage, mais son sourire lui fit grincer les zygomatiques tant il était forcé.

C'était pourtant le même type que sur la photo. Les mêmes yeux, sauf qu'il y brillait une lueur lubrique des plus déplaisantes, la même mâchoire volontaire sauf qu'un bout de tomates confite s'y était accrochée.

Le même corps athlétique qui avait hanté ses nuits. Sauf que l'idée que ce corps là approche le sien lui donna un frisson de mauvais augure.

-Julien, c'est ça ? Vous êtes bien celui qui m'écrivait.

- Ah ça ouais, j'suis Julien, c'est sûr sauf que j'écris pas moi, c'est ma soeur qu'écrit pour moi, elle est cultuée elle, elle me dit tout le temps qu'y faut qu'j'me trouve une gonzesse bien . Et s'soir c'est toi q'j'essaie beauté, j'devais aller faire un poker avec les potes, j'leur ai dis qu'ma soeur l'était malade et fallait qu'je reste. J'allais pas leur dire que j'faisais du dîner fin avec une nana juive... Z'auraient pas compris, sont un peu rustres tu sais. Mais j'regrette pas, t'as l'air bonne, 'fin , j'veux dire t'es chaude, j'vais t'montrer quand tu veux moi, j'suis pas circonscrit, tu l'aura toute entière dans ton ptit minou. tu veux pas qu'on passe au plumard tout d'suite, paske, j'veux pas ête malpoli hein, mais a tambouille elle craint. J'aurai su j's'rais passé au macdo avant.

Tzipora, serra les dents, pensa au zèbre braisé au chaud au four , sa sauce au vinaigre de framboise prête dans sa petite timbale, à son tartare de saumon au pamplemousse et au fenouil qui se tenait au frais, à ses bonbons au foie gras et cacao, à son Opéra fait maison qu'elle avait tant peiné à réussir. A ce délicieux alcool de violette, que Grisha distillait lui même.

Et ce rustre s'affala dans le fauteuil et en ouvrant le cubik il fit une tache rouge sur l'accoudoir crème.

San même porvoir se contrôler Sasmia devint très pâlle, ses machoîres se crispèrent, une rage d'une violence encore jamais égalée vrendit son corps plus dur que de la pierre et avecune rapidité qui l'aurait elle même surprse si elle avait encore pu penser, elle saisi un couteau à manche de nacre sur la table et se jeta sur Julien.

La lame d'argent s'enfonça très exactement entre la troisième et la quatrième côte, légèrement à gauche. La main gauche de Tzipora vint se plaquer sur la bouche et le nez de sa victime. Tout ce qe Julien put faire fut d'équarquiller les yeux, Tzipora assise sur ses cuisses lui bloquait tout mouvement. Elle retourna doucement le couteau dans la plaie, et sentit sa culotte se détremper de plaisir pendant que l'épais sang chaud coulait sur sa main.

Julien n'était pas encore mort, il agonisait, lentement, bien fait. Ne suivant qu son instinct et ce que son bas ventre brûlant lui indiquait, elle lécha autour de la plaie le sang qui coulait sur la poitrine encore secouée de spasmes. C'était chaud et sucré, un peu métallique sur la longueur. Sa langue joua entre la lame du couteau et les lèvres de la blessure. Et quand enfin les frissons de plaisir s'apaisèrent elle s'allongea contre le corps chaud et réduit au silence. Un délice.

Et une idée lui vint. Puisque son petit dîner fin était irrémédiablement gâché à cause de cet idiot, autant essayer d'en tirer parti.

Elle ôta les vêtements de Julien, les sens, les mis au feu et alla mettre un jean et un débarder. Puis, reveant au salon, elle banda ses muscles elle poussa le mourant dans le monte plat qui descendait jusqu'à la boucherie du rez-de-chaussée.

Elle vint rejoindre le grand corps encore tiède dans l'atelier et après quelques efforts elle parvint à l'accrocher par le bassin à l'aide de deux esses, juste au dessus d'un grand bac en faience. Julien n'était même plus beau avec ses jamabes en l'air prenant des positions fantasques, les deux crochets lui dépassant des aines et la barre laiteuse de nacre émergeant de sa poitrine sanglante. Elle lui tira la langue en essuyant la sueur qui perlait à son front d'un revers de main.

Grisha avait toujours tenu à ce que les instruments de boucher du grand-père restent entretenus et disposés en évidence dans l'atelier. Elle s'arma d'un couteau qui semblait adéquat et ouvrit la gorge de Julien, elle avait lu quelque part que ce genre de mort était plutôt doux, malheureusement pour lui, Julien avait vraisemblablement rendu l'âme dans le monte-plat.

