Vous allez rire, je n'arrive absolument pas à m'habituer à mon bureau.
Écrire assise, c'est la pire des tortures. Être assise est une torture. C'est une règle générale. Mais ça empire si je sais que je suis assise pour faire quelque chose que je pourrais faire debout ou allongée.
Pourtant c'est mon bureau depuis que je suis toute petite. Enfin, depuis que j'ai une taille acceptable. J'y ai gribouillé mes premiers poèmes laids (voir deux billets plus bas), et mes premières fictions avec forcément dedans un type s'appelant David, sinon, ça n'allait pas J'ai même fait mes devoirs dessus, à l'occasion, quand je ne les faisait pas à 5 heures du matin, en vitesse dans mon lit avant d'aller prendre mon petit déjeuner (ou quand il fallait tracer des droites parallèles, des tangentes et des machins avec des traits dedans, même avec une règle, faire ça sur un oreiller c'est pas pratique).
Mais cette fois, j'ai beau mettre des oreillers dans les tiroirs, encoussiner la chaise, mettre les jambes sur le plateau. Ca ne passe pas. Et je n'ai vraiment pas envie de mettre mon débrinateur ailleurs. Pas dans la chambre, marre d'avoir l'ordinateur dans la chambre. Pas sur la table de salon, pas sur le piano, qu'est ce que ça foutrait sur le piano un PC? Et pas sur la table de la salle à manger non plus.
Je reprends donc la bonne habitude de tout écrire à la main avant de recopier là où il faut, blog ou traitement de texte.
Mais là encore ça risque de prendre du temps.
Avant, il n'y avait pas d'ordi. La question ne se posait donc pas.
Ensuite, j'écrivais en cours.
Ensuite, j'écrivais dans le train.
Ensuite j'écrivais plus, c'était la Fin du Monde.
Ensuite, j'écrivais la nuit, au travail sur les tickets de caisse (et je n'en ai d'ailleurs retrouvé aucun dans mes cartons, étrange, il me semblait en avoir conservé un certain nombre)
Ensuite je n'écrivais à nouveau plus, c'était une autre Fin du Monde.
Ensuite j'ai pris l'habitude d'écrire directement là où il fallait.
Ensuite, en Grèce, y'a pas de papier.
Si j'ai toujours, à l'occasion rédigé des bouts de trucs, des idées des paragraphes, dans mes carnets, un texte entier et manuscrit est devenu une denrée rare.
Et une habitude est plus facile à perdre qu'à reprendre.
Mais allez savoir pourquoi, ici, je trouve bien plus agréable de m'allonger sur le sofa et de fixer le piano en mordillant mon stylo.
Il faut juste qu'ensuite, mon esprit accepte la position, le stylo et se mette en marche.
J'y retourne d'ailleurs, j'ai des trucs à finir.
mardi 30 juin 2009
jeudi 25 juin 2009
Des cheveux longs et pas de sexe
Dans :
Logorrhée
J'étais à la fenêtre du salon, attendant que sèche le sol de la salle à manger du Taudis (pièce anciennement dénommée "le Chantier", mais je réaménage, vu que Georges arrive demain et que j'aimerais qu'il pose ses valises dans un appartement, pas un no man's land de bâches et de portes démontées).
J'étais donc assise sur le bord de la fenêtre, prenant le soleil, quand une douzaine de gnomes accompagnés d'une prof sont passés sous mes fenêtres.
Un charmant petit gamin blond a levé la tête vers moi (je réside au premier), il m'a souri, j'ai souri, et il m'a dit :
"Bonjour Monsieur."
Troll de mes deux...
J'étais donc assise sur le bord de la fenêtre, prenant le soleil, quand une douzaine de gnomes accompagnés d'une prof sont passés sous mes fenêtres.
Un charmant petit gamin blond a levé la tête vers moi (je réside au premier), il m'a souri, j'ai souri, et il m'a dit :
"Bonjour Monsieur."
