Le soleil brille, mais pas trop.
Les oiseaux chantent, mais du haut des arbres et pas si fort.
On entend des enfants jouer plus loin du côté des caravanes, mais ils ne hurlent pas et personne ne leur hurle dessus.
Des gens parlent plus loin, ils ne crient pas.
Chaque geste, ici, a son utilité, aucune aberration ne vient modifier la bonne marche du microcosme du château et personne ne gêne personne.
Une telle harmonie relève du divin.
J'avais oublié l'intense quiétude de la normalité. C'est merveilleux.
Je respire à nouveau, pour de vrai.
L'air n'empeste plus.
Je n'ai pas mis mes écouteurs depuis plus d'une semaine. La musique vole, libre dans ma chambre au matin, et dehors le bruit du ruisseau et du monde autour me suffit.
Le son de la vie ne me dérange plus.
Je me lève chaque matin sans traîner et je souris à l'idée de faire quelque chose, sans entrave, sans personne pour venir se mêler de mes affaires.
La vie elle même ne m'ennuie plus.
Je sens que je vais même bientôt pouvoir réapprendre à parler.
Ca aussi, je crois que j'avais un peu oublié.
dimanche 31 mai 2009
mercredi 27 mai 2009
Turpitudes amoureuses et autres billeversées
Dans :
Charlie
(Hier soir, restaurant, table de 10 personnes)
- En 20 ans j'ai reçu deux déclarations d'amour.
- Oooooh !
- Et oui ! La première c'était une lettre anonyme. Un matin dans ma boîte à lettres.
- Aaaaah !
- Elle était assez bien tournée, sans faute d'orthographe, mais l'écriture n'était pas très belle.
- Et ?
- Et bien, rien, il disait qu'il promenait parfois son chien dans ma rue.Mais il je n'ai jamais su qui c'était.
- Ooooh. Et la seconde ?
- C'était un jeune homme de 19 ans; je ne le connaissais pas. Il est entré chez moi et m'a dit qu'il m'aimait. J'étais très surprise. J'avais 52 ans à l'époque. Il était si jeune.
- Oh oui ! Et ensuite ?
- J'ai pensé qu'il avait perdu un pari et que c'était son gage, c'était tellement étrange. Mais il avait l'air un peu renfermé. Alors j'ai appelé mon médecin.
- Ah bon ?
- Oui, je lui ai dit de se renseigner.
-Sur ?
- Eh bien sur ce garçon. Ce n'était pas normal, une déclaration d'amour, comme ça, à moi ! Il était un peu taciturne, il était peut être fou.
- Et alors ?
- Apparemment non. Et je n'en ai plus entendu parler.
- Ah bah.
(Au même moment à l'autre bout de la table)
*Mmmmprrhhhhhhhhh mmmmmmmouhahahaaaaa mppprrh*
*Maman, maman, mais arrête de rire on en est même pas encore au dessert, un peu de tenue que diable*
* J'peux pas...Mmmmmphrrrr*
- En 20 ans j'ai reçu deux déclarations d'amour.
- Oooooh !
- Et oui ! La première c'était une lettre anonyme. Un matin dans ma boîte à lettres.
- Aaaaah !
- Elle était assez bien tournée, sans faute d'orthographe, mais l'écriture n'était pas très belle.
- Et ?
- Et bien, rien, il disait qu'il promenait parfois son chien dans ma rue.Mais il je n'ai jamais su qui c'était.
- Ooooh. Et la seconde ?
- C'était un jeune homme de 19 ans; je ne le connaissais pas. Il est entré chez moi et m'a dit qu'il m'aimait. J'étais très surprise. J'avais 52 ans à l'époque. Il était si jeune.
- Oh oui ! Et ensuite ?
- J'ai pensé qu'il avait perdu un pari et que c'était son gage, c'était tellement étrange. Mais il avait l'air un peu renfermé. Alors j'ai appelé mon médecin.
- Ah bon ?
- Oui, je lui ai dit de se renseigner.
-Sur ?
- Eh bien sur ce garçon. Ce n'était pas normal, une déclaration d'amour, comme ça, à moi ! Il était un peu taciturne, il était peut être fou.
- Et alors ?
- Apparemment non. Et je n'en ai plus entendu parler.
- Ah bah.
(Au même moment à l'autre bout de la table)
*Mmmmprrhhhhhhhhh mmmmmmmouhahahaaaaa mppprrh*
*Maman, maman, mais arrête de rire on en est même pas encore au dessert, un peu de tenue que diable*
* J'peux pas...Mmmmmphrrrr*
mardi 26 mai 2009
Des affres de la maternité
Dans :
Charlie
Nef : Euh, oui, c'est gentil, mais là tu vois, je suis en train de péter un câble sur le téléphone qui ne fonctionne plus alors que je dois appeler un monsieur qui veut bien me louer un appart'.
Cahors : Miaou mmmrrrr miou.
Nef : J'ai dit non. Tu vas pas m'amener le deuxième en plus ? Ah tiens si. Super. Merci.
Cahors : Mrrr miooow.
Nef : Oui, je sais c'est dur les petits, des jumeaux en plus, les vergetures, les tétons douloureux, plus de temps à toi. Je comprends parfaitement Cahors. Mais ça fait 4 fois que tu me les colles sur les genoux tes chatons. Alors il sont mignons, avec leur oeil et demi ouvert à eux deux. J'aime bien le petit gris rachitique c'est vrai, et celui un peu obèse qui ressemble à un hamster est rigolo, mais sincèrement, là, l'adoption, je peux pas. Tu comprends, je suis sans pays fixe, et j'ai le rhume des foins alors les poils de petits chats ça me fait renifler.