Pendant qu'il se vidait, Tzipora se dit qu'un hôte se doit avant tout de savoir ce qu'il sert aux invités. Elle trancha un morceau de cuisse, le dépiauta avec soin sur le billot de mrbre cabossé de son grand père et quitta l'atelier, son steack à la main.

Elle le fit revenir à la poêle, avec du berre fermier, un peu de sel et quelques baies concassées. Elle y ajouta une cuillère de sauce au vinaigre de framboise et remonta au salon.

Là elle se servit un bon verre de vin, celui de la carafe qui avait maintenant assez respiré.

Elle prit son ordinateur portable et son téléphone, s'installa sur la dormeuse, son assiette sur un guéridon, le portable sur les genoux.

A la troisième sonnerie Grisha répondit, elle lui expliqua le sourire au lèvres et la voix gourmande :

"Grisha, mon bien aimé, mon rendez vous de soir est un délice, ça te dirait de venir y goûter? "
"Comment est-il ? Bi ? Tu es sûre que ça ne le dérangera pas ? "
"Je ne sais pas, répondit Tzipora tout en prenant une bouchée de Julien, mmh, très comestible en tout cas..."
"J'arrive..." sourit Grisha

Tzipora raccrocha en souriant, repris un morceau de la cuisse de son invité et ouvrit sa boîte e-mail, murmurant à l'écran : "A nous deux ma jolie"

Le mail commencait ainsi :

"Mon cher Julien, quel dommage que tu ais dû écourter ce délicieux repas. Tes remarques si vives et ton incroyable répartie me manquent déjà, pourquoi ne reviendrais tu pas demain, et invites donc ta soeur, car mon frère sera là..."


Didier Goux ayant déjà commis un texte sans qu'on le lui demande, le fourbe (mais quel texte... alors on le pardonne) je refile comme convenu le bébé à Zoridae, Balmeyer, et Dorham, et sa Sainteté si l'envie lui en prend. Et tout autre personne se sentant en appétit.

Suffit de m'informer en commentaire d'un ajout, ou chez Gaël, histoire de tenir les comptes.



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Vous avez faim maintenant ? Bien !!! Alors : Votez pour moi au Festival de Romans!

27 reflexions désobligeantes:

Didier Goux a dit…

Je vois que les dîners sont aussi dangereux chez vous que chez moi ! Je me demande si vous n'avez pas un peu forcé le trait, sur le personnage de Julien ? Mais, après tout, il y en a peut-être, des comme ça. Vous êtes probablement mieux placé que moi pour le savoir.

(Je vous ai envoyé un mail personnel : l'avez-vous reçu ?)

Didier Goux a dit…

Bon, le mail vient de me revenir "non délivré". Je vous y conseillais de relire très attentivement votre texte et de le "toiletter" sérieusement (c'est le rewriter qui parle...).

Nef a dit…

Didier Goux : pour Julien j'ai à peine forcé le trait, j'ai eu un cou comme ça un jour. Bon ok, un peu quand même, le mien portait assez facilement le costard.

Quand à votre mail essayez de le renvoyer à nefisa@gmail.com , je peux faire avec quelques conseils d'un pro. (pour ma (maigre) défense, c'est un premier jet je ne pensais pas poster avant 19 heures mais j'ai mal pris que vous me devanciez et je l'ai à peine relu. Je le remanierais donc dans la soirée. )

Zoridae a dit…

Nefisa, hum, savoureux. J'ai bien aimé la présence incestueuse du frère, le décor, les prénoms. Je me demandais si Grisha allait surgir pour dépiauter le péquenaud... Le mail de la fin est parfait ! Pfffffff.

Pour mon texte il vous faudra attendre un peu. J'ai déjà 3 textes sur le feu.

Les agapes familiales mitonnées dans ma tête depuis un moment devront patienter encore un peu... Et vous avec !

Nef a dit…

Zoridae : on se dépêche , on se dépêche.

Quant à mon texte plus je le reli, plus je me dis que Didier Goux à franchement raison. Il va être bon pour un bon toilettage (le texte, pas didier Goux)

Didier Goux a dit…

Je ne voulais rien dire de plus ! Quant à mon toilettage, je suis passer sous la tondeuse de l'Irremplaçable il y a trois jours. Et, croyez-moi, elle n'y va pas avec le dos de la main morte !

Gaël a dit…

entre Didier Goux et toi, je commence à me poser des questions sur votre relation à la nourriture

mon goût pour le fantastique transpirerait il à ce point dans mon blog ?

Gaël a dit…

un beau texte en tout cas, la preuve c'est que j'ai réussi à tout lire en entier sans l'aide de ma soeur

Julien

Sasmira a dit…

didier goux, j'ai déjà corrigé eux trois maladresse. Je verrai demain si je suis d'humur à l'améliorer. Quan à votre toilettage, aprenez à votre femme la différence entre une tondeuse à cheveux et une débroussaillleuse, ça ira surement mieux.

