mardi 31 août 2010

Patience

J'attends qu'il revienne avec un visage.

mercredi 25 août 2010

The Green Escape

Vendredi : Raggasonic, Jello Biafra, dEUS, Massive Attack
Samedi : We are enfant terrible , Gojira, Madball, Fat Freddy's drop, sKa-P

Et Triggerfinger dimanche si j'ai encore des poumons, des pieds, des côtes et des tympans.

Le Cabaret Vert. Je l'avais manqué l'année dernière, cette fois, j'ai mes tickets. Héhé.

mardi 24 août 2010

Le Maître de l'Evidence est de retour

Scène première : Nef, à son bureau, travaille. 


Entre dans la Pièce le Maître de l'Évidence. 

- Bonjour.
- Bonjour.
- Tu travailles.
- Oui.
- Donc tu es occupée.
- Non, je jongle.
- Ah je croyais que tu travaillais.



Scène Deuxième : Nef, à la machine à café, prend un café. 


Arrive derrière le Maître de l'Évidence

- Ah, tu es là.
- Non, je suis dans la pièce d'à côté.
- Et donc, tu bois un café.
- Non, je me fais un fix d'héro avec l'eau de la cuvette des chiottes.

Scène Troisième : Nef, sur le quai de la gare, attend son train.


Arrive à côté, le Maître de l'Évidence

- Alors, tu attends le train.
- Non, je me masturbe avec une girolle surgelée.
- Tu rentres chez toi donc.
- A pied par la chine.
- Tu as terminé le boulot alors. C'est bien.
- MASTER OF THE OBVIOUSSSSSSS THOU SHAAAALLLL DIE !

Final : Nef, un léger sourire aux lèvres essuie le tranchant de son épée avec un petit mouchoir blanc à bordure en dentelle de calais.

Rideau.

(Tout ça pour dire qu'il y a des gens à qui je n'ai plus rien à dire, qui n'ont rien de plus à ajouter et qu'il faut arrêter de m'appeler, m'écrire, me copycater et me suivre sur tous les réseaux sociaux où je traîne mes basques. C'est aussi lourd que flippant. Je pensais que mon silence était clair mais vraisemblablement non. Adieu. Merci. )

dimanche 22 août 2010

Faire-part de résurrection

J'étais désolée car l'Auteur avait tué Alexandre, mon professeur d'anglais préféré ancien brûleur professionnel de panini que j'aimais depuis siiiii longtemps ( et alors qu'il commençait à y avoir du sexe entre colocataires de même sexe.
 Franchement, c'est faire exprès pour frustrer la japoniaise en moi) .

Et puis un lecteur d'Alexandre, à l'aisselle suante et aux yeux aveugles, tel cupidon bandant son arc pour essaimer l'amour et les phéromones sur l'humanité, m'annonce avec une émotion non dissimulée dans le twitt qu'une autre de nos connaissances communes, idole incontestée et incontestable de feu Alexandre Bernique a décidé de reprendre la plume.

J'y vais, je constate, je convulse, je ne peux que vous le faire partager :

vendredi 20 août 2010

Oh Marlène

-"Je me demande à quoi elle pensait."
-"Qui ?"
-"Marlène."
-"Quand?"
-"Quand ils se consumaient, comme un clope entre ses doigts. Tu sais, tous ces soldats. Ceux d'au suivant, au suivant..."
- "Tu mélanges deux chansons."
- "Le sujet est le même, c'est une pute et des soldats qui lui passent dessus."
- "Toujours ce langage délicat. Marlène Dietrich n'était pas une putain de camp."
- "Alors nous dirons que j'allégorise. Donc... Elle pensait à quoi, Marlène ? Tu crois qu'elle les regardait ?  Elle se disait "Oh tous ces poils, oh qu'elle est moche celle-là, je ne la sucerai pas, pas pour un empire. Qu'il est gauche, il va tirer à blanc rien qu'à me toucher un sein le pauvret. " Des pensées comme ça, entre deux halètements, "Han haaa, oh oui chéri, mets-la moi." ?"
- "Que veux-tu que je réponde à ça ?"
- "Peut-être qu'elle pensait à celui qu'elle aimait. Tu sais, celui à qui elle faisait l'amour avant de partir, pas celui avec qui elle baisait. Celui qui même en la frôlant d'un regard un peu doux ne la remplissait pas de foutre mais de bonheur. Ça aurait pu être bien, regarder ailleurs et faire l'amour 5 fois, 10 fois, 30 fois à celui qu'on aime sans même qu'il soit là. Le sentir jouir tant de fois entre ses bras, même si c'est pas tout à fait vrai. Peut-être même que des fois il y en avait un qui lui ressemblait, en rien vraiment, pas un sosie, juste un geste, un regard, une intonation, et que celui là elle le laissait un instant la serrer contre lui, juste pour se souvenir, faire semblant. Elle aurait pu lui dire, en rentrant, si ils se retrouvaient "Mon amour, mon amant, je t'ai aimé tellement, je t'ai aimé des milliers de fois."
- "C'est douloureux non ?"
- "C'est mieux peut-être, c'est mieux que de se lever le matin et de se laver la chatte, et voilà, bien lustrée pour la patrie, d'enfiler des bites sans même y penser, et puis qu'un jour un soldat arrive qui n'a rien de différent, qui fera son affaire sans trop la regarder, et quand il se redressera, elle voudra tendre les bras pour qu'il reste, toujours. Et lui il partira. En disant "Merci." peut être, ou pire, "Bonne journée Madame !" "
- "Alors, Marlène, elle pensait à quoi ?"
- "J'en sais rien, c'est à toi que je demandais, mais tu réponds pas."
- "Peut-être qu'elle se demandait si elle allait mourir sous les bombes, là, ou juste un peu plus tard de la syphilis."
- "Tu es bien trop réaliste pour moi."

Serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux
Toi qui sais où, après une subtile esquisse
On a enfoncé les vis...
Nous les écorchés vifs, on en a des sévices.
Oh mais non rien de grave
Y'a nos hématomes crochus qui nous sauvent
Et tous nos points communs dans les dents
Et nos lambeaux de peau qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins- Noir Désir

mercredi 18 août 2010

Nous sombrons dans le rien

Mes amygdales prennent ma luette pour un punching ball, me provoquant des nausées que l'air ambiant, doux mélange de cire de white spirit, de peinture fraîche et de vaisselle sale ne vient pas atténuer.
Si je n'étais pas si sure que l'odeur artificielle des bougies parfumées et autre machins d'ambiance ne me rendent à demi folle (bonjour asperger) je tenterais bien. Mais vraiment ce qu'il me faudrait là c'est un café, et la boite à café crie famine. Et un craquelin au chocolat du boulanger d'à côté. Mais il faudrait sortir du lit.

English breakfast tea et porridge, la messe est dite. C'est plus sain après tout. Je pourrais faire mieux, thé vert et porridge à l'eau sans sucre. Ça c'est tellement sain que ça donne bien envie de ne pas se lever.

Il faudra bien que je sorte du lit. Que je traine ma migraine jusqu'à la cuisine, où le crash des gravats et les bips de recul des camions qui envahissent ma rue depuis deux jours feront trembler mes vitres et les limites de ma résistance.

J'ai le teint pâle et frais, pas de lumière pendant trois jours. J'ignore si j'ai encore une voix, je n'ai pas émis un son depuis samedi. Je crois que j'ai perdu deux kilos. Je fais un graphique avec mes fluctuations de température, c'est mignon. J'ai raté une carrière dans la statistique.

Depuis que je suis gosse à chaque début de vacances je suis malade. C'est ma dernière semaine de vacances, celle où, enfin, je me reposais,seule.

Mon corps est bien dressé. A ne flancher que quand personne d'autre que moi n'a besoin de lui.

Mon lit a pris mon empreinte, et je surfe sur le net dans la pénombre. Des blogopoliticiens sur twitter dévident leur bons mots menaçants, très menaçants, pour l'humour et la langue française. Ça me donne envie de cracher. Ça tombe bien de la salive en ce moment j'en ai plein. Mais j'ai un oncle qui tire à vue mieux que moi pour ça.

J'ai acheté Alice in Wonderland récemment. En anglais dans le texte. Si j'arrive à atteindre mon bureau. Peut-être...

samedi 14 août 2010

La malédiction du touriste japonais

 Cette semaine @pathien, petit poney rainbow dash et moi avons fait du tourisme. Ça se passe de commentaire.



jeudi 5 août 2010

You'll be missed

J'ai écrit un mot, pour toi seul, pour tes yeux qui sont bien fermés.
Mais c'est toi qui l'a voulu hein, c'est pas injuste. Pour toi.
J'ai écrit un mot au crayon noir sur un reste de papier dont le dessein a toujours été mortifère.

Il est posé sur une photo de toi, elle-même posée sur ma chemise noire, posée sur mon unique pantalon noir, c'est tout bien rangé sur mon banc, eh, tu sais quoi ?  Il est noir.
En dessous, j'ai glissé une paire de bottines.
Noires.
Je suis prête, pour toi.

En attendant, je bois en regardant la dernière photo de toi, la dernière que j'ai prise au mariage de ton frère, celle où tu serres ta cadette endormie dans tes bras.
Celle où l'instant d'après, mes sœurs et moi on t'a dit au revoir.

Ça m'empêche d'être triste pour toi.
Ça ne m'empêche pas de pleurer pour les autres.