mercredi 8 octobre 2008

Le Repas ( Bis )

J'avais écrit ce texte il y a quelques mois, en 40 minutes, bourré de fautes de style, de syntaxe et d'orthographe. La faute à Didier Goux qui m'avait coiffée au poteau, j'avais flippé. Je le ressors, épousseté. Le sujet, la forme, tout est du déjà vu, mais comme je me suis bien amusée à l'écrire et le récrire, il n'y a pas de raison que vous ne vous amusiez pas à le lire ou le relire. (Attention: super long ! je n'aime pas couper mes textes. )

J'ai mis trois morceaux pour accompagner la lecture, le premier de François Couperin est celui que j'écoutais en récrivant, il n'est là qu'à titre informatif et je ne vous le recommande pas si vous n'aimez ni le clavecin, ni les solos de hard rock (les Black Sabbath n'ont rien inventé).


Découvrez Olivier Baumont!


Si vous tenez à de la musique, j'ai remis un morceau plus accessible du même Couperin et l'autre c'est du Vanessa Carlton, vous pouvez y aller en toute confiance.









Un dernier regard à l'agencement de la table apaisa bien vite la légère nervosité qui affleurait dans l'esprit habituellement serein de Tzipora.

"Tout ira pour le mieux", se rassura-t-elle déplaçant tout de même légèrement un verre à pied sur la gauche.

Le petit salon de l'antique demeure familiale serait parfait. Il avait toujours rempli son rôle à merveille après tout.
Situé au premier étage d'une ancienne boucherie de village, sa porte fenêtre flanquée d'un balcon de pierre aux proportions magistrales donnant sur les feux nocturnes de la ville voisine, il poussait même les plus timides au romantisme. Ses beaux meubles anciens et patinés, et ses tentures moyenâgeuses en faisait un lieu confortable et intime, propice aux dîners amoureux qu'elle et Grisha affectionnaient tant, ainsi qu'à leurs suites licencieuses.

Son arrière-arrière-grand-père, boucher de son état, premier propriétaire de la maison, était un homme de goût et personne n'avait jamais jugé utile de modifier la décoration initiale. Tout au plus Tzipora avait-elle pris la liberté d'ôter quelques tableaux un peu austères pour les remplacer par des toiles toujours anciennes mais bien plus suggestives. L'une d'elles, découverte par son son frère sous le plancher du grenier, était une copie d'un Fragonard. Lubie honteuse de l'aïeul ?

Après la mort de leurs parents, elle et son frère Grisha avaient peu à peu transformé en boudoir pour leur agapes ce qui était jadis le fumoir des occupant mâles successifs de la maison. Chacun des meubles assoupis de la pièce avait, dissimulé sous son auguste vernis, au milieu des mémoires des discussions enflammées des ancêtres, sa propre anecdote récente, incontable...

Tzipora regarda la montre en argent qui rehaussait sa poitrine mate d'un éclat discret. L'heure approchait. D'un œil d' inquisiteur, elle vérifia son reflet dans une miroir. Les boucles de ses cheveux corbeaux tombaient de façon adéquate sur ses épaules nues, son maquillage n'avait pas bougé.Rassurée sur son apparence, elle récapitula mentalement l'intégralité du menu.Rien ne devait manquer. Pour une fois que son compagnon de dîner semblait à la hauteur de ses espérances.
Au beau milieu de son énumération, elle reçu un coup au cœur, elle avait oublié de préparer le vin ! Le vin...
Elle avait bien mis au frais le blanc pour l'entrée, mais le rouge pour le plat principal ?

"Oh et puis zut", grommela-t-elle, elle ôta ses talons, passa des claquettes, remonta le satin de sa robe d'une main et se hâta vers la cave, traversant à petits pas pressés l'ancienne chambre froide et le laboratoire de boucher du grand-père. Elle s'y attardait rarement, les faïences froides et les grand bacs carrelés lui donnait des frissons. Sans doute Grisha l'y avait-il trop souvent enfermée, pour rire, lorsqu'ils étaient enfants.

Empressée elle dévala les marches de la cave au risque de craquer les coutures de sa robe et frissonnant sous les voûtes crayeuses où s'étendait l'imposante collection de vins de ses défunts parents elle choisit rapidement un Cahors dont elle savait qu'il aurait suffisamment de corps pour n'avoir pas l'air fade devant le plat principal. Julien allait arriver et elle ne pouvait se permettre de rester plus longtemps à réfléchir.

