dimanche 12 juillet 2009

Fort Benoîtement

Hier c'était la Saint mon Père.

Pour l'occasion, je me suis fendue d'un coup de fil. La conversation fut fort intéressante, j'y appris notamment qu'aujourd'hui il ira à la plage après avoir monté sa bibliothèque et que franchement si je pouvais arrêter de pourrir mon blog avec des extraits pseudo-musicaux de chanteurs russes aux yeux bleus comme l'eau de la scipine, ce serait classe, histoire qu'on sache ce qui se passe Kenosha, haha... Kenosha, ahah... Kenosha, ahahhha (mon père s'amuse d'un rien).

Comme j'ai zappé la fête des Pères (et la fête des Mères, et la fête des Grand-Mères, je suis une progéniture indigne), je m'exécute.
Voici par le menu l'emploi du temps de mon samedi :

Hier, (samedi donc) je me suis réveillée au doux son de l'alarme de mon portable (ça fait tadadadadam tadadadam tadadadam mais ta gueuuuule ta dada... clock), Il était 7h30. J'ai traînassé au lit 20 minutes avant de m'extraire de sous la couette et des bras de mon mari pour aller mettre la cafetière en route, me laver les mains, aller faire pipi, me laver les mains (ben oui), beurrer et confiturer mes tartines de pain de seigle, servir mon café (un sucre s'il vous plaît), prendre la planche à pain, ma tasse et aller m'allonger à mon bureau. Oui m'allonger, puisque je ne peux toujours pas m'asseoir, j'ai choisi pour le moment d'installer un matelas à côté du bureau, juste sous la fenêtre. Là, j'ai glandouillé une bonne heure sur internet en mâchouillant mes tartines et en buvant mon café.

Ensuite je suis allée prendre une douche. Je vous explique pas dans le détail, je suppose que vous savez tous comment on prend une douche. Je me suis habillée. L'habillement consistait en une culotte, un soutien-gorge, une paire de collants noirs, un t-shirt noir, une jupe en jean et mes gros godillots blanc et gris, et si on prend le parfum en compte, j'avais du Green Jade de Bulgari.
Une fois habillée, j'ai préparé un sac avec quelque fringues, et j'ai entrepris de balayer le sol. C'est à peu près à ce moment là que Georges s'est éveillé et m'a dit qu'il s'en occuperait (de balayer, s'entend). J'ai donc abandonné toute velléité de ménage et glandouillé tranquillement en attendant 10h30. A cette heure précise après une séance d'adieux déchirants, j'ai laissé Georges au Taudis pour me diriger vers la gare de Kenosha.

De là je me suis rendue à Couvin. Mon trajet en train fut émaillé de hurlements, cris, rires et chants niais, brought to you by une bande de scouts en folie. C'est mignons les scouts, surtout les grands qui gardent les petits. J'aurais eu 5 ans de moins, j'en aurais fait mon 4 heures.