Troll de mes deux...
mercredi 24 juin 2009
La raison à zéro, le regard vers l'infini
Dans :
Logorrhée
"Nan, mais Ant. Te fâche pas, je te jure, c'était en toute bonne foi.
Il y avait vraiment des bancs ici avant, mais, j'ai plus pensé qu'ils ont utilisé cet endroit pour faire une boucherie sur un dragon récemment. Ils ont du penser que des ressorts à boudins dans une arène à crypto-dinosaures ça faisait vraiment désordre. Donc voilà, je suis vraiment, vraiment désolée. Cela dit t'étais pas non plus obligé de taper sur l'épaule de toutes les filles me ressemblant vaguement en leur demandant où elles avaient rangé leurs tronçonneuses. "
--------------------
Message : "Oui, alors c'est Gaël, je suis dans le bus vers le centre de Lille, je suppose que vous êtes dans le train, je vous fais signe quand j'arrive à la gare."
SMS : "Stresse pas, Nef m'a déjà étranglé, je ramasse mes morceaux et on arrive."
Appel : "Allo l'écureuil, c'est ce qu'il reste d'Antoine, on est devant la gare avec Daud, t'es où. Gaël ?"
"Je ne suis pas Gaël monsieur, vous avez le mauvais numéro, j'ai déjà reçu votre SMS, arrêtez de me harceler ou j'appelle la police.
"Ne pleurez pas monsieur, je vais raccrocher, on ne voulait pas vous faire peur... Au revoir monsieur, heu, bonne journée ?"
-----------------------------
Gaël : Et là ils prennent de méthane et ....
Daud : Ils font ça avec des vaches ?
Antoine : Seulement si on graisse la patte du préfet
Nef : Et là, la marmotte, elle monte dans le bus...
Daud : Mais, les vaches, on peut les traire ?
Gaël : Oui, mais seulement avec open office, c'est safe, y'a un pare feu hado-pis.
Nos voisins de table :
- Dis mémé, tu comprends ce qu'ils racontent à la table à côté.
- Non papy, ça doit être du klingon.
----------------------
Nef : 7, 8, 9... ah mince, mais où est donc la voie 10 ?
Daud : Tu connais Harry Potter ?
Nef : Ah, ok.
Gaêl : Nef, non, ne fonce pas dans ce pot de fleur, tu vas lui faire mal.
Daud : Et ftu fa rentrer fans les fdents.
Nef : Ah, ok.
Gaël : ...
Daud : J'allais le dire...
___________
Daud : Bon, Antoine est parti faire dodo, on a enfin réussi à se débarrasser de Nef, on va s'en jeter une petite pour la route ? Ça nous remettra.
Gaël : Oui, et on parlera de méthane, ce sera trop bien.
( Et j'exagère à peine )
Il y avait vraiment des bancs ici avant, mais, j'ai plus pensé qu'ils ont utilisé cet endroit pour faire une boucherie sur un dragon récemment. Ils ont du penser que des ressorts à boudins dans une arène à crypto-dinosaures ça faisait vraiment désordre. Donc voilà, je suis vraiment, vraiment désolée. Cela dit t'étais pas non plus obligé de taper sur l'épaule de toutes les filles me ressemblant vaguement en leur demandant où elles avaient rangé leurs tronçonneuses. "
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Message : "Oui, alors c'est Gaël, je suis dans le bus vers le centre de Lille, je suppose que vous êtes dans le train, je vous fais signe quand j'arrive à la gare."
SMS : "Stresse pas, Nef m'a déjà étranglé, je ramasse mes morceaux et on arrive."
Appel : "Allo l'écureuil, c'est ce qu'il reste d'Antoine, on est devant la gare avec Daud, t'es où. Gaël ?"
"Je ne suis pas Gaël monsieur, vous avez le mauvais numéro, j'ai déjà reçu votre SMS, arrêtez de me harceler ou j'appelle la police.
