- Oh chéri, bonne année !
- Tu fais de l'humour ?
- Oh ironie, j'honnis ton nom... Je t'ai dis bonne année. Je le pense, je le souhaite, je le veux. Je tiens à toi tu sais.
- Ouais. Tu tiens à moi. Avec tes regards qui sonnent faux, avec tes larmes de pacotilles et toutes tes dents dans un sourire aussi sincère qu'une pub Freedent.
- T'es méchant. Vraiment. Crève !
- ...
- Pourquoi tu souris ?
- J'aime quand tu me hais mon amour. Bonne année, toi aussi. On s'entre-déchirera, dans un monde en lambeaux déjà, on recoudra les fragments de nos vies ensemble sur les ressorts déglingués d'un lit qui n'a pas vu de draps depuis la dernière fois, celle où de concert nous avons tout jeté par la fenêtre, nos vies ensemble, nos projets, nos souvenirs, quand tout y est passé. Et puis après on s 'est saoulé. Parce que c'était fini. Pour de bon entre nous. Tu te souviens ? Comme c'était bien ? Tu m'as fait un œil au beurre noir, je t'ai violée dans la salle de bain et tu criais, oh oui, oh non, lâche moi, salaud, encore. Tu te souviens ? Ça allait mieux après. On s'aimait encore à nouveau et pour toujours jusqu'à la prochaine fois. Alors bonne année, oui bonne année, et puis remettons ça.
- C'est parce qu'on s'aime, c'est ça ?
- Oui, voilà, on s'aime. Comme ça. Vraiment. On fait pas semblant.
(C'est une rediff - il fait gris - je ne suis plus de bonne humeur)

1 commentaires:
Comme disent les scaphandriers : mariage délétère, ménage prospère.
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