mardi 30 novembre 2010

Lecture imposée

Un peu la flemme.
Ca vous surprend ?
Même si je trouve la vie durant la prohibition assez passionnante, que la tête d'Al Capone est des plus intrigante, et que la mode vestimentaire des slappers devrait vraiment refaire un petit tour dans nos gardes-robes. (je prépare une unité sur la Mafia italo-américaine des années 20)

Une vérification des connaissances dites classiques ne peut pas faire de mal.
D'après la BBC, le péquenot de base n'aura lu que 6 des livres de cette liste (je les trouve terriblement optimistes)
En gras ceux que j'ai lu, en italique ceux que j'ai commencé et jamais terminés.
The BBC believes most people will have read only 6 of the 100 books listed here. Bold those books you’ve read in their entirety. Italicize the ones you started but didn’t finish or read only an excerpt.


1 Pride and Prejudice – Jane Austen2 The Lord of the Rings – JRR Tolkien 

3 Jane Eyre – Charlotte Bronte 
4 Harry Potter series – JK Rowling 
5 To Kill a Mockingbird – Harper Lee 
6 The Bible 
7 Wuthering Heights – Emily Bronte 
8 Nineteen Eighty Four – George Orwell 
9 His Dark Materials trilogy – Philip Pullman
10 Great Expectations – Charles Dickens 
11 Little Women – Louisa M Alcott
12 Tess of the D’Urbervilles – Thomas Hardy
13 Catch 22 – Joseph Heller
14 Complete Works of Shakespeare 
15 Rebecca – Daphne Du Maurier
16 The Hobbit – JRR Tolkien 
17 Birdsong – Sebastian Faulk
18 The Catcher in the Rye – JD Salinger 
19 The Time Traveler’s Wife – Audrey Niffenegger
20 Middlemarch – George Eliot
21 Gone With The Wind – Margaret Mitchell 
22 The Great Gatsby – F Scott Fitzgerald 
24 War and Peace – Leo Tolstoy 
25 The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy – Douglas Adams 
26 Brideshead Revisited – Evelyn Waugh 
27 Crime and Punishment – Fyodor Dostoyevsky 
28 Grapes of Wrath – John Steinbeck 
29 Alice in Wonderland – Lewis Carroll 
30 The Wind in the Willows – Kenneth Grahame
31 Anna Karenina – Leo Tolstoy 
32 David Copperfield – Charles Dickens 
33 Chronicles of Narnia series – CS Lewis
34 Emma -Jane Austen
35 Persuasion – Jane Austen 
36 The Lion, The Witch and the Wardrobe – CS Lewis 
 37 The Kite Runner – Khaled Hosseini
38 Captain Corelli’s Mandolin – Louis De Bernieres 
39 Memoirs of a Geisha – Arthur Golden 
40 Winnie the Pooh – A.A. Milne
41 Animal Farm – George Orwell 
42 The Da Vinci Code – Dan Brown 
43 One Hundred Years of Solitude – Gabriel Garcia Marquez
44 A Prayer for Owen Meaney – John Irving
45 The Woman in White – Wilkie Collins
46 Anne of Green Gables – LM Montgomery
47 Far From The Madding Crowd – Thomas Hardy
48 The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood 
49 Lord of the Flies – William Golding 
50 Atonement – Ian McEwan 
51 Life of Pi – Yann Martel 
52 Dune – Frank Herbert 
53 Cold Comfort Farm – Stella Gibbons 
54 Sense and Sensibility – Jane Austen 
55 A Suitable Boy – Vikram Seth
56 The Shadow of the Wind – Carlos Ruiz Zafon
57 A Tale Of Two Cities – Charles Dickens 
58 Brave New World – Aldous Huxley 
59 The Curious Incident of the Dog in the Night-time – Mark Haddon 
60 Love In The Time Of Cholera – Gabriel Garcia Marquez 
61 Of Mice and Men – John Steinbeck 
62 Lolita – Vladimir Nabokov 
63 The Secret History – Donna Tartt
64 The Lovely Bones – Alice Sebold
65 The Count of Monte Cristo – Alexandre Dumas 
66 On The Road – Jack Kerouac 
67 Jude the Obscure – Thomas Hardy
68 Bridget Jones’s Diary – Helen Fielding 
69 Midnight’s Children – Salman Rushdie 
70 Moby Dick – Herman Melville
71 Oliver Twist – Charles Dickens 
72 Dracula – Bram Stoker 
73 The Secret Garden – Frances Hodgson Burnett
74 Notes From A Small Island – Bill Bryson
75 Ulysses – James Joyce
76 The Inferno – Dante
77 Swallows and Amazons – Arthur Ransome
78 Germinal – Emile Zola
79 Vanity Fair – William Makepeace Thackeray
80 Possession – AS Byatt
81 A Christmas Carol – Charles Dickens
82 Cloud Atlas – David Mitchell
83 The Color Purple – Alice Walker
84 The Remains of the Day – Kazuo Ishiguro 
85 Madame Bovary – Gustave Flaubert 
86 A Fine Balance – Rohinton Mistry
87 Charlotte’s Web – E.B. White
88 The Five People You Meet In Heaven – Mitch Albom
89 Adventures of Sherlock Holmes – Sir Arthur Conan Doyle
90 The Faraway Tree Collection – Enid Blyton
91 Heart of Darkness – Joseph Conrad 
92 The Little Prince – Antoine De Saint-Exupery 
93 The Wasp Factory – Iain Banks
94 Watership Down – Richard Adams
95 A Confederacy of Dunces – John Kennedy Toole
96 A Town Like Alice – Nevil Shute 
97 The Three Musketeers – Alexandre Dumas 
98 Hamlet – William Shakespeare 
99 Charlie and the Chocolate Factory – Roald Dahl
100 Les Miserables – Victor Hugo 