"Ne pleurez pas monsieur, je vais raccrocher, on ne voulait pas vous faire peur... Au revoir monsieur, heu, bonne journée ?"
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Gaël : Et là ils prennent de méthane et ....
Daud : Ils font ça avec des vaches ?
Antoine : Seulement si on graisse la patte du préfet
Nef : Et là, la marmotte, elle monte dans le bus...
Daud : Mais, les vaches, on peut les traire ?
Gaël : Oui, mais seulement avec open office, c'est safe, y'a un pare feu hado-pis.
Nos voisins de table :
- Dis mémé, tu comprends ce qu'ils racontent à la table à côté.
- Non papy, ça doit être du klingon.
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Nef : 7, 8, 9... ah mince, mais où est donc la voie 10 ?
Daud : Tu connais Harry Potter ?
Nef : Ah, ok.
Gaêl : Nef, non, ne fonce pas dans ce pot de fleur, tu vas lui faire mal.
Daud : Et ftu fa rentrer fans les fdents.
Nef : Ah, ok.
Gaël : ...
Daud : J'allais le dire...
___________
Daud : Bon, Antoine est parti faire dodo, on a enfin réussi à se débarrasser de Nef, on va s'en jeter une petite pour la route ? Ça nous remettra.
Gaël : Oui, et on parlera de méthane, ce sera trop bien.
( Et j'exagère à peine )
mardi 23 juin 2009
This is your life !
Dans :
Logorrhée
Hier, à trois heures de l'après-midi, j'avais le dos tellement en vrac et les jambes si douloureuses que j'ai dû arrêter de décaper mes portes. Avec l'étrange impression de n'avoir absolument pas avancé. Mais je ne perd pas espoir, un jour le Taudis sera exempt de toute trace de jaune pisse, j'ai dit !
J'en ai été réduite à transférer un matelas près de mon bureau, (j'ai pas encore paramétré le wi-fi et je me suis promise de ne plus jamais me servir de mon ordi dans mon vrai lit ), parce que m'assoir relevait de la torture (genre les brodequins, ou l'écartèlement ).
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, à part un tout petit bout de porte à finir, et certainement du gratouillage de cheminée ( je suis très motivée pour celle-çi, surtout au vu des étranges surprises qu'elle me réserve ), c'est glandouille.
Je vais ranger mes papiers, histoire de finir de dégager le Bronx ( le Bronx, c'est la chambre ), aller rigoler un peu au salon-lavoir ( j'ai bientôt plus de petites culottes propres ), faire deux trois trucs plus ou moins importants ( plutôt moins ), et quand l'heure sera venue ( genre milieu d'après midi ), je vais aller jouer aux devinettes sur la place de Kenosha, Wisconsin, afin de trouver Antoine, l'un de mes compagnons de beuverie de la soirée, et une fois qu'on se sera retrouvé grâce à notre discret signe secret : ma mini jupe, mon chapeau rose et mes talons-aiguille, direction Lille pour parfaire notre groupe en y ajoutant un écureuil et peut-être plus si affinité ( Mais si j'ai bien compris, je suis encore la seule nana, chouette ! ).
On doit pouvoir me retrouver vers minuit à Kenosha, fin saoûle, errant entre la gare et le Taudis, et en appelant, en vain, à Sainte Waudru et Sainte Aldetrude pour qu'elles m'aident à retrouver mon chemin.
Une bonne journée de repos en perspective !
J'en ai été réduite à transférer un matelas près de mon bureau, (j'ai pas encore paramétré le wi-fi et je me suis promise de ne plus jamais me servir de mon ordi dans mon vrai lit ), parce que m'assoir relevait de la torture (genre les brodequins, ou l'écartèlement ).
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, à part un tout petit bout de porte à finir, et certainement du gratouillage de cheminée ( je suis très motivée pour celle-çi, surtout au vu des étranges surprises qu'elle me réserve ), c'est glandouille.