Elle remonta lestement jusqu'au cocon du salon, le feu ronflait tranquillement dans sa majestueuse coque de marbre. Légèrement essoufflée, prise au dépourvu par l'aspect cotonneux et assoupi de la pièce après sa course folle dans les affres glacées de la demeure, elle resta un instant immobile, pantelante, la bouteille poussiéreuse à la main. Puis elle se secoua de sa torpeur, remis ses talons et glissa les claquettes sous un fauteuil. Julien avait quelques minutes de retard, plutôt bienvenues.

Elle passait le vin dans une carafe de cristal lorsqu'elle reçut un sms laconique. Très laconique, Julien la prévenait qu'il serait en retard.

Tzipora fronça les sourcils devant la quantité de raccourcis onomatopéiques qu'il avait utilisé mais balaya ce détail prestement. Après tout, un sms raté comparé à tous ces merveilleux e-mails qu'ils avaient pu échanger, qu'était-ce ? Un détail, une broutille !

Elle s'allongea sur une dormeuse et se remémorant la manière étonnante dont elle était entrée en contact avec Julien. Il avait suffit d'une nuit entre filles avec Damaris, pour qu' éméchées après la vidange en règle d'une paire de bouteilles de muscadet, elles s'inscrivent sur Meetic et se lancent à la recherche de l'homme idéal.
Celui qui aurait, en plus d'un cerveau en état de marche : un humour décapant, un esprit fin, un goût prononcé pour les belles choses, et un corps de rêve. Même saoules, c'est sans aucune illusion qu'elles s'étaient lancées dans cette quête impossible. Mais elles avaient bien ri devant l'affluence quasi immédiate de mails pathétiques. Le lendemain, le souvenir d'avoir un compte sur un site de rencontre s'était estompé en même temps que la migraine consécutive à leurs libations.

Puis Julien l'avait contactée. La photo révélait un beau brun, à la morphologie proche du beau gosse américain typique : la mâchoire prognathe , les épaules accueillantes, et le regard d'un bleu à fendre l'âme. Elle lui avait répondu par jeu, mais presque malgré elle, elle était tombée sous le charme de ses mots. Julien en plus de disposer d'un corps des plus attirants possédait aussi un vocabulaire étendu, qu'il savait utiliser à bon escient. Il n'en fallait pas plus pour charmer la jeune femme.

Après un mois de correspondance presque journalière, Tzipora, qui n'en pouvait plus de relire chaque soir ses mails en compagnie de sa collection de sex toys l'avait finalement invité.

Fin gourmet ? Il semblait l'être, ce qui avait ravi la jeune femme. Éduquée dans une maison presque entièrement dévouée aux arts culinaires, elle prenait les plaisirs de la table aussi sérieusement que ceux de la chair. Julien lui avait d'ailleurs envoyé quelques recettes qu'elle et son frère avaient expérimentés avec succès, et elle comptait bien lui rendre la pareille ce soir.

Beau et intelligent à la fois ! A part son Grisha, Tzipora n'en avait jamais rencontré. Et dans dix minutes, peut-être le bon, le vrai serait assis en face d'elle.

L'antique cloche du magasin reconvertie en sonnette, retentit. Tzipora après un dernier regard à son reflet, descendit ouvrir à son hôte si désiré.

Elle ouvrit la porte vitrée et sourit à Julien qui se tenait devant elle, en jean et en chemise. Tzipora un peu déçue s'abstint pourtant de tout commentaire, même si il aurait franchement pu éviter les baskets, elle n'avait après tout pas précisé qu'elle aurait aimé un peu de classe. Son déshabillé de soie bordeau et ses hauts talons faisaient un décalage un peu trop flagrant.

Mais une fois qu'ils seraient nus, de toute manière, il n'y aurait guère plus de différence.

Elle apprécia pourtant encore moins le sifflement salace que Julien émis en guise de salut avant d'entrer, de la prendre à bras le corps et de lui rouler sans plus de cérémonie un patin monumental et surtout baveux.

Bien que secouée, Tzipora en bonne maîtresse de maison se dégagea poliment de son étreinte et le guida sans plus de cérémonie dans le salon. Pourtant le rouge lui montait aux joues, à quel jeu jouait-il exactement ? Ils avaient bien discuté dans quelques mails de son amour pour les jeux un peu violents et de ses fantasmes portant sur les macho. Mais pour une première rencontre, elle aurait espéré un peu plus de raffinement, au moins pour la première minute. Elle avait pourtant été claire, ce qu'elle appréciait n'était pas le machiste pur, mais la manière dont un homme recherché savait se transformer en primates tout droit sorti de sa caverne parfois. Il avait pourtant eu l'air de saisir la nuance.

