mardi 25 mai 2010

Tes couilles pour le dessert

Comme le titre l'indique assez clairement, ce billet va cruellement manquer de délicatesse. Vous êtes prévenus.

Il fait beau aujourd'hui n'est ce pas ?
Le soleil brille les oiseaux chantent les Alphonses gazouillent, les Albertines roucoulent, et les hommes singes se remettent de leur cuite  du week-end dans la cour du bureau.
Mes deux collègues de bureau, pour fêter mon retour de vacances m'ont lâchement abandonnés pour aller folâtrer dans les contrées flamandes, et c'est donc seule avec l'iPod de Mr Pinguin, un livre sur l'histoire des langues européennes et ma lunch box trop kawai que je suis allée manger dans ce qu'on appelle ici le poumon vert. Un joli parc ou les gens vont fumer leurs clopes en gros.

J'ai choisi un coin un peu à l'ombre sous les branches d'un couple de chênes et à plat ventre et the Cure en fond sonore j'ai entamé mon livre et mon repas.
Je suis dotée d'une excellente vision périphérique. Et un peu plus haut de l'autre côté des arbres, se trouvait une jeune fille que j'ai vu partir assez précipitamment. J'ai levé la tête pour suivre ses jambes des yeux (je me demandais si moi aussi je mettrai une jupe demain) et elle m'a jeté un regard appuyé, dont je n'ai absolument rien pensé.  En retournant à mon livre, je n'ai pu m'empêcher de noter un type me tournant le dos à demi adossé à l'un des deux arbres (et donc tourné vers l'endroit où la fille était assise). Je n'en ai absolument rien pensé.
J'ai bu mon Gaspacho et je suis passé à ma salade de pâtes (j'ai des menus passionnants)
Ce faisant, j'ai remarqué que l'autre gugusse avait changé d'arbre, passant ainsi à ma gauche. Oué. Passionnant.
C'est en passant au pain et au fromage (passionnants, je vous dis) que je me suis rendu compte que maintenant l'individu s'était tourné vers moi et bougeait.
Enfin bougeait...

J'ai compris les regards de la fille et son départ puisque j'ai fait pareil. J'ai tranquillement fermé mon livre, rangé les reliefs de mon repas, ramassé le tout et pris le chemin du retour, passant ce faisant devant le branleur, car oui, si vous avez pas compris que l'animal se tirait sauvagement sur le bout en me regardant manger des pâtes (j'ignorais jusqu'alors le potentiel érotique des spaghetti coupés) c'est que vous êtes bon pour le paradis, purs innocents.
Pour le coup mon cerveau s'est mis en route:

Dois-je profiter qu'il ait tout à l'air pour aller le castrer d'un bon coup de genou?
Devrais-je retourner m'allonger et faire comme si je ne voyais rien, afin de laisser ce pauvre garçon qui n'a surement pas internet et Youporn se soulager ?
Dois-je me mettre à hurler de terreur, et exprimer de manière stridente mon outrage d'être ainsi utilisée comme un réceptacle à fantasme par un inconnu?
Je lui fais un doigt ?
Je lui propose de le sucer ?
Mais si je fais rien et qu'il va montrer à à une petite fille ? Mais non t'es conne, l'autre fille te ressemblait physiquement. Il a un type. Et c'est de la blonde adulte avec poitrine.
Pourquoi ça ne m'émeut pas plus ?
En fait, je me barre que pour le principe, dans l'absolu je m'en doigte, suis-je une sale perverse ?
Mmh, non en fait, je préfèrerais qu'il ait demandé la permission avant.
Bon, ça ressemble à quoi une bite noire en fait, c'est vrai quoi, j'en ai jamais vu avant.
Allez, donnant-donnant.

Bon, moi, au moins, je suis discrète, grâce à mon excellente vision périphérique.

(J'en avais jamais vu des noires mais j'en avais déjà vu des plus grandes)

(par contre si quelqu'un veut mon petit suisse, là, j'ai un peu de mal à finir.)

20 commentaires:

Suzanne a dit…

Ah, c'est fin..... pftttt...

Tout ce billet pour annoncer comme ça, l'air de rien, que vous avez de la poitrine et que vous mettrez une jupe demain. Alors que le titre était si prometteur. Moi, je dis qu'à moins que tous les mâles des bloguerolles environnantes ne soient aux abonnés absents demain (tous dans le poumon vert, à respirer très fort), vous n'êtes qu'une fieffée allumeuse. Voilà.

Nicolas a dit…

Tu peux pas laisser Tonnégrande tranquille ?

Nefisa a dit…

Vous avez oublié que je suis aussi qu'une sale petite mateuse (En fait, j'espérais attirer Tonnegrande.)

C'est allumeur de mettre une jupe ?

Nefisa a dit…

Celui ci était tout noir. C'était pas Tonnégrande, j'en suis certaine.

Nicolas a dit…

Mais Tonnégrande est tout noir à part la barbe blanche. Enfin, "tout", je ne sais pas...

