mercredi 24 février 2010

That time.

Mon aimé,

Je décompresse je crois.
J'ai deux heures, après c'est fini.
Et les deux heures n'en sont plus qu'à 10 minutes. Et qu'ai-je fais ?

Rien.

J'ai rêvé à ce que ça ferait si j'étais morte.
Je me suis remémorée la béance, celle qui prend encore tant de place.

J'ai fantasmé à ne plus bouger et à laisser des regards glacés de rancune me faire leurs derniers adieux.

Si j'avais pu y être à ton...ton quoi d'abord ?  On-t-ils pris la peine de te faire des funérailles ? Mais si j'avais pu être là, je crois que je t'aurais craché dessus. Bien au milieu de ton torse inutile, écœuré.

Je me suis ressuscitée.
A cause de ta main ou tes lèvres sur mes cheveux.
Un souvenir poignant on appelle ça. Un coup de mémoire si vrai que j'aurais presque pu t'attraper les doigts. C'était tragique, tes instants d'affection fugace et timorée, ils étaient aussi rare et courts que touchants. Ça m'est rentré dans la mémoire comme un stiletto.

Ces derniers temps, mon aimé, je rêve trop, beaucoup trop à ce que ça ferait, non pas si tu étais là, mais plutôt si j'étais toi.

Sors de mon ombre, tu veux bien ?