Une version un peu plus francophone, soyons chauvin.

1. La Bible.
2. Les Misérables de Victor Hugo.
3. Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
4. Germinal d’Emile Zola.
5. Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien.
6. Le rouge et le noir de Stendhal.
7. Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier.
8. Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.

9. Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody.
10. Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas.
11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol.
12. Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank.
13. La bicyclette bleue de Régine Deforges.
14. La nuit des temps de René Barjavel.

15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16. Dix petits nègres d’Agatha Christie.
17. Sans famille d’Hector Malot.
18. Les albums de Tintin de Hergé.
19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.

20. L’assommoir d’Emile Zola.
21. Jane Eyre de Charlotte Brontë.
22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. <-- heu... oui. en plus. j'ai bien du en lire un en entier un soir d'ennui.
23. Au nom de tous les miens de Martin Gray.
24. Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.
25. La cité de la joie de Dominique Lapierre.
26. Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.
27. La peste d’Albert Camus.
28. Dune de Frank Herbert.

29. L’herbe bleue Anonyme.
30. L’étranger d’Albert Camus.
31. L’écume des jours de Boris Vian.
32. Paroles de Jacques Prévert.
33. L’alchimiste de Paulo Coelho. (no comment, j'ai essayé)
34. Les fables de Jean de La Fontaine.
35. Le parfum de Patrick Süskind.
36. Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.
37. Vipère au poing d’Hervé Bazin.

38. Belle du seigneur d’Albert Cohen.
39. Le lion de Joseph Kessel.
40. Huis clos de Jean-Paul Sartre.
41. Candide de Voltaire.
42. Antigone de Jean Anouilh.
43. Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet.

44. Premier de cordée de Roger Frison-Roche.
45. Si c’est un homme de Primo Levi.
46. Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur.
47. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne.
48. Les fourmis de Bernard Werber.
49. La condition humaine d’André Malraux.

50. Les Rougon-Macquart d’Emile Zola.
51. Les rois maudits de Maurice Druon.
52. Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.
53. Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.
54. Madame Bovary de Gustave Flaubert.
55. Les raisins de la colère de John Steinbeck.
56. Le château de ma mère de Marcel Pagnol.
57. Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

58. La mère de Pearl Buck
59. Le pull-over rouge de Gilles Perrault.
60. Mémoires de guerre de Charles de Gaulle.
61. Des grives aux loups de Claude Michelet
62. Le fléau de Stephen King.
63. Nana d’Emile Zola.
64. Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur.
65. Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway.

66. Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67. Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt.
68. Robinson Crusoé de Daniel Defoe.
69. L’île mystérieuse de Jules Verne.

70. La chartreuse de Parme de Stendhal.
71. 1984 de George Orwell.
72. Croc-Blanc de Jack London.
73. Regain de Jean Giono

74. Notre-Dame de Paris
75. Et si c’était vrai de Marc Levy.
76. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.
77. Racines d’Alex Haley
78. Le père Goriot d’Honoré de Balzac.
79. Au bonheur des dames d’Emile Zola.

80. La terre d’Emile Zola.
81. La nausée de Jean-Paul Sartre.
82. Fondation d’Isaac Asimov
83. Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway.
84. Louisiane de Maurice Denuzière
85. Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86. Le club des cinq d’Enid Blyton.

87. Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88. Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89. Les cavaliers de Joseph Kessel.
90. Jalna de Mazo de la Roche
91. J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.
92. Bel-Ami de Guy de Maupassant.
93. Un sac de billes de Joseph Joffo

94. Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne.
95. Le désert des Tartares de Dino Buzzati.
96. Les enfants de la terre de Jean M. Auel.
97. La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98. La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe.
99. Les Thibault de Roger Martin du Gard
100. Le silence de la mer de Vercors

En comptant les doublons j'en ai lu environ 70. Les écrits francophones y sont pour la plupart passés quand j'étais adolescente, leur présence dans la bibliothèque parentale n'y est sans doute pas pour rien. Et il faut croire qu'on prend le pli puisque les anglophones ont presque tous été lus ou relus dans leur langue d'origine durant ma première année en Angleterre. (grâce cette fois au bouquiniste à côté de chez moi. )

C'est bien. Je suis culturée en général.  Cultivée ce sera quand je saurai émettre un avis construit sur une lecture.

lundi 29 novembre 2010

Vacance

Je ne fais rien.

Je suis arrivée aux aurores, mon entrevue avec lui sur le quai avait le gout de deux nuits trop courtes, de doigts trop froids et d'envie de contact frustrée par la raideur des épaisseurs de vêtements. Des mains qui se lient au dernier moment, comme à défaut d'une étreinte correcte et se séparent à contrecoeur. Reste le parfum.

Et j'en suis là. En chaussettes dans le bureau encore désert. J'écoute très fort Jaroussky, il chante en boucle Amanti io vi so dire, de Benedetto Ferrari pour moi. Mais ça ne me motive pas.

J'ai ouvert tous les logiciels.

Wikipedia est lancée. J'ai la bonne page et j'ai réglé l'écran sur la liste des sources. Ca sert à ça wikipédia, à trouver la source. Mais là je m'en fous, je ne veux rien trouver, rien découvrir, je ne lirai pas de tous mon saoul tout ce que je peux trouver sur la mafia, ou Warhol ou l'empire Britannique au XVIIIe pour en synthétiser le squelette et le resservir pré-mâché aux lycéens. Je m'en fous. Tout le monde s'en fout d'ailleurs.

Je pense à Dracula, à Mina Harker, faible femme au cerveau d'homme, celle qu'on enveloppe dans des peaux confortable -pauvre petite chose fragile- en lui confiant un fusil -hors du commun ce courage dans une coquille si frêle. Quelle confiance ont eu ces hommes d'embarquer un tel risque dans leurs aventures. Une femme, l'inconstance, les tracas. Mina Harker qui ne trouve le courage d'utiliser son esprit que pour servir la cause de son mari. Pas pour elle-même, oh non. Mais ça ne motive pas, n'est-ce pas, de ne s'améliorer que pour soi.

Il faut au moins un regard et pas celui du premier venu.

Je ne fais rien, et je m'en fous car de ce côté là de ma vie, tout le monde a cessé de regarder. J'attends le prochain matin froid sur le quai.

mardi 23 novembre 2010

Séquelle

J'ai 19 ans.

J'ai 19 ans et on est en 1994. Les Meat Puppets on sorti "Sam" depuis 3 ans et je chante ça sous ma douche. J'ai une caisse genre fiat panda, avec un autoradio pérave qui me bouffe mes cassettes quand on le met en mode auto-reverse.

Il fait beau.
Je m'appelle Sam.
J'ai 19 ans et je me suis cassé de chez moi. Je vis à l'arrière de la fiat panda. Rien à foutre c'est pas pour longtemps.

J'ai 19 ans et je viens de me taper 600 bornes pour te voir.
J'ai pris une douche chez une vieille à qui j'ai repeint le portail en échange.

Le soleil tape ici, et ma peau souffre. J'ai un polo à fines rayures horizontales, bleu blanc bleu blanc bleu blanc bleu blanc.
Avant de partir la vieille m'a tendu un peigne en rigolant.

Toi t'as 17 ans et je te regarde, tu fais le lézard sur un mur.
De loin t'as l'air plutôt calme.

Je viens te chercher.

Tu rigoles et tu dis qu'on doit aller kidnapper ton frère aussi.
Ok, lui aussi on va le chercher.

Je viens te sauver tu comprends ?

Tu ris. Tu sais même pas à quel point tu es beau quand tu ris.
Je me marre aussi, je suis moins beau mais j'ai de la bière tiède dans le coffre et je suis ton héros.

Je me réveille. J'ai 28 ans, t'en aurais 33 si tu t'étais pas arrêté à 18.

