dimanche 17 janvier 2010

Ces petits riens.

Tu me parles, tu me parles, les mains enfoncées dans mes poches, je t’écoute, je t’écoute. Soulagée.
Il y a toujours ce moment de flottement entre notre baiser et tes premières paroles.

Vingt-cinq secondes où je ne sais rien faire d’autre qu’attendre, pendant que tu décides. Et tes yeux se fixent sur nulle part, entre moi et l'infini qui se cache derrière un mur, là-bas, plus loin.

Vingt-cinq secondes où avant de remettre sagement mes mains dans mes poches, je les laisse s'accrocher à tes manches. Je sais pas trop pourquoi. Pour être sûre qu'un morceau de toi est bien auprès de moi ? Je ne sais même pas si tu le remarques, si tu es vraiment là. 

Et puis tu parles, et moi je regarde tout ce que tu me dis. J'en oublie de répondre des fois je crois.

Et puis c'est fini, tu tends la joue, je t'embrasse trois dixièmes de seconde trop longtemps et je m'en vais.

Je garde juste un morceau de tout ça. Une mèche de cheveux pas à sa place, une phrase que tu n'aurais pas achevée, un col mal ajusté ou la bague que tu portais.
Que ces petites choses qui t'énervent quand je les remarque je crois.

Mais comme ça, quand je veux penser à toi, j'ai le début de l'écheveau.

Jusqu'aux prochaines vingt-cinq secondes entre notre baiser et tes premières paroles, celles où j'attends que tu décides si je suis là ou pas, juste à côté de toi.





( et le dernier billet d'ab6 )