Je vais ranger mes papiers, histoire de finir de dégager le Bronx ( le Bronx, c'est la chambre ), aller rigoler un peu au salon-lavoir ( j'ai bientôt plus de petites culottes propres ), faire deux trois trucs plus ou moins importants ( plutôt moins ), et quand l'heure sera venue ( genre milieu d'après midi ), je vais aller jouer aux devinettes sur la place de Kenosha, Wisconsin, afin de trouver Antoine, l'un de mes compagnons de beuverie de la soirée, et une fois qu'on se sera retrouvé grâce à notre discret signe secret : ma mini jupe, mon chapeau rose et mes talons-aiguille, direction Lille pour parfaire notre groupe en y ajoutant un écureuil et peut-être plus si affinité ( Mais si j'ai bien compris, je suis encore la seule nana, chouette ! ).
On doit pouvoir me retrouver vers minuit à Kenosha, fin saoûle, errant entre la gare et le Taudis, et en appelant, en vain, à Sainte Waudru et Sainte Aldetrude pour qu'elles m'aident à retrouver mon chemin.
Une bonne journée de repos en perspective !
lundi 22 juin 2009
Ce Taudis qu'on appelle Maison.
Dans :
Logorrhée
La semaine dernière, je faisais du cousine-sitting à Bruxelles. Je ne suis pas la seule de la famille à s'être réfugiée en Belgique. L'une de mes tantes, visionnaire, a déjà pris ses cliques, ses claques et fichu le camp chez les Voisins, il y a plus de 20 ans de cela. Pondant au passage une petite Belge. Ma cousine. C'est logique.
En déplacement professionnel pour quelques jours ma tante m'a demandé de garder un œil sur la cousine, qui après tout n'a que treize ans.
Ce fut fait. Nous nous en sommes toutes les deux sorties vivantes, gavées de chocolat, de cerises et d'épisodes de Gilmore Girls. C'était somme toute assez plaisant.
Mais lorsque vendredi, en début d'après midi, je suis sortie du train et que j'ai posé un pied dans le somptueux bâtiment qui sert de gare à Kenosha, Wisconsin, une sensation très plaisante m'a envahie. Quand j'ai remonté la rue Coventry, vivante et colorée qui fait face à la gare, et puis gravi la douce pente de bitume lisse (damnés soit ces maudit pavés... j'ai les mollets en bouillie) jusqu'à mon Taudis, je me sentais bien, mais bien, sans pouvoir vraiment mettre le doigt sur ce qui m'arrivait.
J'ai ouvert la porte, monté un étage, ouvert une autre porte, les effluves humides s'exhalant de la Morgue (elle est près de l'entrée) m'ont prises à la gorge. Étrangement, les remugles de viande avariée ne m'ont pas fait fuir, j'ai juste ouvert une fenêtre et allumé le ventilo.
Ensuite, je me suis affalée sur mon canapé, du côté droit, parce que je le préfère et parce que, Plectrude, en fait, t'as collé plein de chocolat sur la housse de gauche, la prochaine fois, tu viens avec une bavette.
Bref, j'étais là, un sourire niais, à regarder mon piano et j'ai dit :
"Ah ! Maison !"
Ça faisait deux ans que j'avais pas vraiment, sincèrement, pensé ça.
C'est bon signe, je crois.
En déplacement professionnel pour quelques jours ma tante m'a demandé de garder un œil sur la cousine, qui après tout n'a que treize ans.
Ce fut fait. Nous nous en sommes toutes les deux sorties vivantes, gavées de chocolat, de cerises et d'épisodes de Gilmore Girls. C'était somme toute assez plaisant.
