dimanche 24 mai 2009

Un tipi à Waterloo

Hier soir, vers 9 heures j'ai posé ma besace sur mon lit avec un soupir de soulagement, puis j'ai prudemment ôté mes godillots, avec un soin particulier pour le gauche, de peur de laisser un ou deux orteils confits à l'intérieur. J'étais partie en Belgique mercredi matin et en raison d'un rendez-vous tardif le vendredi, je n'avais pu repartir en France comme prévu, prolongeant mon séjour d'une journée ( heureusement, je suis une fille, j'ai toujours une petite culotte en rab' dans mon sac).

Mais ne nous plaignons pas, le rendez vous tardif s'est peut-être avéré décisif. Et samedi, après un an passé à pâlir sous le triste et blafard ciel hellène, j'ai attrapé trois coups de soleil grâce au vifs rayons de l'astre céleste de cette chaude et riante contrée qu'est la Belgique. Je n'arrive toujours pas à déterminer si c'était en buvant une bière en terrasse ou quand le petit frère de Speedy Gonzales, mon infortuné compagnon pour l'après-midi a décidé qu'il en avait marre de moi et a essayé de me semer dans un dédale de boulevards (oui, je peux me perdre dans des boulevards, et alors ? ).

Mais venons en au fait, et par conséquent au non-évènement que je souhaite vous raconter (pour les "évènements" à proprement parler, vous allez devoir attendre un peu). Hier soir donc, épuisée à la suite de mon périple de quatre jours chez les Voisins (je suis Ardennaise, les Belges sont mes voisins, prenez en note, je ne l'expliquerai pas une seconde fois), j'ai pris une douche, mis mon pyjama (il est en pilou avec des nounours) et je me suis effondrée dans le lit. Assise un oreiller dans le dos, un autre sous les jambes, à ma droite, le Débrinateur distillant une sélection de musique douce et relaxante (Flogging Molly, Regina Spektor et the Hives) à ma gauche une boîte de chocolats, sur mes genoux, un livre.
Il était minuit, j'ai poussé un soupir d'aise et j'ai repris ma lecture là où je l'avais laissée quelques heures auparavant. "Voilà pourquoi je n'ai que des pseudonymes et des gens anonymes dans..." Mes paupières me piquaient, j'ai fermé les yeux quelques instants, et je les ai rouverts "...dans toutes mes études de cas, sans détails spécifiques."

Un truc m'intrigua pourtant au point de me tirer de ma lecture :  le Débrinateur était étrangement silencieux, et la lumière plus vive que lorsque j'avais fermé les yeux à peine une minute avant. J'ai regardé l'heure : il était 6h30 et j'étais parfaitement reposée.

Soit.

Je me suis levée et je me suis livrée à ce que je conçois comme une activité paradisiaque depuis que je suis rentrée de Grèce : Faire la vaisselle et préparer le petit déjeuner en écoutant de l'opéra pendant que la cafetière distille un bon parfum de café et que trois chats silencieux assis en rang d'oignons sur le plans de travail suivent chacun de mes gestes de leurs regard inquisiteurs, espérant sûrement que je remplisse leurs gamelles.

Le paradis je vous dis.

(Je vous laisse, j'ai une table à nettoyer/poncer/cirer)

6 commentaires:

dyanna a dit…

I like your blog.Very nice.

Nefisa a dit…

Bon, ça devient inquiétant cette propension d'aparement vrai gens avec des vrais profils qui viennent spammer de remarques inanes les commentaires de blogs qui vraisemblablement sont dans une langue qu'ils ne comprennent pas.

--> Slanina !!!! (Yes, absolutely, I am fluent in romanian, damn it !)

Didier Goux a dit…

Quand tu auras fini ta table, rapplique ici : y a le lave-vaisselle à vider et les deux clébards à brosser...

Ant. a dit…

Ik hou van je blog. Heel fijn.

Nefisa a dit…

Tonton Didi : Pas le Non ! J'ai mon mobilier entier à trouver/construire et rendre esthétiquement supportable. Pas le temps.

Ant : Un truc avec -kop dedans serait ma réponse, mais j'ai oublié le début du mot. C'est toi le grand loup flamand (quel surnom débile) tu trouvera les premières syllabes toi-même.

Plecplec a dit…

tu as trouvé un Kot à Waterloo ? c'est ce qu'il faut comprendre ou il faut que je me resserve de poisson ?