jeudi 30 avril 2009

Begin to hope

Musique : Samson, Regina Spektor


- Allo, Jude.
- Tiens, Leiko, ça faisait longtemps. Au moins deux jours. Tu fais la tête ?
- C'est parce que tu m'as pas écrit.
- Ben non, on se téléphone tout le temps.
- Écris -moi.
- Mais tu veux que je t'écrive quoi, au juste  ?
- Je sais pas. Une lettre d'amour  ? J'aimerais bien.
- Je suis ton frère !
- Et tu ne m'aimes pas ?
- Si, évidemment.
- Alors ?
- Mais qu'est ce que je vais faire de toi ? 



Dans 15 jours je retrouve mes cahiers. 
Héhé. Pourvu qu'ils n'aient pas trop moisi.


Mes précieux...

En attendant, j'ai une de ces migraines...

lundi 27 avril 2009

Cadavre exquis pour mauvais mélomane

Accompagnement : Morning has broken / The Eighties Matchbox B-line Disaster.

Ça fait trois jours que c'est comme ça. Je descends dans la cour, vers midi, une tasse de café dans une main, un cahier sous le bras,dans ma poche arrière j'ai un paquet de Camel, un briquet, un stylo et mon baladeur MP3.

Je m'installe à la table, dos au soleil, les chats viennent s'allonger sur la dalle en béton près de moi. La plus téméraire se couche derrière mes mollets. J'ouvre mon cahier, j'allume mon baladeur, et je grille ma première cigarette.

Un café, trois miaulements et deux cigarettes plus tard, je referme le cahier d'un claquement sec.
Avec écrit dedans le titre des chansons que j'ai écouté.

That time, my lady alpine blue, she said "dosvedanya, son of a gun". No milk today, clumsy baby jesus, because hapiness is not a fish that you can catch.

Vous !  Retiens moi,  parce que, tu verras, après moi le déluge... Tu dis rien ?

samedi 25 avril 2009

La p'tite hirondelle in ze cruel cruel world

Ici,il ne se passe rien de rien, de rien. De rien.
Donc allez lire le dernier billet du Coucou.


Qu'est-ce qu'elle a donc fait
La p'tite hirondelle
Elle nous a volé
Trois p'tits sacs de blé
Nous la rattrap'rons
La p'tite hirondelle
Et nous lui donnerons
Trois p'tits coups d'bâton 
Passe passera la dernière la dernière
Passe passe passera la dernière y restera

jeudi 23 avril 2009

Mémoires d'Hadrian

C'est très bien que ça tombe aujourd'hui. Je voulais vous le dire ce matin.

Il y a très exactement trois ans (si on est pas à une heure près), vous m'avez envoyé cette image-là.
Vous n'auriez pas eu la gentillesse de vous fendre d'un e-mail pour répondre à un bête commentaire, je ne vous aurais jamais écrit quelques semaines plus tard.

Heureusement que vous m'avez envoyé vos dents, au moins, ça vous fait moins mal quand vous vous en mordez les doigts.


Vous m'êtes précieux.


     

mercredi 22 avril 2009

Prendre un verre

Cette nuit j'ai fait un rêve étrange.

Il était bien.

Je revenais au bar. Je ne sais plus lequel, il ne ressemblait à aucun, c'était une salle voûtée, comme une cave, mais je crois qu'elle était au grenier. Il y avait de vieilles tables en bois, des nappes de gros coton blanc, et les verres étaient rangés dans la bibliothèque de ma grand-mère, entre l'intégrale reliée cuir de Colette et celle de Victor Hugo. Ça sentait l'amande et la rose, avec parfois un courant d'air, venant des cuisines, au bon goût de chocolat.

Fred me serrait dans ses bras, plus une bise sur chaque joue, en bon gallois, et il me tapotait l'épaule comme d'habitude, "Good to see you back, Frenchie, you've been missed ! ".
Je lui disais : "Ouais salut papy, où sont les polonais ? "
Ils était tous partis les polonais, et c'était le bazar, les anglais cassaient les jolis verres à pied. Ils étaient tous dépareillés, ébréchés, pas sortables. Et moi, j'aime les verres à pied.

Alors j'allais en acheter, et dès que je faisais ça les polonais revenaient, et on s'asseyait tous pour boire du vin.

C'était vraiment bien.
J'étais chez moi.

vendredi 17 avril 2009

La main blanche

Mon nouveau Nikon numérique, je l'aime bien, mais passer de mon Canon argentique à lui, c'est comme passer d'une jaguar à un tracteur. Il manque cruellement de souplesse l'animal.

1- Pas de 3200 ISO. Quand on fait quasi que de l'intérieur c'est rageant. Alors pour la soirée d'hier : Flash et mode Bulb en 1600 ISO. Façon Kouz1 K1. Sauf que lui il fait ça en 100 ISO mais non, moi je veux du grain, déjà que le flash coupe les effets de lumière naturelle et amoindri le mouvement. (ok, je pourrais le rajouter après, c'est du digital, mais, niet, je suis oldschool)

2- Pas assez extrême. On ne peut même pas s'amuser à passer en condition de Planck. Moi j'aimais bien faire des réglages n'importe comment sur mon vieux Canon et voir ce qui allait se passer. Ici non, l'écran LCD grince des dents et vous remet sagement dans une fourchette de données acceptable pour une prise de vue confortable. Mais on s'en fout que ça cahote, que ça hoquette et qu'on finisse dans le fossé, c'est de l'effet qu'on veut.