Peu importait, ils allaient s'asseoir déguster quelques amuse-gueules, parler de peinture de cinéma, de littérature, la conversation dévierait gentiment et ils finirait repus de nourriture et de sexe dans les draps de satin de son lit.

Elle lui montra sans un mot un fauteuil second empire recemment restauré par Grisha et découvrant de leur cloche ses toasts à la tomate séchée et pesto et les petits champignons farcis, elle lui servit un verre de vin italien, bien frais.

Rien d'exceptionnel, mais après tout, c'est le plat principal qui comptait.

-T'aurais pas des chips, chérie plutôt ? Et du ketchup , parce que ces trucs là, z'ont pas d'goût. Roh et tiens, j'ai ramené de quoi boire aussi. Ton vin là, trop sucré, c't'un truc de fillette.

Tzipora regarda sans réagir le cubik que Julien lui tendait. Dans la confusion de l'accueil, elle ne l'avait même pas remarqué.
Elle tâcha tant bien que mal de dissimuler l'incrédulité qui commencait à se peindre sans équivoque sur son visage, mais son sourire lui fit mal aux zygomatiques tant il était forcé.

Un doute affreux la saisit soudain. C'était pourtant le même type que sur la photo ! Les mêmes yeux, sauf qu'il y brillait une lueur lubrique des plus déplaisantes, la même mâchoire volontaire sauf qu'un bout de tomates confite s'y était accrochée.
Le même corps athlétique qui avait hanté ses nuits. Sauf que l'idée que ce corps là approche le sien lui donna un frisson de mauvais augure. Mais alors. D'habitude, sur Meetic, les gens trafiquaient plutôt leur photos que leurs textes.

-Julien, c'est ça ? Vous êtes bien celui qui m'écrivait ?

- Ah ça ouais, j'suis Julien, c'est sûr sauf que j'écris pas moi-même. C'est ma sœur qu'écrit pour moi, elle est culturée elle, elle me dit tout le temps qu'y faut qu'j'me trouve une gonzesse bien. Elle y passe des heures, mais à chaque fois je tombe sur des radasses coincées. Mignonnse mais coincées. Ce soir, c'est toi q'j'essaie beauté, j'devais aller faire un poker avec les potes, j'leur ai dit qu'ma soeur était malade et fallait qu'je reste avec elle. J'allais pas leur dire que j'faisais du dîner fin avec une nana juive... Les idées de ma sœur des fois, j'ai dis oui parce que t'es vraiment canon ! Mais ils auraient pas compris, sont un peu rustres tu sais. Mais j'regrette pas, t'as vraiment l'air bonne, 'fin , j'veux dire t'es chaude. J'vais t'montrer quand tu veux moi, j'suis pas circonscrit, ma soeur ma dit que les juifs se la coupent.

-...

- Par contre, tu veux pas qu'on passe au plumard tout d'suite ? Paske, j'veux pas être malpoli hein, mais ta tambouille elle craint. Si j'aurais su j'aurais passé au macdo avant.

Tzipora, serra les dents, pensa au zèbre braisé maintenu au four à température adéquate , à sa sauce au vinaigre de framboise prête dans sa petite timbale, à son tartare de saumon au pamplemousse et au fenouil qui se tenait au frais, à ses bonbons au foie gras et cacao, à son Opéra fait maison qu'elle avait tant peiné à réussir. A ce délicieux alcool de violette, que Grisha distillait lui même.

Incapable de répondre à ce flot d'ordure, elle s'enfonça un peu dans son siège, fixant la fenêtre et, essayant de trouver , vite, très vite la manière la plus simple de bouter ce boulet hors de sa demeure.
Elle lui jeta un bref regard. Un rictus niais et plein d'expectative défigurait ce visage finalement ingrat qui l'avait tant faite fantasmer.

Imperméable au sens de ce silence glacé, le rustre s'affala satisfait de sa tirade et en ouvrant son cubik il fit une tache rouge sur l'accoudoir crème.

- Putain, une tache, ça craint! Mais bon, c'est pas comme si c'était un beau fauteuil, t'as que des vieux trucs chez toi ?

