mercredi 26 mai 2010

Ecriture Automatique

C'est une pause café, je prends dix minutes là, j'en peux plus d'écrire, alors à la place j'écris, et puis, et puis, vous allez encore vous plaindre que j'écris trop pour une seule journée, et peut être aussi que ça ne ressemble à rien. Mais pour le coup, je m'en fous, il pleut. Vous comprenez, il pleut. Et je sais pas moi, un temps comme ça, ça me donne envie de pleurer toutes les larmes de mon corps mais avec mes doigts.
J'ai envie, je sais pas moi, d'être sous un tas de coussins, de la musique en sourdine, juste assez pour ne pas couvrir le bruit de la pluie, d'avoir une main à accrocher de temps à autre, une présence, un chat, quelqu'un de silencieux de pas chiant, qui ne me demande rien, qui ne me rattache à rien. Ou rien dont je ne veuille m'écarter, ou rien dont il ne faille s'écarter. Mais je ne m'attends pas à ce que vous compreniez. J'ai un besoin de solitude en communauté. Un foutage de paix mutuelle, ou y a pas vraiment besoin de parler, ou de regarder, juste de savoir que l'autre est là. Et des cookies. Des triples chocolats qui fondent sous la dent.

Voilà, un crayon, un cahier, et tout irait bien. Même si j'écris pas.
Je parlais de quoi déjà ? Ah oui, la pause café, en fait j'ai pris un chocolat, à la machine, il est pas bon mais je fais semblant. Parce que c'est mieux que rien. C'est mon problème ça en fait, je crois, le mieux que rien. Le pis- aller. Le de toute façon je vaut pas beaucoup mieux que ça. Et puis ça pourrait être pire. Je devrais exiger mieux... pour mes cheveux. Ils blanchissent.

Je me construis des prisons de devoirs, des dûs pour des jamais donnés, sous pretexte que. Parce qu'il faut que. Je ne termine pas mes phrases et tout a un goût de latent, d'inachevé, et surtout, surtout d'incontinuable. C'est beau finalement quelque chose qui ne finit pas, mais pas quand ça reste jsute bloqué là, trop bancal trop mal fichu pour continuer sur le même chemin, ou prendre une traverse, un raccourci. Même pas de demi tour possible. On fini juste coincé là, au mauvais endroit, et les autres s'éloignent en ricanant.

Voilà c'est ça, je ne suis pas là où je devrais être. Mais c'est une histoire de volonté tout ça.

Si la prison est dans ma tête, j'ai sûrement la clé dans la bouche.

Je viens de me cramer la langue.

Pas aujourd'hui hein ?
Non pas aujourd'hui.
Demain.
Demain j'arrête le mauvais chocolat.

1 commentaires:

Le coucou a dit…

En attendant, le visiteur qui croyait vous avoir tout dit hier est chocolat! :-)
Je ne vous prêterais pas ma petite chatte Samba pour vous tenir compagnie: elle sourde comme un pot et gueule comme la Castafiore, particulièrement ces jours-ci où elle découvre ses premières chaleurs.