Cahors : Mrrr ?
Nef : Voilà excellente idée, si ça te plaît plus d'avoir ta nurserie dans la lingerie, tu peux changer d'air, des fois, un changement de décor c'est radical, ça permet de voir les choses sous une perspective nouvelle. C'est toujours intéressant. Un endroit plus lumineux. Avec plus d'espace. Tu verras, change d'air et tu redécouvriras tes rejetons sous un autre angle.
Cahors : Mrrriou !!!
....
....
Nef : Cahors !!!
Cahors : Mww ?
Nef : Quand je te disais de changer de perspective, je ne pensais pas que tu collerais tes chatons à demi aveugles sur une planche de bar de 25 cm de large à 1m50 du sol tu sais. Je sais que c'est ton endroit préféré, mais il faut savoir faire des concessions. Tu fais des gosses, faut assumer maintenant. Tu vas quelques temps être privée de ce plaisir de prendre de la hauteur.
Cahors : Mrr...
Nef : Ta musaraigne vient de tomber dans mon bol de café. Donc tu fais pas chier, tu les changes de place. Et non, arrête de me les refiler. J'en - Veux - Pas !
Cahors : mmmmmr miouu mrrrr scrrrrr !!!
Nef : Et arrête de faire tomber ton hamster de cette chaise, c'est petit mais c'est solide, tu t'en débarrasseras pas comme ça.
Cahors : Grmmmbll.
...
...
Nef : Cahors, tes goûts en matière de logement battent tous les records. Mais bon. Si tu es heureuse dans un nids de papier à bulles dans l'interstice de dix centimètres entre un meubles et un mur. Soit.
Cahors : Mr Miouu meeeew !
Nef : Oui, oui, c'est fantastique d'être maman.Pfff, pauv' gosses....
Cahors : Miaou mmmrrrr miou.
Nef : J'ai dit non. Tu vas pas m'amener le deuxième en plus ? Ah tiens si. Super. Merci.
Cahors : Mrrr miooow.
Nef : Oui, je sais c'est dur les petits, des jumeaux en plus, les vergetures, les tétons douloureux, plus de temps à toi. Je comprends parfaitement Cahors. Mais ça fait 4 fois que tu me les colles sur les genoux tes chatons. Alors il sont mignons, avec leur oeil et demi ouvert à eux deux. J'aime bien le petit gris rachitique c'est vrai, et celui un peu obèse qui ressemble à un hamster est rigolo, mais sincèrement, là, l'adoption, je peux pas. Tu comprends, je suis sans pays fixe, et j'ai le rhume des foins alors les poils de petits chats ça me fait renifler.
Cahors : Mrrr ?
Nef : Voilà excellente idée, si ça te plaît plus d'avoir ta nurserie dans la lingerie, tu peux changer d'air, des fois, un changement de décor c'est radical, ça permet de voir les choses sous une perspective nouvelle. C'est toujours intéressant. Un endroit plus lumineux. Avec plus d'espace. Tu verras, change d'air et tu redécouvriras tes rejetons sous un autre angle.
Cahors : Mrrriou !!!
....
....
Nef : Cahors !!!
Cahors : Mww ?
Nef : Quand je te disais de changer de perspective, je ne pensais pas que tu collerais tes chatons à demi aveugles sur une planche de bar de 25 cm de large à 1m50 du sol tu sais. Je sais que c'est ton endroit préféré, mais il faut savoir faire des concessions. Tu fais des gosses, faut assumer maintenant. Tu vas quelques temps être privée de ce plaisir de prendre de la hauteur.
Cahors : Mrr...
Nef : Ta musaraigne vient de tomber dans mon bol de café. Donc tu fais pas chier, tu les changes de place. Et non, arrête de me les refiler. J'en - Veux - Pas !
Cahors : mmmmmr miouu mrrrr scrrrrr !!!
Nef : Et arrête de faire tomber ton hamster de cette chaise, c'est petit mais c'est solide, tu t'en débarrasseras pas comme ça.
Cahors : Grmmmbll.
...
...
Nef : Cahors, tes goûts en matière de logement battent tous les records. Mais bon. Si tu es heureuse dans un nids de papier à bulles dans l'interstice de dix centimètres entre un meubles et un mur. Soit.
Cahors : Mr Miouu meeeew !
Nef : Oui, oui, c'est fantastique d'être maman.Pfff, pauv' gosses....
lundi 25 mai 2009
Les Oiseaux de La Peur Qui Tue
Dans :
Charlie
J'ai jamais été trop fan de volatiles.
Ou alors de loin.C'est beau un héron qui se pose sur les flots brûnatres de la Meuse. C'est mignon une buse qui tourne au dessus d'un cadavre de lièvre par dessus les cîmes des arbres de ce qu'il reste de la forêt des Ardennes.
Mais de près, j'aime beaucoup moins. Genre pigeon qui vient vous picorer les miettes de pain quasi sur les orteils. Ou canari hystérique "chantant" à toute heure du jour et de la nuit (avec les perruches de la maison du dessus qui font les choeurs évidemment). C'est moins agréable.
Les poules ça me dérange moins. Les canards à la limite.
Mais les zoziaux, qu'ils restent dans leurs arbres ! Et de préférence un où je ne suis pas perchée (j'ai un peu perdu cette habitude, mais ça ne fait pas de mal de le préciser, si quelques plumitifs me lisent).