Tzipora devint très pâle et perdit tout contrôle, ses mâchoires se crispèrent si fort que ses dents grincèrent, une rage d'une violence encore jamais égalée durcit son corps et avec une rapidité qui l'aurait elle même surprise si elle avait encore pu penser, elle saisit un couteau à manche de nacre sur la table et, dans un froufroutement satiné, se jeta sur Julien .


La lame d'argent s'enfonça très exactement entre la troisième et la quatrième côte, légèrement à gauche. Jusqu'à la garde. La main gauche de Tzipora vint instinctivement se plaquer sur la bouche et le nez de sa victime. Tout ce que Julien pu faire fut d'écarquiller les yeux et lâcher son verre, Tzipora assise sur ses cuisses lui bloquait tout mouvement. Elle retourna doucement le couteau dans la plaie, et sentit sa culotte se détremper pendant que le sang chaud, épais, presque velouté, coulait sur sa main.




Découvrez Vanessa Carlton!


Julien n'était pas encore mort, il agonisait, lentement. Bien fait. Ne suivant que son instinct et ce que son bas ventre brûlant lui indiquait, Tzipora lui arracha sa chemise et lécha autour de la plaie le sang qui coulait sur la poitrine encore secouée de spasmes. C'était chaud et sucré, un peu métallique sur la longueur. Sa langue joua entre la lame du couteau et les lèvres de la blessure. Et quand enfin les frissons de plaisir s'apaisèrent elle s'allongea contre le corps chaud et réduit au silence. Un délice.

Et une idée odieuse, jouissive, lui vint. Puisque son petit dîner fin était irrémédiablement gâché à cause de cet idiot, autant essayer d'en tirer parti.

Elle ôta les vêtements de Julien, les sentit, les mis au feu et alla mettre un jean et un débarder. Puis, revenant au salon, elle banda ses muscles tira le mourant jusqu'à la cuisine et le hissa dans le monte plat qui descendait jusqu'au laboratoire du rez-de-chaussée.

Elle alla rejoindre le grand corps encore tiède dans le laboratoire et après quelques efforts infructueux, causant la chute de l'animal sur le sol avec un bruit mou, accompagné de quelques craquements de mauvais augure s'il avait encore été vivant, elle parvint à l'accrocher par le bassin à l'aide de deux esses, juste au dessus d'un grand bac en faïence.
Julien n'était même plus sexy, avec ses jambes en l'air prenant des positions fantasques, telle deux antennes brisées, les deux crochets lui dépassant des aines et la barre laiteuse de nacre émergeant de sa poitrine sanglante. Elle essuya la sueur qui perlait à son front d'un revers de main et tira la langue au cadavre.

Grisha avait toujours tenu à ce que les instruments de boucher du grand-père restent entretenus et disposés en évidence dans l'atelier. Elle avait toujours trouvé cette insistance un peu pathétique et raillait souvent ces élans de nostalgies qui le poussait à rester des heures à astiquer l'attirail de l'aieul et parfois même à acheter une bête morte entière afin de la débiter dans le laboratoire. Ce soir elle se réjouissait des idiosynchrasie de son frère.

Elle s'arma d'une lame d'apparence adéquate et ouvrit d'un geste assuré la gorge de Julien, elle avait lu quelque part que ce genre de mort était plutôt doux, malheureusement pour lui, Julien avait vraisemblablement rendu l'âme dans le monte-plat.

Pendant qu'il se vidait, son sang éclaboussant les rebords blancs de la faience, Tzipora se dit qu'un hôte se devait avant tout de savoir ce qu'il sert aux invités. Elle trancha un morceau de cuisse, le dépiauta avec soin sur le billot de marbre cabossé et quitta l'atelier, son steak à la main.

Une fois dans la cuisine, elle le fit revenir à la poêle, avec du beurre fermier et quelques baies concassées. Elle y ajouta un peu de fleur de sel, une cuillère de sauce au vinaigre de framboise et remonta au salon.Si c'était vraiment bon, elle demanderait à grisha de débiter le reste et le congelerait.

Elle s'accorda un bon verre de vin, celui de la carafe qui avait maintenant assez respiré, prit son ordinateur portable et son téléphone, s'installa sur la dormeuse, son assiette sur un guéridon, le portable sur les genoux.