Mais lorsque vendredi, en début d'après midi, je suis sortie du train et que j'ai posé un pied dans le somptueux bâtiment qui sert de gare à Kenosha, Wisconsin, une sensation très plaisante m'a envahie. Quand j'ai remonté la rue Coventry, vivante et colorée qui fait face à la gare, et puis gravi la douce pente de bitume lisse (damnés soit ces maudit pavés... j'ai les mollets en bouillie) jusqu'à mon Taudis, je me sentais bien, mais bien, sans pouvoir vraiment mettre le doigt sur ce qui m'arrivait.
J'ai ouvert la porte, monté un étage, ouvert une autre porte, les effluves humides s'exhalant de la Morgue (elle est près de l'entrée) m'ont prises à la gorge. Étrangement, les remugles de viande avariée ne m'ont pas fait fuir, j'ai juste ouvert une fenêtre et allumé le ventilo.
Ensuite, je me suis affalée sur mon canapé, du côté droit, parce que je le préfère et parce que, Plectrude, en fait, t'as collé plein de chocolat sur la housse de gauche, la prochaine fois, tu viens avec une bavette.
Bref, j'étais là, un sourire niais, à regarder mon piano et j'ai dit :
"Ah ! Maison !"
Ça faisait deux ans que j'avais pas vraiment, sincèrement, pensé ça.
C'est bon signe, je crois.
dimanche 21 juin 2009
And Jesus, he knows me.
Dans :
Cohendy
"J'ai mis la petite fiche avec la date de ta mort dans ma poche et je suis allée fumer des clopes et boire plein de double-vodkas avec ton pas papa.
Voilà pourquoi t'es pas né."
Hier soir, l'alim' de mon ordi à rendu l'âme. Un samedi soir, quel sens de l'à-propos. Il fonctionne ce matin sur celle du disque dur externe. Ça tiendra bien jusqu'à demain, sinon, je prendrais celle de mon épilateur. Je suis pleine de ressources.
Mais hier soir, j'y avais pas pensé. Alors je me suis couchée sans musique, vu que je n'ai plus de piles non plus pour mon baladeur MP3. C'était frustrant mais j'étais tellement épuisée physiquement que ça ne m'a pas dérangé très longtemps.
Assez étrangement, l'alim a cédé la minute suivant la réception d'un e-mail via facebook. D'un ex. Il me disait dans un anglais terrifiant : "Salut chérie, C'est bien de se remettre en contact."
Il s'est remis en contact avec moi. Moi, des contacts avec lui, j'en veux plus. Ou alors juste mon regard glissant froidement sur son visage glacé parce qu'une photo de lui est dans le paquet de clichés que je suis en train trier. Pas plus.
Même mon ordi a rendu l'âme en constatant sa certitude idiote, son assurance à gerber. Sa conviction d'être important, pardonné, absous. Son abjecte inconscience.
J'ai même pas eu envie d'imaginer un e-mail moqueur, que je lui aurais hypothétiquement envoyé en réponse.
Même pas.
Y'a des gens comme ça, ils savent vous faire passer jusqu'à votre envie d'être soi.
Voilà pourquoi t'es pas né."
Hier soir, l'alim' de mon ordi à rendu l'âme. Un samedi soir, quel sens de l'à-propos. Il fonctionne ce matin sur celle du disque dur externe. Ça tiendra bien jusqu'à demain, sinon, je prendrais celle de mon épilateur. Je suis pleine de ressources.
Mais hier soir, j'y avais pas pensé. Alors je me suis couchée sans musique, vu que je n'ai plus de piles non plus pour mon baladeur MP3. C'était frustrant mais j'étais tellement épuisée physiquement que ça ne m'a pas dérangé très longtemps.
Assez étrangement, l'alim a cédé la minute suivant la réception d'un e-mail via facebook. D'un ex. Il me disait dans un anglais terrifiant : "Salut chérie, C'est bien de se remettre en contact."
Il s'est remis en contact avec moi. Moi, des contacts avec lui, j'en veux plus. Ou alors juste mon regard glissant froidement sur son visage glacé parce qu'une photo de lui est dans le paquet de clichés que je suis en train trier. Pas plus.