Si je vous confie l'une de mes faiblesses c'est pour que vous compreniez que, dans l'anecdote qui va suivre, je n'ai absolument pas volontairement commis un acte de séquestration. Il sera donc inutile de m'envoyer Brigitte Bardot à la fin de votre lecture.
Hier après midi, vers quatre heures, alors que sous un soleil brûlant, (dixit mes épaules rougeoyantes) ma table luisait de mille feux (et non pas "sous un soleil luisant ma table brûlait de mille feux", le pommier c'est pas ignifuge et ça ferait chier de voir cramer une table sur laquelle on vient de passer presque 5 heures) et moi, un bol d'Earl Grey à la Bergamotte sur la table basse et mon bouquin sur les genoux, je m'octroyais une demi-heure de repos bien mérité avant de me lancer dans le nettoyage de la cuisine (c'est pour ça tonton Didi que j'ai pas pu venir tondre chez toi, j'avais encore plein de trucs à faire)
C'était bien. Le fauteuil était confortable et le silence régnait dans l'auguste demeure. Le silence ? Pas vraiment en fait. Tchack, thcik ka tchack. J'ai commencé par penser qu'un des chat avait dégotté une masse d'armes (j'aime bien les masses d'armes en ce moment, je sais pas pourquoi) et l'essayait sur les vitres. Et je me suis dit qu'un chat, même ce gros naze de Timothée qui s'est récemment reconverti en body builder (il a découvert qu'il y avait un "Dehors" au-delà des portes de "Maison". Dingue. Il n'est même plus obèse) n'était pas assez fort pour manipuler une masse d'armes. Et s'il l'était, ça ferait quand même plus de bruit.
J'ai posé mon livre, but ce qu'il restait de mon thé et je me suis dirigée vers la pièce suivante, le salon, à environ 150 mètres de la salle à manger. Mais oui. J'exagère. Allez, retirez le zéro, ça vous fait tellement plaisir. Là j'ai vu un truc bouger derrière la vitre de la cheminée.
" Ah mais non mais putain sa race ! Sa mère la pute y'a un corback dans la ch'minée !"*
En fait c'était une corneille.
Ma demi-heure de relaxation se transforma en un casse-tête animalier. C'est là que je me suis rendue compte que Twitter c'est bien pour délirer mais quand on a vraiment besoin de conseils du genre "Comment assomer un corbeau au travers d'une vitre ? " et bien on se retrouve à lire "Avec une boule de Mana"
Donc j'ai pris le taureau par les cornes à défaut du corback par les ailes : je me suis précipité dans l'atelier, chopé une paire de lunettes de soudeur, des gants de gros-oeuvre, j'avais auparavant pris la peine de mettre un truc à manches longues et à capuche. J'étais parée !
J'ai foncéau chevet à l'âtre du volatile et j'ai entrouvert la vitre.
[Suspens]
.
.
.
.
[/Suspens]
Flap flap flap !
chpink !
Aiheuh !
Flap flap !
Aaaah Aaahh Atchoum !
Dans l'ordre ce con s'est mis à battre des ailes comme un malade et m'a filé un coup de bec sur le poignet, j'ai crié, de la cendre m'est entrée dans la bouche, j'ai toussé. Et je lui ai dit : Ben puisque c'est comme ça tu restes ! T'avais qu'à pas descendre !
J'ai ôté mes gants, mon sweater et mes lunettes de sourdeur (j'ai pensé un instant à les garder comme serre-tête, mais bon ) et j'ai de nouveau vaqué à mes occupations (lavage repassage, spéléologie en grenier, dépucelage de chatons, tu comprends tonton Didi, j'ai vraiment pas eu le temps de venir tondre tes chiens)
A huit heures, ma mère et Philippe sont rentrés. J'ai dit :
"Y'a un corbeau dans la cheminée. C'est dingue, surréaliste, sensationnel ! Je sais pas quoi faire ! "
Ma mère a dit : "Non c'est plutôt des corneilles qui tombent dans le conduit."
Je me suis demandée un instant si elles faisaient ça aussi quand l'âtre était allumée, et si c'était bon la corneille rôtie, et le temps que je rêvasse à ça, Philippe avait ouvert la vitre, attrapé la corneille à mains nues et après avoir joué une demie-minute à la montrer aux chats de la maison, il l'a relâchée. Temps de l'opération : une minute.
Je vous laisse, il faut que j'apprenne à faire des boules de Mana.
(En fait, j'ai 6 chaises à Poncer/ Traiter/Cirer)
* Hommage discret aux compagnons de voyage de M. de L.
Ou alors de loin.C'est beau un héron qui se pose sur les flots brûnatres de la Meuse. C'est mignon une buse qui tourne au dessus d'un cadavre de lièvre par dessus les cîmes des arbres de ce qu'il reste de la forêt des Ardennes.
Mais de près, j'aime beaucoup moins. Genre pigeon qui vient vous picorer les miettes de pain quasi sur les orteils. Ou canari hystérique "chantant" à toute heure du jour et de la nuit (avec les perruches de la maison du dessus qui font les choeurs évidemment). C'est moins agréable.
Les poules ça me dérange moins. Les canards à la limite.
Mais les zoziaux, qu'ils restent dans leurs arbres ! Et de préférence un où je ne suis pas perchée (j'ai un peu perdu cette habitude, mais ça ne fait pas de mal de le préciser, si quelques plumitifs me lisent).
Si je vous confie l'une de mes faiblesses c'est pour que vous compreniez que, dans l'anecdote qui va suivre, je n'ai absolument pas volontairement commis un acte de séquestration. Il sera donc inutile de m'envoyer Brigitte Bardot à la fin de votre lecture.