A la troisième sonnerie Grisha répondit, elle lui expliqua le sourire au lèvres et la voix gourmande :

"Grisha, mon bien aimé, mon rendez vous de soir est un délice, ça te dirait de venir y goûter? "
"Comment est-il ? Bi ? Tu es sûre que ça ne le dérangera pas ? "
"Je ne sais pas, ça m'étonnerais, répondit Tzipora reprenant une bouchée de Julien, mmh, très comestible en tout cas..."
"J'arrive..." dit Grisha

Tzipora raccrocha en souriant, repris un morceau de la cuisse de son invité et ouvrit sa boîte e-mail, murmurant à l'écran : "A nous deux ma jolie"

Le mail laconique, s'articulait ainsi :

"Mon cher Julien,

Quel dommage que tu ais dû écourter ce délicieux repas. Tes remarques si vives et ton incroyable répartie me manquent déjà. Pourquoi ne reviendrais-tu pas demain, et invite donc ta sœur dont tu m'as tant parlé, mon frère sera là et se réjouit à l'avance de lui tenir compagnie.
Et puis... j'ai cette délicieuse recette de porc au caramel qui n'attend que toi"

13 commentaires:

Dorham a dit…

Encooooooooore ! (smiley, tout ça !)

Nefisa a dit…

J'avais totalement écorché ce pauvre texte. Il casse pas des briques mais il a quand même droit à une minimum de respect non ?

Il y a quelques mois je m'étais faite copieusement engueulée par un ami en raison du désintérêt flagrant que j'avais pour mes productions. J'essaie de me corriger en les bichonnant un peu. Ça ne peut pas leur faire de mal, à ma syntaxe et mon orthographe non plus.

The Disapointed Charcco a dit…

Mais j'arriverais jamais à tout lire ... frustration

Didier Goux a dit…

Je reviens cet après-midi : impossible de se taper tout ça le ventre vide...

Dorham a dit…

C'est juste que je m'en rappelais bien de ce texte...

Nefisa a dit…

charco : un p'tit effort que diable. Il est si imbitable (copyright Didier Goux)

didier goux : je vous en prie.

dorham : oui, il n'est pas si vieux.

malbeyer a dit…

Bonjour, je découvre votre blog et je suis enchanter par ceux que je lit. Je vous propose un echenge de lien, etes vous dacord ?

[rah, j'ai pas encore lu ! ]

Nefisa a dit…

chair malbeyer,
je vou lie traie sous vent os y.
mé je ne peux pas maître un lien car je ne saigne pas comme enfer.

Didier Goux a dit…

Mais oui : moi aussi je m'en souviens très bien !

Je l'ai tout de même relu jusqu'au bout : c'est vrai que vous avez produit un gros effort, il n'y subsiste guère plus qu'une faute de français par paragraphe...

Sinon, méfiez-vous des "syntagmes figés", du style "antique demeure familiale" : ça fait écrivain-paresseux-qui-s'en-fout.

Nefisa a dit…

c'est vous qui avez produit un gros effort à relire jusqu'au bout. Et je vous en remercie.

Sans mes Bescherelle, j'ai bien peur de ne jamais rien pouvoir écrire qui ne soit pas bardé au moins d'erreurs de conjugaison. Mais au moins ce n'est plus une faute tous les trois mots.

Quant à mes lieux communs (ou syntagme, mais j'ai bouffé assez de grec pour aujourd'hui), comment dire, des fois c'est dur de tout comparer à un ornithorynque asthmatique.

Et je ne suis pas écrivain paresseuse qui s'en fout, je suis une paresseuse qui s'en fout de n'être pas écrivain.
(après votre billet chez Zo, ça la foutrait mal de vous dire que je suis autre chose qu'une bloggeuse. :) )

balmeyer a dit…

"j'ai bouffé assez de grec pour aujourd'hui", laule, ça doit être sympa d'être au pays où le "temps" c'est vraiment un chrono-truc....

Sinon, je re-lirai avec la musique (ou comment commenter avant la lecture, ça devient n'importe quoi, les blogs)...

Catherine a dit…

Bien fait ! Pour le Julien, on devrait traiter tous les Julien comme ça. Je me suis bien amusée à vous lire et je n'ai pas remarqué de syntagme etc... parce que je m'en fout. Vous avez essayé de mitonneé les "rognons blancs", tant qu'à faire...

Didier Goux a dit…

C'est sûr qu'à force de bouffer du Grec, on finit par se foutre de la manière dont on écrit, j'imagine.

Syndrome "jeune mariée", on va dire... Ça passera... On bouffera... On grignotera une fois de temps en temps... Tout ça...