Suzanne a dit…

Mettre une jupe, non, mais l'annoncer, comme ça, je suis une blonde avec de la poitrine, je mets une jupe demain, je vais au parc, et j'aimerais bien voir, tralala...

(je rirais beaucoup en lisant, deux jours après, vingt-neuf récits d'internautes causant de leur garde à vue, de la nuit en cellule, de la rigolade des flics en lisant le rapport du gardien du parc, et de la scène de leur tendre et douce au retour au foyer)

Une petite jupe, qui se boutonne sur le devant ?

Nefisa a dit…

Vous voyez le mal partout Suzanne : Je n'ai pas détaillé l'opulence de ma poitrine. Je n'ai pas dit si je mettrai effectivement une jupe et question con : il y a encore des hommes qui réagissent au stimulus : blonde = sexuellement attractive ?

Et l'idée d'une bandes de reluqueurs aux aguets pour me voir manger mes tartines du midi suite à ce billet me plait bien, mais encore faudrait-il qu'ils sachent où se trouve la F.A.C. Et c'est pas évident.
(mais si vous voulez venir grignoter un morceaux avec moi, qu'on rigole ensemble, vous êtes la bienvenue :) )

Suzanne a dit…

Quand j'étais écolière, il y avait un exhibitionniste qui se postait entre la boulangerie et la sortie de l'école. Si on avait le malheur d'aller acheter un bonbon ou un croissant, on avait droit à un petit machin rose, d'un rose de cochon de livre d'enfant, qui contrastait avec le reste de sa peau brune. On allait donc à trois ou quatre acheter des bonbons, et c'était bien drôle de commenter après, ou de lui lancer des blagues en passant. Il s'est fait arrêter une fois, deux fois, nous étions presque inquiètes. Pour marquer le coup, les flics lui avaient trempé la chose dans du bleu de méthylène.

Didier Goux a dit…

À mon avis, c'est ton bento qui l'a tourneboulé, ce brave garçon : moi aussi, ça m'arrive tout le temps, que des nègres se polissent le chinois en me regardant déjeuner.

Nefisa a dit…

Votre commentaire n'apparait pas encore, mais il est dans ma boite mail : si vous saviez que les flics l'avaient passée au bleu de méthylène c'est que ça ne l'a pas empêché de récidiver. C'est cool, vous êtes une des rares à avoir pu observer le zizi d'un schtroumph. :)

Suzanne a dit…

Nefisa: je reçois des notifications de commentaires, mais je ne vois pas les commentaires affichés sur votre blog...Bug.

Nicolas a dit…

Y'a un bug dans les commentaires (chez Suzanne et chez moi aussi).

Didier arrive à faire une phrase avec du racisme antichinois et antinoir dedans EN OUBLIANT LES ARABES. Il n'a pas de tête.

Nefisa a dit…

Tonton : C'était pas un bento, juste une lunch box, je reste persuadée qu'il y a un truc avec la façon dont je mange les spaghetti.
tu devrais mettre ton bureau sur webcam et faire payer (sans oublier les royalties à Catherine, c'est elle qui cuisine après tout.)

Suzanne/ Jegoun, oui, ils ne s'affichent pas immédiatement, s'pas dramatique.

Catherine a dit…

Moi non plus j'ai jamais vu de zizi noir. Ni de bleu. C'est pas juste.
Néfisa, c'est gris chez vous aujourd'hui. J'aimais bien la poussière sur l'écran. Là j'ai l'impression qu'on a éteint la lumière. Remarquez, m'enfout, chui nyctalope.

Nefisa a dit…

Pour le zizi noir, demandez à Tonnegrande à l'occasion, je suis sure qu'il s'exécutera avec joie.
Et pour le gris de mon blog, j'ai toujours un fond blanc taché de noir. Un chargement un peu lent de l'image de fond peut être?

Catherine a dit…

Ah, ça yest, la poussière est revenue. Bizarre, j'étais pourtant restée longtemps chez vous.

Le coucou a dit…

Là, vous me laissez sec: je n'ai jamais vu non plus de zizi noir. Est-ce que vous savez si leurs spermatozoïdes sont déjà noirs aussi?

Nefisa a dit…

Catherine : je vous promets, je n'avais pas fait le ménage.

Le coucou : ne me forcez pas pas à vous chanter du Nougaro. (en plus je peux m'accompagner au piano, c'est un coup à inonder la Belgique)

captainhaka a dit…

Je ne savais pas que les filles aussi ont vision périphérique :^)

J'aime bien le style, je reviens.

Nefisa a dit…

Je n'ai pas retrouvé de source scientifique sûre et je n'ai pas le temps de chercher mais si on se base sur la théorie de l'évolution ( le truc qui nous pousse à délivrer des Darwin Awards), pour les besoins de l'entretien de la caverne les femmes ont développé une vision périphérique plus large que celle des hommes. Ce qui expliquerait qu'on se sert du rétroviseur pour se remaquiller plutôt que pour faire un créneau.