Hier après midi, vers quatre heures, alors que sous un soleil brûlant, (dixit mes épaules rougeoyantes) ma table luisait de mille feux (et non pas "sous un soleil luisant ma table brûlait de mille feux", le pommier c'est pas ignifuge et ça ferait chier de voir cramer une table sur laquelle on vient de passer presque 5 heures) et moi, un bol d'Earl Grey à la Bergamotte sur la table basse et mon bouquin sur les genoux, je m'octroyais une demi-heure de repos bien mérité avant de me lancer dans le nettoyage de la cuisine (c'est pour ça tonton Didi que j'ai pas pu venir tondre chez toi, j'avais encore plein de trucs à faire)
C'était bien. Le fauteuil était confortable et le silence régnait dans l'auguste demeure. Le silence ? Pas vraiment en fait. Tchack, thcik ka tchack. J'ai commencé par penser qu'un des chat avait dégotté une masse d'armes (j'aime bien les masses d'armes en ce moment, je sais pas pourquoi) et l'essayait sur les vitres. Et je me suis dit qu'un chat, même ce gros naze de Timothée qui s'est récemment reconverti en body builder (il a découvert qu'il y avait un "Dehors" au-delà des portes de "Maison". Dingue. Il n'est même plus obèse) n'était pas assez fort pour manipuler une masse d'armes. Et s'il l'était, ça ferait quand même plus de bruit.
J'ai posé mon livre, but ce qu'il restait de mon thé et je me suis dirigée vers la pièce suivante, le salon, à environ 150 mètres de la salle à manger. Mais oui. J'exagère. Allez, retirez le zéro, ça vous fait tellement plaisir. Là j'ai vu un truc bouger derrière la vitre de la cheminée.
" Ah mais non mais putain sa race ! Sa mère la pute y'a un corback dans la ch'minée !"*
En fait c'était une corneille.
Ma demi-heure de relaxation se transforma en un casse-tête animalier. C'est là que je me suis rendue compte que Twitter c'est bien pour délirer mais quand on a vraiment besoin de conseils du genre "Comment assomer un corbeau au travers d'une vitre ? " et bien on se retrouve à lire "Avec une boule de Mana"
Donc j'ai pris le taureau par les cornes à défaut du corback par les ailes : je me suis précipité dans l'atelier, chopé une paire de lunettes de soudeur, des gants de gros-oeuvre, j'avais auparavant pris la peine de mettre un truc à manches longues et à capuche. J'étais parée !
J'ai foncé
[Suspens]
.
.
.
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[/Suspens]
Flap flap flap !
chpink !
Aiheuh !
Flap flap !
Aaaah Aaahh Atchoum !
Dans l'ordre ce con s'est mis à battre des ailes comme un malade et m'a filé un coup de bec sur le poignet, j'ai crié, de la cendre m'est entrée dans la bouche, j'ai toussé. Et je lui ai dit : Ben puisque c'est comme ça tu restes ! T'avais qu'à pas descendre !
J'ai ôté mes gants, mon sweater et mes lunettes de sourdeur (j'ai pensé un instant à les garder comme serre-tête, mais bon ) et j'ai de nouveau vaqué à mes occupations (lavage repassage, spéléologie en grenier, dépucelage de chatons, tu comprends tonton Didi, j'ai vraiment pas eu le temps de venir tondre tes chiens)
A huit heures, ma mère et Philippe sont rentrés. J'ai dit :
"Y'a un corbeau dans la cheminée. C'est dingue, surréaliste, sensationnel ! Je sais pas quoi faire ! "
Ma mère a dit : "Non c'est plutôt des corneilles qui tombent dans le conduit."
Je me suis demandée un instant si elles faisaient ça aussi quand l'âtre était allumée, et si c'était bon la corneille rôtie, et le temps que je rêvasse à ça, Philippe avait ouvert la vitre, attrapé la corneille à mains nues et après avoir joué une demie-minute à la montrer aux chats de la maison, il l'a relâchée. Temps de l'opération : une minute.
Je vous laisse, il faut que j'apprenne à faire des boules de Mana.
(En fait, j'ai 6 chaises à Poncer/ Traiter/Cirer)
* Hommage discret aux compagnons de voyage de M. de L.
dimanche 24 mai 2009
Un tipi à Waterloo
Dans :
Logorrhée
Hier soir, vers 9 heures j'ai posé ma besace sur mon lit avec un soupir de soulagement, puis j'ai prudemment ôté mes godillots, avec un soin particulier pour le gauche, de peur de laisser un ou deux orteils confits à l'intérieur. J'étais partie en Belgique mercredi matin et en raison d'un rendez-vous tardif le vendredi, je n'avais pu repartir en France comme prévu, prolongeant mon séjour d'une journée ( heureusement, je suis une fille, j'ai toujours une petite culotte en rab' dans mon sac).
Mais ne nous plaignons pas, le rendez vous tardif s'est peut-être avéré décisif. Et samedi, après un an passé à pâlir sous le triste et blafard ciel hellène, j'ai attrapé trois coups de soleil grâce au vifs rayons de l'astre céleste de cette chaude et riante contrée qu'est la Belgique. Je n'arrive toujours pas à déterminer si c'était en buvant une bière en terrasse ou quand le petit frère de Speedy Gonzales, mon infortuné compagnon pour l'après-midi a décidé qu'il en avait marre de moi et a essayé de me semer dans un dédale de boulevards (oui, je peux me perdre dans des boulevards, et alors ? ).