A Couvin, ma mère et Garte (ma plus jeune sœur, que l'on appelle aussi parfois Roxane, mais qu'il ne faut donc pas confondre avec Roxane, la chatte du Château) m'ont accueilli sous une bruine de saison, avec force de banderoles et hurlements de joie et nous nous sommes rentrées. Une fois qu'on fut rendues (j'arrive dans les Ardennes, j'adopte, le temps de quelques phrases l'idiome local), j'avions à peine descendu d'la bagnole que j'me mettais à r'beuquer la moye de chats...(bon vous en avez assez ? ) Je disais donc que j'étais à peine descendue de la voiture que j'avisais la colonie de chatons qui se répandait joyeusement sur le paillasson.
Ces mêmes chatons qui il y a 6 semaines avaient eu le mauvais goût de naître sur mon tas de linge propre avec en addition les deux chatons de Cahors plus vieux d'une paire de semaines.
Imaginez ma joie béate à la vue de ce si charmant spectacle "oh un chat, oh un chat et ooooh un chat et un chat et euhh, ah tiens, salut Philippe, oooooh un chat ! et un roooo un ! chat ! "
Une fois remise, un chat sur chaque épaule, nous nous mîmes à table et mangeâmes, j'en profitais pour faire la connaissance de deux personnes qui se trouvaient là, et que je n'avais pas remarqué (à cause des chats). C'était des pâtes et du rôti de porc sauce forestière au menu.
Ensuite, il était trois heure de l'après midi et des poussières, ma mère nous a déposées Roxane et moi en ville. D'abord ma soeur est allée acheter Siné Hebdo, ensuite j'ai vu mon ancien meilleur ami du lycée, il était avec sa femme et son gosse, j'ai juste fait la bise et je suis partie, j'avais pas super envie de m'extasier sur sa progéniture en train de faire un tour de caroussel. (même si la progéniture en question est fort mignonne) Bon, non, en fait y'a juste des gens à qui après un certain temps on a plus rien à dire et un simple bonjour suffit. C'est triste mais c'est ainsi. Le temps fait son œuvre.
On a fait une paire de magasins, croisé des gens à qui on a dit bonjour, on est allée voir ma cousine qui travaille dans un magasin type Nouvelles Galeries au rayon chaussures, on l'a trouvé un stiletto dans chaque main, la bave aux lèvres, en train de courir après les clientes, en gueulant, "Raaah mais elles n'éneeeeervent". On lui a montré des exercices de respirations, mais elle a dit qu'à la place elle irait plutôt prendre son goûter.
Alors on a fait pareil et on est allé boire un thé à l'entre -temps, moi j'ai pris un moelleux au chocolat avec un thé du hammam et ma sœur à pris un jus de litchi avec un crumble aux pommes. (ou un flan ? j'sais pu.) C'était bien bon, on est monté voir l'expo à l'étage et on a regardé les livres d'art (c'est pratique, tout est au même endroit) ensuite j'ai acheté du thé, et on est allé sur l'ile regarder le bronze du laboureur qui n'a plus ses bœufs parce qu'ils ont été fondus pendant la seconde guerre mondiale pour faire des boulets de canons. Ensuite on est allé chez ma grand-mère, où j'ai bu un schweppes et récupéré des confitures.

Il allait être 8 heures quand mon cousin qui habite au Luxembourg a téléphoné sur le portable de Roxane pour lui dire que oh, mais quel hasard, il était justement à Charleville-Mézières avec sa copine, ma tante bruxelloise et ma cousine du même patelin.
Mais c'est fantastique nous écriâmes nous de concert. Et comme ma mère était justement en route pour venir nous chercher nous nous sommes retrouvés place Ducale chez Yoyo histoire de se faire une réunion impromptue d'émigrés Bénéluxiens. Cela fait dans la joie, la bonne humeur et d'autre trucs un peu moins jouasse que je n'écrirais pas, parce ok je raconte tout mais mêlez vous de vos fesses quand même, nous nous sommes rentrées au château, ma mère ma sœur et moi.
Là, j'ai vérifié mes mails, téléphoné à mon mari, mangé et je suis allée me coucher. J'ai écouté de la musique et je me suis endormie la lumière allumée. A minuit, ma sœur est entrée dans la chambre et est venue se coucher de son côté du lit. Ce matin je me suis réveillé, Roxane prenait les trois quarts du pieu et j'étais quasi par terre.

Conclusion : Oriane, je préfère dormir avec toi, tu ronfles mais au moins tu ne bouges pas.

Alors padre ? Heureux ? Tu sais désormais tout de ma vie à Kenosha... ahah.

4 commentaires:

Didier Goux a dit…

Ouf ! j'suis crevé, moi, là...

Nefisa a dit…

A chacun son samedi !

The NeoPalois Charco a dit…

A la Saint Géniteur, tu passe un mauvais quart d'heure!

Oriane a dit…

Je ne ronfle pas, je respire fort...