Même mon ordi a rendu l'âme en constatant sa certitude idiote, son assurance à gerber. Sa conviction d'être important, pardonné, absous. Son abjecte inconscience.
J'ai même pas eu envie d'imaginer un e-mail moqueur, que je lui aurais hypothétiquement envoyé en réponse.
Même pas.
Y'a des gens comme ça, ils savent vous faire passer jusqu'à votre envie d'être soi.
jeudi 11 juin 2009
Sur les murs de mon ennui, j'écris ton nom.
Dans :
Logorrhée
J'ai 50 minutes.
J'étais pas venue pour ça.
Au cyber j'entends.
Derrière moi y'a un type très tectonik (ça existe encore ? ) qui tape très vite avec un seul doigt. Ca me ferait presque rire.
Je vais faire autre chose.
J'ai passé ma journée à "faire autre chose" autant continuer.
En plus j'ose pas jouer du piano fort.
Si la fille du dessous m'entend elle va se moquer.
Ahah.
J'ai les doigts tout rouillés.
Et j'ai oublié l'adaptateur pour le casque au Château.
Ahah.
Ahah.
Je relis Carpe Jugulum de Terry Pratchett en attendant que le cuit vapeur chauffe (j'ai malencontreusement cuit une de mes phalanges ce matin (en fait c'est un appareil à vapeur pour décaper les murs. ). Mais je crois que le doigt va tenir, j'ai bien léché.)
Au moins, j'aurais rigolé bêtement plusieurs fois aujourd'hui.
Tout n'est pas perdu.
J'étais pas venue pour ça.
Au cyber j'entends.
Derrière moi y'a un type très tectonik (ça existe encore ? ) qui tape très vite avec un seul doigt. Ca me ferait presque rire.
Je vais faire autre chose.
J'ai passé ma journée à "faire autre chose" autant continuer.
En plus j'ose pas jouer du piano fort.
Si la fille du dessous m'entend elle va se moquer.
Ahah.
J'ai les doigts tout rouillés.
Et j'ai oublié l'adaptateur pour le casque au Château.
Ahah.
Ahah.
Je relis Carpe Jugulum de Terry Pratchett en attendant que le cuit vapeur chauffe (j'ai malencontreusement cuit une de mes phalanges ce matin (en fait c'est un appareil à vapeur pour décaper les murs. ). Mais je crois que le doigt va tenir, j'ai bien léché.)
Au moins, j'aurais rigolé bêtement plusieurs fois aujourd'hui.
Tout n'est pas perdu.
mercredi 10 juin 2009
Valérie Damidot et Bob The Builder (version 2 en 1)
Dans :
Logorrhée
Toc toc toc~
> C'est du bois ?
> Non, trop dur, du ciment sûrement.
toc toc toc
> Z'êtes sûr ?
> Ca sonne moins creux que le mur. Vous pouvez toujours gratter la peinture...
Toc toc toc...
(un peu plus tard)
toc toc toc
Bon, si je gratte et que ça fait un gros trou va falloir que je gratte tout, d'un autre côté la peinture est vraiment laide. Mais d'un autre côté ça va prendre du temps. Mais d'un autre côté... oh pis merde... il est où mon tournevis ?
Bref, au Taudis, (Kenosha, Wisconsin, Etadézunis de Belgique pour ceux qui ne situent pas) les travaux continuent. Quand j'aurais internet et du temps, je vous parlerais de la Morgue et de ce que j'ai trouvé dedans. ( La Morgue, c'est une des pièces du Taudis. Suspens Suspens...)
(le titre c'est juste pour faire plaisir à l'écureuil )
> C'est du bois ?
> Non, trop dur, du ciment sûrement.
toc toc toc
> Z'êtes sûr ?
> Ca sonne moins creux que le mur. Vous pouvez toujours gratter la peinture...
Toc toc toc...