Mais venons en au fait, et par conséquent au non-évènement que je souhaite vous raconter (pour les "évènements" à proprement parler, vous allez devoir attendre un peu). Hier soir donc, épuisée à la suite de mon périple de quatre jours chez les Voisins (je suis Ardennaise, les Belges sont mes voisins, prenez en note, je ne l'expliquerai pas une seconde fois), j'ai pris une douche, mis mon pyjama (il est en pilou avec des nounours) et je me suis effondrée dans le lit. Assise un oreiller dans le dos, un autre sous les jambes, à ma droite, le Débrinateur distillant une sélection de musique douce et relaxante (Flogging Molly, Regina Spektor et the Hives) à ma gauche une boîte de chocolats, sur mes genoux, un livre.
Il était minuit, j'ai poussé un soupir d'aise et j'ai repris ma lecture là où je l'avais laissée quelques heures auparavant. "Voilà pourquoi je n'ai que des pseudonymes et des gens anonymes dans..." Mes paupières me piquaient, j'ai fermé les yeux quelques instants, et je les ai rouverts "...dans toutes mes études de cas, sans détails spécifiques."
Un truc m'intrigua pourtant au point de me tirer de ma lecture : le Débrinateur était étrangement silencieux, et la lumière plus vive que lorsque j'avais fermé les yeux à peine une minute avant. J'ai regardé l'heure : il était 6h30 et j'étais parfaitement reposée.
Soit.
Je me suis levée et je me suis livrée à ce que je conçois comme une activité paradisiaque depuis que je suis rentrée de Grèce : Faire la vaisselle et préparer le petit déjeuner en écoutant de l'opéra pendant que la cafetière distille un bon parfum de café et que trois chats silencieux assis en rang d'oignons sur le plans de travail suivent chacun de mes gestes de leurs regard inquisiteurs, espérant sûrement que je remplisse leurs gamelles.
Le paradis je vous dis.
(Je vous laisse, j'ai une table à nettoyer/poncer/cirer)
Mais ne nous plaignons pas, le rendez vous tardif s'est peut-être avéré décisif. Et samedi, après un an passé à pâlir sous le triste et blafard ciel hellène, j'ai attrapé trois coups de soleil grâce au vifs rayons de l'astre céleste de cette chaude et riante contrée qu'est la Belgique. Je n'arrive toujours pas à déterminer si c'était en buvant une bière en terrasse ou quand le petit frère de Speedy Gonzales, mon infortuné compagnon pour l'après-midi a décidé qu'il en avait marre de moi et a essayé de me semer dans un dédale de boulevards (oui, je peux me perdre dans des boulevards, et alors ? ).
Mais venons en au fait, et par conséquent au non-évènement que je souhaite vous raconter (pour les "évènements" à proprement parler, vous allez devoir attendre un peu). Hier soir donc, épuisée à la suite de mon périple de quatre jours chez les Voisins (je suis Ardennaise, les Belges sont mes voisins, prenez en note, je ne l'expliquerai pas une seconde fois), j'ai pris une douche, mis mon pyjama (il est en pilou avec des nounours) et je me suis effondrée dans le lit. Assise un oreiller dans le dos, un autre sous les jambes, à ma droite, le Débrinateur distillant une sélection de musique douce et relaxante (Flogging Molly, Regina Spektor et the Hives) à ma gauche une boîte de chocolats, sur mes genoux, un livre.
Il était minuit, j'ai poussé un soupir d'aise et j'ai repris ma lecture là où je l'avais laissée quelques heures auparavant. "Voilà pourquoi je n'ai que des pseudonymes et des gens anonymes dans..." Mes paupières me piquaient, j'ai fermé les yeux quelques instants, et je les ai rouverts "...dans toutes mes études de cas, sans détails spécifiques."
Un truc m'intrigua pourtant au point de me tirer de ma lecture : le Débrinateur était étrangement silencieux, et la lumière plus vive que lorsque j'avais fermé les yeux à peine une minute avant. J'ai regardé l'heure : il était 6h30 et j'étais parfaitement reposée.
Soit.
Je me suis levée et je me suis livrée à ce que je conçois comme une activité paradisiaque depuis que je suis rentrée de Grèce : Faire la vaisselle et préparer le petit déjeuner en écoutant de l'opéra pendant que la cafetière distille un bon parfum de café et que trois chats silencieux assis en rang d'oignons sur le plans de travail suivent chacun de mes gestes de leurs regard inquisiteurs, espérant sûrement que je remplisse leurs gamelles.
Le paradis je vous dis.
(Je vous laisse, j'ai une table à nettoyer/poncer/cirer)
mardi 19 mai 2009
De A à X
Dans :
Logorrhée
C'est le titre de l'un des deux romans que j'ai commencé.
Je ne sais plus l'auteur. C'est un roman épistolaire. J'ai toujours préféré les romans épistolaires.
L'autre, c'est un roman de Kazuo Ishiguro. Il y a vestiges dans le titre, les Vestiges du Temps ?
C'est étrange cette habitude que j'ai de ne retenir les titres des livres que lorsque je les ai terminés.
Les deux sont agréables. Différents. Mais agréables.
Je ne sais plus l'auteur. C'est un roman épistolaire. J'ai toujours préféré les romans épistolaires.
L'autre, c'est un roman de Kazuo Ishiguro. Il y a vestiges dans le titre, les Vestiges du Temps ?
C'est étrange cette habitude que j'ai de ne retenir les titres des livres que lorsque je les ai terminés.