Gael : sexe bouffe and rock and roll ?

Julien : c'est que je n'ai pas mis assez de mots compliqués... je recommence :p

Gaël a dit…

@nefisa si c'est le programme de l'expédition pour romans, je vais peut-être me débrouiller pour venir alors !

Sasmira a dit…

moi j'peux pas y aller à romans, je suis que treizième,mais je vais envoyer Sasmira, mon double schizophrène et dévergondé, ça va être une grosse marrade

Gaël a dit…

les votes sont pas finis ?!

Sasmira a dit…

non encor une semaine, mais vas-y il me faut au moins cinquante voix vous m'assurer une place dans le top ten .. tu me trouves ça où ?

Sasmira a dit…

non encor une semaine, mais vas-y il me faut au moins cinquante voix vous m'assurer une place dans le top ten .. tu me trouves ça où ?

Dorham a dit…

Argh ! Tagué donc. Un repas. Bien. Ce sera fait (même si Nefisa, les règles du taguage implique que l'on prévienne le tagué sur son blog... :-)). Je tombe dessus pas hasard, mais (et puis on s'en fout des règles), je vais assayer de faire un diner moins sanglant...

Promis (pas juré, faut pas pousser mémé dans les orties)...

Pour le reste, je dis tout comme Didier Goux, le mail en moins.

Même si finalement le gros trait de Julien me fait penser à un truc burlesque, genre le Bal des Vampires ; une belle grosse exagération sans timidité.

Nef a dit…

Dohram : j'allais le faire (vous prévenir)
Les gros traits de Julien, je les laisse, j'aime l'excès parfois. Et si il était moins con, il ne mériterait pas sa mort.
J'attends votre production avec impatience.

Dorham a dit…

"Et si il était moins con, il ne mériterait pas sa mort"...

:-)

C'est horrible !

Zoridae a dit…

Dorham,

Nef te vouvoie. Elle aussi pense que tu est plus vieux que ton âge...

Didier Goux a dit…

Zoridae : ce que vous dites ne tiens pas debout ! Je voussoie tout le monde, or je sais très bien que c'est moi le plus vieux...

Nef a dit…

Dorham : j'aime l'horrible...

zoridae : j'y peux rien,c'est mon éducation, j'ai énormément de mal à tutoyer les gens, même Balmeyer, j'ai remarqué que je le vouvoie des fois. Et tu remarquera que dorham lui esquive tout simplement... Le lâche...

D'ailleurs, j'ai un brouillon de billet là dessus, alors je n'en drais pas plus.

didier goux : euh, ben rien, vous répondiez à zoridae, je vais pas m'immiscer hein...

Dorham a dit…

Le lâche ? Plus vieux que mon âge ? La semaine dernière, on m'a dit que j'avais une tête de minot barbu. Nefisa, enfin, tu peux bien entendu me tutoyer, d'autant plus que je suis un petit trentenaire, avec tous ses cheveux...

Pour information, on peut donc me tutoyer, me siffler, m'interpeler sans peine et sans gêne...

Zoridae, si tu savais à quel point je peux être régressif des fois (pas plus tard qu'hier, je me suis piqué de rejouer à moi seul le lac de cygne, je me suis claqué le fessier mais c'était d'une élégance rare)...
Ma femme m'a dit que j'étais débile ; ma femme, le seul être que je vousoie (elle qui n'est même pas trentenaire) :-)))

Zoridae a dit…

Dorham

Tiens donc, je ne savais pas qu'en plus de manier la plume avec dextérité, tu t'en parais pour danser des ballets classiques. Reste comme tu es, ta femme est trop jeune pour comprendre que la légèreté s'acquiert au fil des ans...

Dorham a dit…

Zoridae,

en fait, ma femme est ma première spectatrice. Elle fut longtemps danseuse, et elle me trouve une habileté particulière pour les danses idiotes, absurdes, grandiloquentes. Je suis doué pour inventer des danses folkloriques (ou supposées comme telles). Et comme maintenant, j'ai de l'espace...

"débile" chez moi est une sorte de compliment, c'est comme "fou"...à l'inverse, on me dirait "calme", "pondéré", je me vexerais...

Oups, désolé Nefisa, on taille la bavette chez toi(vous)...

Nef a dit…

Bah, vous gênez pas hein... un ptit café ? un muscat peut être....
pas d'inquiétude Dorham, ce enre de digression est parfaitement tolérée.

la souris blonde a dit…

Pardon, mais... Il me semblait que la religion juive interdisait de manger les gros porcs. Non?

Sasmira a dit…

Bah c'est comme dans toutes les religions, dans des cas extêmes ont peut faire exception. Et quelquechose me dis que Tzipora n'est pas du genre très pratiquante.

Dorham a dit…

Et voilà ma contribution.