(un peu plus tard)
toc toc toc
Bon, si je gratte et que ça fait un gros trou va falloir que je gratte tout, d'un autre côté la peinture est vraiment laide. Mais d'un autre côté ça va prendre du temps. Mais d'un autre côté... oh pis merde... il est où mon tournevis ?
Bref, au Taudis, (Kenosha, Wisconsin, Etadézunis de Belgique pour ceux qui ne situent pas) les travaux continuent. Quand j'aurais internet et du temps, je vous parlerais de la Morgue et de ce que j'ai trouvé dedans. ( La Morgue, c'est une des pièces du Taudis. Suspens Suspens...)
(le titre c'est juste pour faire plaisir à l'écureuil )
jeudi 4 juin 2009
Dans la série nos amis les animaux
Dans :
Logorrhée
Roxane, (la chatte pas ma sœur), vient de mettre bas, juste là, genre y'a dix minutes, ils sont encore un peu couverts de placenta. Quatre adorable petits chatons, un noir, un tigré, et deux blancs à tête noire.
Déjà ça fait neuf chats dans la baraque, dont seulement trois adultes.
Ensuite, on se demande lesquels il faut trucider (deux sur quatre, choix cornélien, ma mère refuse de les regarder pour pas s'attacher).
Et enfin, la chatte dans sa grande sagesse féline a accouché dans un endroit très confortable : La corbeille de fringues propres que j'emmène demain dans mon Taudis du Wisconsin.
Je vous laisse, je vais passer mes nerfs sur 2 innocents petits chatons
Amstragram pic et pic et colégram...
Déjà ça fait neuf chats dans la baraque, dont seulement trois adultes.
Ensuite, on se demande lesquels il faut trucider (deux sur quatre, choix cornélien, ma mère refuse de les regarder pour pas s'attacher).
Et enfin, la chatte dans sa grande sagesse féline a accouché dans un endroit très confortable : La corbeille de fringues propres que j'emmène demain dans mon Taudis du Wisconsin.
Je vous laisse, je vais passer mes nerfs sur 2 innocents petits chatons
Amstragram pic et pic et colégram...
mercredi 3 juin 2009
Message de service.
Dans :
Logorrhée
Je pars ce matin et pour deux jours dans le charmant petit village du Wisconsin où j'ai bien l'intention de m'installer pour quelques années. Voyez-vous, j'y ai trouvé mon presque bonheur en matière de logement. Ce qu'il est bon de désigner sous le terme : Le Taudis.Il est bien, on se croirait en Angleterre dedans, rien qu'à regarder les robinets, le systeme de chauffe-eau électrique dans la cuisine, l'absence criante de placards et les convecteurs au gaz (NB : acheter un détecteur de monoxyde de carbone). A croire que le Wisconsin a été envahi par des horde d'anglais middle-class dans les années 50.
Dépaysement 0 donc. Sauf que les murs sont vert pomme et jaune pisse, quand ils ne sont pas juste pleins de trou. Et dans une maison , je n'aime le vert que pour les cactus.(Et j'aime pas le jaune)
C'est donc deux jours de dur labeur qui m'attendent, avec en prime démontage et montage de bureau, piano, armoire et autres joyeusetés, avant un dernier saut de puce au Château vendredi et samedi. (Château-> Taudis-> Château-> Taudis, hi hi . Un rien m'amuse. )
Un dernier aller en camion dès que quelqu'un qui sait le conduire est libre, avec ce qu'il reste d'étagères, de bouquins et de fringues à transbahuter de l'autre côté de l'Atlantique (1h30 de trajet, on arrête pas le progrès) et lundi au plus tard je n'habite plus en France ni en Grèce. Ce qui, je dois vous l'avouer, me fait quand même vachement plaisir.
A la lecture de ceci, vous avez bien compris que je vais me faire plutôt rare sur internet dans les jours à venir (c'était déjà un peu le cas depuis deux semaines, ayant drastiquement réduit ma présence devant l'ordinateur de heu... disons 5 heures par jour à environ 45 minutes). Donc faites pas de bêtises dans les commentaires.