Les deux sont agréables. Différents. Mais agréables.
dimanche 17 mai 2009
J'arrivâte...
Dans :
Logorrhée
Ce fut épique.
Surtout le porter de valise de trente kilos dans les escaliers de pierre de la gare de l'est, et le changement de quai en moins de trois minutes à Reims avec la même valise et un ascenseur trop plein de poussettes pour que je puisse m'y glisser (enfin, moi, ou la valise, mais pas les deux, c'était pas jouable. )
Mon épaule droite se souviendra longtemps du trajet (pas de tape compatissante dans le dos, je risque de mordre. Mon côté animal blessé, vous savez.)
Arrivée chez ma grand-mère, passage obligé, une arrivée à Charleville ne se fait pas sans le traînage de valise sur les pavés , la démarche courbée mais cependant sautillante, le baladeur dans les oreilles (là je chantais à tue-tête en russe place Winston, je m'en fous, je suis chez moi) et l'éternel et immuable : "c'est moi",dans l'interphone de l'aïeul. Inutile puisque tout est déjà ouvert. La petite bouteille de crémant, le cordon bleu de chez Charles, les chocolats de chez Delille. Et puis ma mère qui arrive, allez, au restaurant. ... Heureusement que je n'avais pas mangé depuis deux mois, mais qui n'a jamais mangé un cordon bleu de chez Charles ne peut savoir comment le mot : restaurant a sonné à mes oreilles. Une salade de coquilles Saint Jacques et un kir framboise plus loin, me voilà qui m'écrase sur le lit.
Un samedi en état second, le décalage, l'eau chaude instantanée, le saumon, le calme. L'alcool aussi, il en faut un bon litre pour se faire à l'idée que quand bien même je suis partie, mon mari lui est resté et je ne les revois pas avant fin juin.
Donc, quelques bières, quelques madères et une quantité indéfinie de riesling plus loin me voilà obligée de partager mon lit avec ma sœur, dans un château aux pièces vides. Et je ne peux que me blâmer. Oh non, pas la chambre du bas ! on sait jamais que les vampires attaquent par la porte fenêtre, et non pas au grenier, les fantômes, voyons. Enfin, sachez-le, ne racontez jamais des nouvelles d'Edgar Poe à des enfants de moins de dix ans. (et n'allez pas ensuite au grenier sauter à pieds joints au dessus de leur chambre, pour les persuader que les poltergeists existent bien, oui, j'étais une grande sœur adorable) vous risquez de vous en mordre les doigts plus tard en réalisant que vous avez formé des trouillards.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma mère, le château est plein, des riffs de guitare s'emmêlent à des souffles de cornemuse, des doigts qui glissent sur des mandoles et les voix qui oscillent entre des chants chiliens et des rengaines de marins. On en est au café, j'ai inventé le lasso à poules, décidément, je ne peux pas m'empêcher de pourrir l'imagination des gamins. Il est bientôt 19h00.
Cette escale de deux semaines que je m'offre en territoire conquis me fait déjà du bien. Avant de repartir. Mais moins loin, et mieux.
Alors, vraiment, tout va bien.
Surtout le porter de valise de trente kilos dans les escaliers de pierre de la gare de l'est, et le changement de quai en moins de trois minutes à Reims avec la même valise et un ascenseur trop plein de poussettes pour que je puisse m'y glisser (enfin, moi, ou la valise, mais pas les deux, c'était pas jouable. )
Mon épaule droite se souviendra longtemps du trajet (pas de tape compatissante dans le dos, je risque de mordre. Mon côté animal blessé, vous savez.)
Arrivée chez ma grand-mère, passage obligé, une arrivée à Charleville ne se fait pas sans le traînage de valise sur les pavés , la démarche courbée mais cependant sautillante, le baladeur dans les oreilles (là je chantais à tue-tête en russe place Winston, je m'en fous, je suis chez moi) et l'éternel et immuable : "c'est moi",dans l'interphone de l'aïeul. Inutile puisque tout est déjà ouvert. La petite bouteille de crémant, le cordon bleu de chez Charles, les chocolats de chez Delille. Et puis ma mère qui arrive, allez, au restaurant. ... Heureusement que je n'avais pas mangé depuis deux mois, mais qui n'a jamais mangé un cordon bleu de chez Charles ne peut savoir comment le mot : restaurant a sonné à mes oreilles. Une salade de coquilles Saint Jacques et un kir framboise plus loin, me voilà qui m'écrase sur le lit.
Un samedi en état second, le décalage, l'eau chaude instantanée, le saumon, le calme. L'alcool aussi, il en faut un bon litre pour se faire à l'idée que quand bien même je suis partie, mon mari lui est resté et je ne les revois pas avant fin juin.
Donc, quelques bières, quelques madères et une quantité indéfinie de riesling plus loin me voilà obligée de partager mon lit avec ma sœur, dans un château aux pièces vides. Et je ne peux que me blâmer. Oh non, pas la chambre du bas ! on sait jamais que les vampires attaquent par la porte fenêtre, et non pas au grenier, les fantômes, voyons. Enfin, sachez-le, ne racontez jamais des nouvelles d'Edgar Poe à des enfants de moins de dix ans. (et n'allez pas ensuite au grenier sauter à pieds joints au dessus de leur chambre, pour les persuader que les poltergeists existent bien, oui, j'étais une grande sœur adorable) vous risquez de vous en mordre les doigts plus tard en réalisant que vous avez formé des trouillards.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma mère, le château est plein, des riffs de guitare s'emmêlent à des souffles de cornemuse, des doigts qui glissent sur des mandoles et les voix qui oscillent entre des chants chiliens et des rengaines de marins. On en est au café, j'ai inventé le lasso à poules, décidément, je ne peux pas m'empêcher de pourrir l'imagination des gamins. Il est bientôt 19h00.
