vendredi 3 avril 2009

Pisser dans un violon

Dieu dans son infinie sollicitude -ou mes parents dans la précipitation de leur débuts en tant que procréateurs, mais il ne faut pas toujours blâmer ses parents pour tout et dieu, c'est vachement plus court à écrire que parents- m'a doté d'une vessie de souriceau.
Incontinent.
Le souriceau pas dieu.
Et là, je viens d'imaginer dieu avec des langes.
Dans ma tête dieu ressemble à Alanis Morissette. A cause de Dogma de Kevin Smith.

Dieu, donc, a merdé grave.
On va dire que c'est pas sa faute, que je suis le premier essai, qu'il avait encore pas réussi à bien mixer les gènes comme il fallait.

( Il lui a quand même fallu trois essais pour sortir un truc potable. Garte la petite dernière est à peu près normale mais Nombril est affublée d'un affreux tic qui la force à faire des grimaces terrifiantes dès qu'on la prend en photo. Ce qui me pousse régulièrement à me demander si elle fait la même chose quand elle va poser nue aux beaux-arts. Est-ce qu'assise sur son petit piédestal, son corps d'albâtre figé dans une pose lascive elle ne peut s'empêcher de retrousser sa lèvre supérieure en un rictus hyèneux (pas haineux, hyèneux, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit) et de loucher ? Je gloserais sur ce sujet plus tard, j'étais en train de vous parler de ma vessie. )

Cette terrible condition, alliée au fait que je ne suis pas une souris mais un être humain d'1m70 composé en majorité d'eau et obligé par décret royal d'ingurgiter 1 litre 5 de ce précieux liquide chaque jour transforme ma vie en enfer.

Déjà, il faut que je me lave tout le temps les mains.
Bon.
Ensuite, imaginons un seul instant que je sois assez dingue pour ingérer une boisson houblonnée et donc forcément diurétique.
C'en est fini de moi.

Rien qu'hier, je m'emmerdais à crever alors j'ai mangé du fromage et bu une (1) bière en lisant le traité de civilité puérile d'Erasme , le tout en écoutant en boucle les trois mêmes titres de Vanessa-Mae. (oui, je m'emmerdais vraiment, ça arrive. )
Résultat : dans les deux heures suivant l'ingestion de ladite boisson, j'ai fait pipi cinq (5) fois.
Ahah.
Après j'en ai eu marre d'aller aux toilettes alors j'ai dormi.

J'ai une vie passionnante.

PS : dans le genre absolument transcendant, Nombril, comme prévu, n'a pas tenu un mois sans poster sur son blog. Elle nous offre donc du Mapplethorpe en amuse-gueule, je me demande ce qui va arriver ensuite, une analyse comparée des travaux de Marco Evaristti et du dessin animé Happy Tree Friends ? Une interview de Wim Delvoye ? A suivre...

Image : Mapplethorpe

4 commentaires:

Didier Goux a dit…

Tu as pissé au lit ? Georges en a pensé quoi ?

Nefisa a dit…

Non, quand même pas ! Je suis à un âge où l'on contrôle encore ses sphincters, moi, Tonton...

Catherine a dit…

Et ça va pas s'arranger en vieillissant... ma pauvre petiote.

Le coucou a dit…

Dieu est cruel, c'est connu.