jeudi 22 juillet 2010

Haven

 



We do not have to visit a madhouse to find disordered minds; 
our planet is the mental institution of the universe. 
-Van Goethe

lundi 19 juillet 2010

Logarithme littéraire.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de test à la con, mais maintenant que grâce à mon boulot, je sais de quelle manière ce type de test est réalisé, je n'ai pas pu m'empêcher de commettre celui ci avec deux textes en anglais.


2005 :

I write like
Chuck Palahniuk
I Write Like by Mémoires, Mac journal software. Analyze your writing!

2006 :



I write like
H. P. Lovecraft
I Write Like by Mémoires, Mac journal software. Analyze your writing!


J'imagine qu'entre les deux textes que j'ai passé à la moulinette le premier et le second (pour les anglicistes), j'ai appris à faire des subordonnées et étendu mon vocabulaire.

(les textes de 2009 oscilllent avec régularité entre Vladimir Nabokov et Stephen King selon le sujet.)

Ça m'aura amusé deux minutes.

mercredi 14 juillet 2010

Je m'appelle Sidney

C'est toujours la même chose quand je casse un verre quand je suis seul, si il y a quelqu'un ça va. Mais seul... Surtout quand je le casse exprès. Je regarde les morceaux, de haut, longtemps.

Puis je m'assieds sur le sol, dos au mur et j'en attrape un pointu. Je le teste sur le sol, sur un mur, n'importe quoi. Après le bruit cristallin du verre qui se brise, le crissement un peu rauque du fragment malmené me surprend toujours, je m'attends à un sifflement. Ou un souffle aigu. Je le teste sur mon bras ensuite. Une caresse d'abord. Silencieuse, indolore. Et puis j'appuie. Pour que la marque reste. Quelques minutes au moins.

Et j'attends qu'elle s'estompe. Je compte les morceaux. C'est mieux s'ils forment presque un demi cercle. J'aime avoir un public.

Et je reprends mon rituel idiot, je trouve un truc, toutes les fois où, le nombre de, peu importe, il faut juste un chiffre. Juste un chiffre... pas trop élevé sinon je sais que je risque de déraper.
Des fois aussi, je griffe un motif. 
Des fois je ne compte pas, mes tocs sont changeant, mes dépressions joueuses. Je me dis juste que j'arrête, sagement, à la première goutte de sang.
C'est plus sournois qu'il n'y parait, si je fais bien attention, mon avant-bras est écarlate bien avant qu'un minuscule rubis s'y dessine sur un sillon de peau qui gonfle doucement.

Ensuite, je me lève, je ramasse sagement les morceaux et je désinfecte les plaies.
Je suis fier, une fois de plus, je me suis sauvé la vie.
Tout seul.

Car toujours, toujours, j'arrête quand j'ai dit. Il le faut.
Même si des fois, des fois... j'ai juste envie d'appuyer vraiment.

lundi 12 juillet 2010

Démantèle-moi



L'inconscient se venge la nuit.
(Louis Scutenaire)

J'aime à penser que je sais ce que je veux. J'aime à croire qu'il n'y a pas de non-dits derrière mes promesses et mes dénégations. Juste les mots, purs dans leurs sens et leurs intentions.

Mais la nuit je démantèle des poupées, furieuse, quand leurs regards de verre et leurs bouches peintes m'intiment de lâcher la bride d'un espoir que je sais vain.

L'esprit humain est fait pour bâtir.
Je refuse.
Voilà.
Je refuse de construire autre chose que des châteaux de cartes.
Ta gueule mes rêves, ferme-là.

Je veux jouer à faire semblant.
Je veux jouer à faire semblant.

samedi 3 juillet 2010

Temps mort

J'écoute Vampire Weekend et c'est comme si l'orage du dehors me coulait dans les veines, à lourdes gouttes chaudes.
Et les basses qui tonnent au fond du ventre.
J'aime le frisson des éclairs contre mon échine quand la voix du chanteur perce les aigus.
Mes mains sentent la javel.
A un moment je sortirai, qu'il pleuve où non. J'ai besoin de lessive. C'est trivial, mais essentiel. Je décollerai mes oreilles du ciel pour sentir la vapeur des pavés sous mes pieds.

Puis je rentrerai en sachant que j'ai tout fait, c'est bon, je pourrai juste m'allonger là, sur le matelas, la peau moite et le souffle un peu lourd. une bouteille d'eau très froide qui suinterait dans l'air gluant tout contre ma hanche.

Et je regarderai le plafond.
Et j'attendrai.
Je ne sais quoi.

I know, you'll say
I'm not doing it right
But this is how I want it