Sinon, si vous vous emmerdez vraiment, et que vous débordez d'idées fabuleuses et que vous savez que je vous aime bien, vous pouvez toujours m'envoyer un e-mail et je vous file les clés (du blog, s'entend, pas du Taudis) pour faire de l'intérim.
A débattre.
(Cette proposition n'est valable bien sûr que pour les gens qui disposent déjà de mon e-mail, vu que je ne l'ai pas encore remis en ligne ici)
lundi 1 juin 2009
Méli-mélo d'embrouillaminis sauce au souk.
Dans :
Logorrhée
Place Ducale, en terrasse, il y a deux jours.
- Tiens ! Stéphane ! Ca fait une éternité, comment allez-vous ?
( Avalage de jus de pamplemousse/ fermeture du petit carnet où j'étais en train d'écrire d'affreuses cochoncettés sexuelles ( ça m'arrive parfois) )
- Tiens bonjour Madame (insérer ici le nom de ma professeur de français de 4e). Ça fait environ treize ans en effet, Je vais très bien et vous -même ?
- Parfaitement bien, je suis à la retraite je m'occupe de mes petits-enfants.
- Vous m'en voyez ravie. Enseigner ne vous manque pas ?
- Oh, non ! Je donne encore des cours de soutien à quelques élèves. C'est agréable. Et vous de passage pour le week-end à Charleville ?
- Heu... Oui,en transit dirons nous, j'attends d'emménager en Belgique.
- Oh et je vois une alliance.
- Oui j'ai épousé un grec. D'ailleurs je viens de passer un an en Grèce!
- Oh mais c'est merveilleux, vous l'avez rencontré là-bas ?
- Non en Angleterre.
- En vacances ?
- Non, j'y ai vécu trois ans.
- Ah donc vous l'avez épousé en Angleterre.
- Heu non en France, on est un peu venu ici aussi.
- Hé bien, c'est épique ! Et vous écrivez toujours ?
-Oui, ça, ça ne change pas.
(blablablabla.... je vais pas vous le raconter en entier c'est pour illustrer ma parenthèse en italique)
(Eh, vous allez rire, c'est les européennes dans une semaine et je suis pas fichue de comprendre dans quel pays je suis sensée voter. )
- Tiens ! Stéphane ! Ca fait une éternité, comment allez-vous ?
( Avalage de jus de pamplemousse/ fermeture du petit carnet où j'étais en train d'écrire d'affreuses cochoncettés sexuelles ( ça m'arrive parfois) )
- Tiens bonjour Madame (insérer ici le nom de ma professeur de français de 4e). Ça fait environ treize ans en effet, Je vais très bien et vous -même ?
- Parfaitement bien, je suis à la retraite je m'occupe de mes petits-enfants.
- Vous m'en voyez ravie. Enseigner ne vous manque pas ?
- Oh, non ! Je donne encore des cours de soutien à quelques élèves. C'est agréable. Et vous de passage pour le week-end à Charleville ?
- Heu... Oui,en transit dirons nous, j'attends d'emménager en Belgique.
- Oh et je vois une alliance.
- Oui j'ai épousé un grec. D'ailleurs je viens de passer un an en Grèce!
- Oh mais c'est merveilleux, vous l'avez rencontré là-bas ?
- Non en Angleterre.
- En vacances ?
- Non, j'y ai vécu trois ans.
- Ah donc vous l'avez épousé en Angleterre.
- Heu non en France, on est un peu venu ici aussi.
- Hé bien, c'est épique ! Et vous écrivez toujours ?
-Oui, ça, ça ne change pas.
(blablablabla.... je vais pas vous le raconter en entier c'est pour illustrer ma parenthèse en italique)
(Eh, vous allez rire, c'est les européennes dans une semaine et je suis pas fichue de comprendre dans quel pays je suis sensée voter. )
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