Cette escale de deux semaines que je m'offre en territoire conquis me fait déjà du bien. Avant de repartir. Mais moins loin, et mieux.
Alors, vraiment, tout va bien.
jeudi 14 mai 2009
Song to say goodbye
Dans :
Logorrhée
Allez ! Vous mettez tous les lunettes de Nana Mouskouri et vous chantez à pleins poumons :
Ap'to parathiro mou stelno
ena
ke dio
Ke tria
ke tessera filia
Pou ftanoun sto limani
ena
ke dio
Ke tria
ke tessera pouliaaaaaaaaaaaaa
C'est Never on Sunday pour ceux qui n'ont pas reconnu (ce qui est normal, vous chantez tous très faux, on dirait un chœur composé de moi, du canari de la yaya et d'un orgue à chats, c'est franchement pas une référence)
Allez, le refrain, pour le fun :
Oso ki an psazo
Den vrisko allo limani
Trelli na m' echi kani
Apo tou Pirea
Pou otan vradiazi
Tragoudia m' aradiazi
Ke tis pennies tou allazi
Yemizi apo pedia
C'est sur cette note hasardeuse que je salue bien bas (mais pas trop quand même) la Grèce et tous ses cadeaux (timéo danaos etc...etc, je vous laisse retrouver le dicton Troyen).
Et demain même heure, je ne vous retrouverai pas ici, pour la bonne et simple raison que je serais en France, dans mon bain avec de la musique, un bouquin, de la mousse, un verre de porto et du chocolat.
Joie.
Ap'to parathiro mou stelno
ena
ke dio
Ke tria
ke tessera filia
Pou ftanoun sto limani
ena
ke dio
Ke tria
ke tessera pouliaaaaaaaaaaaaa
C'est Never on Sunday pour ceux qui n'ont pas reconnu (ce qui est normal, vous chantez tous très faux, on dirait un chœur composé de moi, du canari de la yaya et d'un orgue à chats, c'est franchement pas une référence)
Allez, le refrain, pour le fun :
Oso ki an psazo
Den vrisko allo limani
Trelli na m' echi kani
Apo tou Pirea
Pou otan vradiazi
Tragoudia m' aradiazi
Ke tis pennies tou allazi
Yemizi apo pedia
C'est sur cette note hasardeuse que je salue bien bas (mais pas trop quand même) la Grèce et tous ses cadeaux (timéo danaos etc...etc, je vous laisse retrouver le dicton Troyen).
Et demain même heure, je ne vous retrouverai pas ici, pour la bonne et simple raison que je serais en France, dans mon bain avec de la musique, un bouquin, de la mousse, un verre de porto et du chocolat.
Joie.
mardi 12 mai 2009
Without a safety net
Dans :
Logorrhée
- Et toi ta maison ?
- Quoi ma maison ?
- Ben elle est comment ?
- Euh, noire, 20 kilos, et y'a une paire de dépendances
- Ah ouais.
N'empêche que le premier qui me reproche d'être matérialiste, je lui balance une mandale sans la moindre arrière-pensée.
(Pis je m'en fous, moi, d'abord, je pourrais dire à mes petits neveux et mes p'tites nièces : "ah, vous voyez les gniards, de mon temps, y'avait pas tout ça, l'eau chaude, la chaîne du froid, l'eau courante, tiens, tu voulais de l'eau chaude ? Ben tu soufflais dessus gamin ! T'avais froid ? T'attrapais un chat, tu le dépiautais, et s'il était pas trop maigre ça te faisait des mitaines. Un bain ? mais y'avait la mer gamin, allez plouf, dans les méduses. L'électricité, ok, mais tu pédalais." voilà, moi j'pourrais dire ça. Pas vous tralala. )
Et j'avais promis il y a quelques temps, le mug tchnoc naoc ( ça me fait penser à Taktakalak dans une nouvelle bien flippante de King, avec un dieu du genre pas commode qui tue tout le monde) ou les joies du café matinal (et des autres) dans une tasse vraiment trop classe. Amen.
Voilà, ceci était mon avant-dernier billet écrit depuis mon ermitage hellène.
Dingue. Le jour béni où je retrouve la civilisation (Lonny 397 habitants et un âne, je suis pas exigeante) approche à grand pas.
Je peux même compter les heures et ça fait moins de trois chiffres !
- Quoi ma maison ?
- Ben elle est comment ?
- Euh, noire, 20 kilos, et y'a une paire de dépendances
- Ah ouais.
N'empêche que le premier qui me reproche d'être matérialiste, je lui balance une mandale sans la moindre arrière-pensée.
(Pis je m'en fous, moi, d'abord, je pourrais dire à mes petits neveux et mes p'tites nièces : "ah, vous voyez les gniards, de mon temps, y'avait pas tout ça, l'eau chaude, la chaîne du froid, l'eau courante, tiens, tu voulais de l'eau chaude ? Ben tu soufflais dessus gamin ! T'avais froid ? T'attrapais un chat, tu le dépiautais, et s'il était pas trop maigre ça te faisait des mitaines. Un bain ? mais y'avait la mer gamin, allez plouf, dans les méduses. L'électricité, ok, mais tu pédalais." voilà, moi j'pourrais dire ça. Pas vous tralala. )
Et j'avais promis il y a quelques temps, le mug tchnoc naoc ( ça me fait penser à Taktakalak dans une nouvelle bien flippante de King, avec un dieu du genre pas commode qui tue tout le monde) ou les joies du café matinal (et des autres) dans une tasse vraiment trop classe. Amen.
