Le soleil brille, mais pas trop.
Les oiseaux chantent, mais du haut des arbres et pas si fort.
On entend des enfants jouer plus loin du côté des caravanes, mais ils ne hurlent pas et personne ne leur hurle dessus.
Des gens parlent plus loin, ils ne crient pas.
Chaque geste, ici, a son utilité, aucune aberration ne vient modifier la bonne marche du microcosme du château et personne ne gêne personne.
Une telle harmonie relève du divin.
J'avais oublié l'intense quiétude de la normalité. C'est merveilleux.
Je respire à nouveau, pour de vrai.
L'air n'empeste plus.
Je n'ai pas mis mes écouteurs depuis plus d'une semaine. La musique vole, libre dans ma chambre au matin, et dehors le bruit du ruisseau et du monde autour me suffit.
Le son de la vie ne me dérange plus.
Je me lève chaque matin sans traîner et je souris à l'idée de faire quelque chose, sans entrave, sans personne pour venir se mêler de mes affaires.
La vie elle même ne m'ennuie plus.
Je sens que je vais même bientôt pouvoir réapprendre à parler.
Ca aussi, je crois que j'avais un peu oublié.
3 commentaires:
Pour un peu, on t'envierait !
Après un billet aussi apaisé, on n'imagine pas que vous pourriez repartir, où que ce soit…
Tonton Didier : Je peux comprendre, en plus ici, pour tondre la pelouse, c'est un tracteur.
Le coucou : Vous allez rire : Je déménage demain.
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