mercredi 18 août 2010

Nous sombrons dans le rien

Mes amygdales prennent ma luette pour un punching ball, me provoquant des nausées que l'air ambiant, doux mélange de cire de white spirit, de peinture fraîche et de vaisselle sale ne vient pas atténuer.
Si je n'étais pas si sure que l'odeur artificielle des bougies parfumées et autre machins d'ambiance ne me rendent à demi folle (bonjour asperger) je tenterais bien. Mais vraiment ce qu'il me faudrait là c'est un café, et la boite à café crie famine. Et un craquelin au chocolat du boulanger d'à côté. Mais il faudrait sortir du lit.

English breakfast tea et porridge, la messe est dite. C'est plus sain après tout. Je pourrais faire mieux, thé vert et porridge à l'eau sans sucre. Ça c'est tellement sain que ça donne bien envie de ne pas se lever.

Il faudra bien que je sorte du lit. Que je traine ma migraine jusqu'à la cuisine, où le crash des gravats et les bips de recul des camions qui envahissent ma rue depuis deux jours feront trembler mes vitres et les limites de ma résistance.

J'ai le teint pâle et frais, pas de lumière pendant trois jours. J'ignore si j'ai encore une voix, je n'ai pas émis un son depuis samedi. Je crois que j'ai perdu deux kilos. Je fais un graphique avec mes fluctuations de température, c'est mignon. J'ai raté une carrière dans la statistique.

Depuis que je suis gosse à chaque début de vacances je suis malade. C'est ma dernière semaine de vacances, celle où, enfin, je me reposais,seule.

Mon corps est bien dressé. A ne flancher que quand personne d'autre que moi n'a besoin de lui.

Mon lit a pris mon empreinte, et je surfe sur le net dans la pénombre. Des blogopoliticiens sur twitter dévident leur bons mots menaçants, très menaçants, pour l'humour et la langue française. Ça me donne envie de cracher. Ça tombe bien de la salive en ce moment j'en ai plein. Mais j'ai un oncle qui tire à vue mieux que moi pour ça.

J'ai acheté Alice in Wonderland récemment. En anglais dans le texte. Si j'arrive à atteindre mon bureau. Peut-être...

9 commentaires:

Gaël a dit…

qu'est-c"e que cet ours fout dans ton lit ! quand on est malade, on n'a pas l'esprit à la gaudriole ! :)

soigne toi bien pour pouvoir reprendre en forme

Didier Goux a dit…

Soigne-toi, ma nièce, soigne-toi !

Sinon, je viens de terminer un BM : on va voir si le syndrome que tu as détecté à ce propos est toujours agissant dans les prochains jours...

Nefisa a dit…

Gaël : J'avais commandé un lutin en peluche. Je vais mettre le blâme sur la poste. ^^

Tonton : On devrait bâcher ton blog par précaution, si ma théorie se révèle exacte ça va encore être fastidieux à nettoyer.

Marie-Georges Profonde a dit…

Remets-toi vite quand même. Alice in wonderland lu sous fièvre ça doit être sympa remarque.

Nefisa a dit…

J'ai lu le Foreword (je sais plus comment on dit en français et j'ai la flemme d'ouvrir mon dico) ce matin et ça disait que Lewis Carroll prenait surement des psilo et avait peut être aussi fréquenté des maisons à opium à Londres. Ensuite j'ai lu le premier chapitre et effectivement, avec un peu de fièvre , dans les vapeurs du bain, on s'y croirait. ^^

Le coucou a dit…

Je vous envie de pouvoir lire Alice dans sa langue… Mais, bon, j'aime tant L. Carroll qu'il me comble même traduit.
Remettez-vous vite !

La souris blonde a dit…

Tiens, je viens de lire Please, kill me, de Legs McNeil et Gilian McCain (une histoire du punk américain, sous forme d'entretiens croisés très, très punchy), ça vous plairait.

Catherine a dit…

Pauvre pitchounette, j'espère que ça va mieux ce matin. Du thé au citron et au miel fait du bien à la petite gorge. XX

Nefisa a dit…

Le coucou : Ça faisait un moment que j'en avais envie, je fais de mon mieux pour relire tous les classiques dans leurs langues d'origine, ça m'occupera au moins une vie. :)

La souris blonde : Vous savez que vous êtes responsable d'au moins la moitié des "livres à lire absolument" sur ma liste qui s'allonge sans cesse? Alors non je ne le lirai pas,na, même si vous me menacez d'un coupe-chou!! (vous m'avez traumatisée là je crois... :) )

Catherine : Ça va mieux merci, j'ai du sucrer mes tisanes citronné avec plus de paracétamol que de miel mais bon... (j'attends toujours la petite poupée, normalement elle passe sous le pinceau ce week-end. ^^ )