Voilà, ceci était mon avant-dernier billet écrit depuis mon ermitage hellène.
Dingue. Le jour béni où je retrouve la civilisation (Lonny 397 habitants et un âne, je suis pas exigeante) approche à grand pas.
Je peux même compter les heures et ça fait moins de trois chiffres !
dimanche 3 mai 2009
L'instant violent du dimanche après-midi.
Dans :
Logorrhée
Ne vous méprenez pas.
Je ne me couperais pas la jambe gauche pour y greffer une sulfateuse et chevauchant mon blanc destrier, lever la cuisse telle une péripapétitienne médaillée d'argent au cheval d'arçon, pour shooter tout ce qui bouge sur mon passage. (Je laisse les connaisseurs en films de zombies old school retrouver le film )
Simplement, j'irais bien tordre le cou aux petits chats. Ça me soulagerai. Mais ces cons, dès que j'arrive, ils lèvent leurs grands yeux bleus perdus vers moi et ils font "miiii miiii", je ne vous parle même pas de l'attendrissante démarche maladroite quand, le museau tendu, ils s'approchent de ma dextre assassine pour voir si à tout hasard il n'y aurait pas du lait dessus.
Là forcément, c'est au dessus de mes forces, je miaule : kawaïïïïï et je me roule dans la paille avec eux.
Monde de merde.
On peut même pas y être cruel en paix.
Vampire Weekend. c'est pas mal du tout.
(C'est un groupe)
(De musique)
(En fait, il y a du ukulélé dans la chanson que j'écoute)
(Ça ne peut donc plus être qualifié de musique)
Et merde, j'ai encore une lessive à pendre.
Tant mieux, je vais y aller pieds nus et j'écraserai les fourmis.
C'est toujours mieux que rien.
Scroutch...
Je ne me couperais pas la jambe gauche pour y greffer une sulfateuse et chevauchant mon blanc destrier, lever la cuisse telle une péripapétitienne médaillée d'argent au cheval d'arçon, pour shooter tout ce qui bouge sur mon passage. (Je laisse les connaisseurs en films de zombies old school retrouver le film )
Simplement, j'irais bien tordre le cou aux petits chats. Ça me soulagerai. Mais ces cons, dès que j'arrive, ils lèvent leurs grands yeux bleus perdus vers moi et ils font "miiii miiii", je ne vous parle même pas de l'attendrissante démarche maladroite quand, le museau tendu, ils s'approchent de ma dextre assassine pour voir si à tout hasard il n'y aurait pas du lait dessus.
Là forcément, c'est au dessus de mes forces, je miaule : kawaïïïïï et je me roule dans la paille avec eux.
Monde de merde.
On peut même pas y être cruel en paix.
Vampire Weekend. c'est pas mal du tout.
(C'est un groupe)
(De musique)
(En fait, il y a du ukulélé dans la chanson que j'écoute)
(Ça ne peut donc plus être qualifié de musique)
Et merde, j'ai encore une lessive à pendre.
Tant mieux, je vais y aller pieds nus et j'écraserai les fourmis.
C'est toujours mieux que rien.
Scroutch...
samedi 2 mai 2009
.Another Love Song.
Dans :
Cohendy
J'ai pas compris tout de suite ce que tu me demandais. Il y avait ton dealer qui venait de sortir, je savais, je l'avais déjà vu. Et toi tu tremblais, tu tremblais, et t'étais vert.
Ou jaune, je sais plus. T'étais pas de la bonne couleur.
Tu m'as fait faire ta cuisine Chucker.
J'ai rien dit. J'ai juste fait comme tu me disais.
Et j'ai fini avec une seringue pleine dans la main.
Et tu m'as dit "Plante-la"
Je l'ai fait, et t'es parti. J'avais peur Chucker. Avec ton frangin idiot qui nous regardait, assis sur ta chaise de bureau.
J'osais pas partir, t'étais là sur le lit, sans y être vraiment.
Et merde Chucker, tu savais même plus que j'avais douze ans quand tu m'a demandé ça.
Je t'ai haï.
Pour la première fois.
La deuxième fois où je t'ai détesté c'est quand tu t'es piqué tout seul.
Pour de bon.
Parce que j'étais pas là, j'avais un peu grandi, un peu compris. J'aurais pu t'en empêcher cette fois.
T'es vraiment qu'un sale drogué.
Ou jaune, je sais plus. T'étais pas de la bonne couleur.
Tu m'as fait faire ta cuisine Chucker.
J'ai rien dit. J'ai juste fait comme tu me disais.
Et j'ai fini avec une seringue pleine dans la main.
Et tu m'as dit "Plante-la"
Je l'ai fait, et t'es parti. J'avais peur Chucker. Avec ton frangin idiot qui nous regardait, assis sur ta chaise de bureau.
J'osais pas partir, t'étais là sur le lit, sans y être vraiment.
Et merde Chucker, tu savais même plus que j'avais douze ans quand tu m'a demandé ça.
Je t'ai haï.
Pour la première fois.
La deuxième fois où je t'ai détesté c'est quand tu t'es piqué tout seul.
Pour de bon.
Parce que j'étais pas là, j'avais un peu grandi, un peu compris. J'aurais pu t'en empêcher cette fois.
T'es vraiment qu'un sale drogué.
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