3. Dieu qu'il est lourd. J'ai mal au poignet.

4. J'ai jamais autant souffert du syndrome de la main blanche qu'hier soir. Vous savez pas ce que c'est ? C'est la scoumoune du photographe en milieu confiné. Exemple :

Voilà. Et dans mon cas hier soir, un seul con à passé la soirée à me gâcher mes photos, j'en ai découpé une, bricolé une autre, mais pour celle ci, y'a rien à faire. Ce %£¨"# a passé la soirée à me suivre comme un petit chien, apparemment attiré par mon gros machin comme un moustique par une bougie. J'avais très envie de lui écraser ma pinte sur le crâne mais j'avais vraiment trop soif. Et à chaque fois que je prenais une photo il se penchait pour voir ce que je prenais.
Super.

5. Bon. Pas de lumière, un appareil capricieux et une sangsue, j'ai passé une excellente soirée pourtant, sincèrement, et la cerise sur le gâteau : j'ai toujours été super réfractaire aux photos en noir et blanc prises par des appareils numériques, et je grognais un peu quand j'ai dû me rendre à l'évidence : en couleur hier soir, ça n'aurait quasiment rien rendu, à quelques exceptions près. Et bien, côté noir et blanc, elle assure ma tondeuse à gazon ! J'arrive presque même à refaire des petits effets crades, bien grainés et aux contrastes tranchés comme je faisais avant. (Mon modèle principal en photographie, c'est Larry Clark , vous êtes prévenus)

Bref, la soirée d'hier, au Poquito grande à Athènes, on fêtait Pâques,  mon départ et accessoirement, Georges et moi ça fait deux ans qu'on est fiancés (on sera pas ensemble pour nos un an de mariage, fallait bien marquer le coup d'une manière ou d'une autre).
Pas mal des photos sont juste des photos normales, c'est pour que les DJ les récupèrent pour les mettre sur leur myspace. Pis y'en a, je les aime vraiment bien. Rincez vous les yeux.


mardi 14 avril 2009

Portrait chinois d'une nuit sans lune (et sans sommeil)

Musique : Leçons de ténèbres de François Couperin.
Photographie : Mapplethorpe. Charles and Jim.
Peinture : Dino Valls. Tryptique.
Cinéma : J'aimerais pas crever un dimanche.

Ce soir, le voisin n'est pas là.
Je crois.
Alors...
C'est ce soir que j'en finis avec toi.

lundi 6 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

Pisser dans un violon

Dieu dans son infinie sollicitude -ou mes parents dans la précipitation de leur débuts en tant que procréateurs, mais il ne faut pas toujours blâmer ses parents pour tout et dieu, c'est vachement plus court à écrire que parents- m'a doté d'une vessie de souriceau.
Incontinent.
Le souriceau pas dieu.
Et là, je viens d'imaginer dieu avec des langes.
Dans ma tête dieu ressemble à Alanis Morissette. A cause de Dogma de Kevin Smith.

Dieu, donc, a merdé grave.
On va dire que c'est pas sa faute, que je suis le premier essai, qu'il avait encore pas réussi à bien mixer les gènes comme il fallait.

( Il lui a quand même fallu trois essais pour sortir un truc potable. Garte la petite dernière est à peu près normale mais Nombril est affublée d'un affreux tic qui la force à faire des grimaces terrifiantes dès qu'on la prend en photo. Ce qui me pousse régulièrement à me demander si elle fait la même chose quand elle va poser nue aux beaux-arts. Est-ce qu'assise sur son petit piédestal, son corps d'albâtre figé dans une pose lascive elle ne peut s'empêcher de retrousser sa lèvre supérieure en un rictus hyèneux (pas haineux, hyèneux, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit) et de loucher ? Je gloserais sur ce sujet plus tard, j'étais en train de vous parler de ma vessie. )

Cette terrible condition, alliée au fait que je ne suis pas une souris mais un être humain d'1m70 composé en majorité d'eau et obligé par décret royal d'ingurgiter 1 litre 5 de ce précieux liquide chaque jour transforme ma vie en enfer.

Déjà, il faut que je me lave tout le temps les mains.
Bon.
Ensuite, imaginons un seul instant que je sois assez dingue pour ingérer une boisson houblonnée et donc forcément diurétique.
C'en est fini de moi.

Rien qu'hier, je m'emmerdais à crever alors j'ai mangé du fromage et bu une (1) bière en lisant le traité de civilité puérile d'Erasme , le tout en écoutant en boucle les trois mêmes titres de Vanessa-Mae. (oui, je m'emmerdais vraiment, ça arrive. )
Résultat : dans les deux heures suivant l'ingestion de ladite boisson, j'ai fait pipi cinq (5) fois.
Ahah.
Après j'en ai eu marre d'aller aux toilettes alors j'ai dormi.

J'ai une vie passionnante.

PS : dans le genre absolument transcendant, Nombril, comme prévu, n'a pas tenu un mois sans poster sur son blog. Elle nous offre donc du Mapplethorpe en amuse-gueule, je me demande ce qui va arriver ensuite, une analyse comparée des travaux de Marco Evaristti et du dessin animé Happy Tree Friends ? Une interview de Wim Delvoye ? A suivre...

Image : Mapplethorpe