Ça se passe dans 15 jours. Ça se passe tous les ans depuis que tu m'as dit que je ne pouvais pas te sauver.

Happy death day.

Par prudence je ne dormirai pas.Tu m'en veux pas ?









  • maybe they had a ridiculous statement to make about something they hadn't experienced

    dimanche 21 novembre 2010

    Faire profil bas

    Cher lecteurs, ceci est une annonce importante.


    Le 1er janvier 2011 verra la naissance d'une année sans nul doute formidable, mais sera aussi mon premier jour de chômage (ça commençait presque à faire longtemps, faudrait pas me faire perdre les mauvaises habitudes)

    Bref, je suis pas virée, je démissionne pas. C'est juste mon CDD qui s'arrête et mon projet qui ferme, et ils ont tellement pas de boulot à me donner qu'il en sont réduit à me payer des ARE. Voilà.
    Je suis pleine de joie.

    Donc :

    Step. 1 (Aie am fluhante inn anglisshe I assure you of zat) Si vous avez la moindre idée d'un boulot a Lille ou Bruxelles ou entre les deux ou en partant du milieu et en traçant un trait horizontal. Bref, vous matez sur une carte, dans ce coin là, je vais pas non plus vous donner mon adresse.
    J'ai déjà fait une demi douzaine de métiers plus improbables les uns que les autres je vous en prie,défoulez vous. CV sur demande. (ça le fait de mettre sur son CV qu'on est entré sur le marché du travail dans une filière bien bouchée en même temps que la crise financière et qu'on est quand même parvenu à ne jamais toucher le RMI ? )

    Step. 2 (Aie praumize iou i rélli spik a goud englishe) Vous n'êtes pas tous mes amis, et si ma dernière recherche d'emploi s'était faite sans problème sous couvert du nom de famille de mon mari, ben mon mari, il est ex, maintenant. Donc je reprends mon "nom de jeune fille" ( oui, Monsieur Pinguin, demain au boulot tu as le droit de me laver la bouche avec un mix café-produit vaisselle, mais après tu me fais un bisou sur le front sinon je retire tous les petits cœurs que j'ai collé sur ton ordinateur).
    Mon nom de jeune fille, donc.  Qui se balade un peu partout sur ce blog.

    J'ai cherché, pour trouver Nefisa en partant de mon nom de famille, il faut quand même y aller fort. Mais allez savoir...
    Et ce blog, c'est pas la meilleure vitrine du monde pour se vendre professionnellement.  (où alors montrez moi ce métier merveilleux où l'on peut se répandre en coups de gueule et humour douteux à longueur de journée et être payé pour ça. )

    Donc je vais fermer.

    ...


    ...


    ...


    Non pleurez pas, je vous explique:
    Je ferme temporairement ici, le temps de lancer mes candidatures, me prostituer, dire que je suis "formidable et pro-active, recyclable avec des morceaux de lait de soja pasteurisé dedans",  mettre ma redingote de gouine pour les entretiens, dire que je donnerai ma vie , mon âme et trois cacahuètes pour l'entreprise et suçer le patron même si c'est une femme, et me retrouver... je sais pas, avec un boulot, c'est tout ce que je demande. Et en attendant je vais bloguer ailleurs, sans pseudo.

    Et quand j'ai mon boulot et que ma période d'essai est terminée, je reviens en rapatriant avec moi les archives du blog temporaire histoire que tout soit au même endroit. (après ça ils penseront plus à me googler ou alors ils me connaîtront et sauront qu'en vrai, je dis bonjour, au revoir, merci, et je ne prends pas mon épée pour aller au boulot)

    Je pourrais juste fermer pour de bon, mais j'ai besoin de blog pour me défouler voyez vous, sinon c'est les deux seules personnes à qui j'aime parler en vrai qui vont tout se prendre sur le coin de la gueule et les connaissant, ils ne penseront même pas à fuir. Ils ne méritent pas ça. Au moins sur un blog ma déprime est répartie et peut passer pour une tentative d'écriture.

    Pour obtenir l'adresse du blog temporaire, plusieurs choix. vous me connaissez et j'ai votre adresse e-mail. Vous recevrez un petit mot d'ici quelques jours, vous me suivez sur twitter ?  Un  DM et je vous livrerai le sésame. Vous ne me connaissez pas, mais ca vous embêterait de rater ma prose pendant minimum deux mois (je suis quelqu'un d'optimiste, je m'autorise trois semaines de chômage, le temps que les DRH se remettent de leur cuite de fin d'année) envoyez un bref mot à l'adresse suivante : longhair.nosex [at] g m a i l [ point] c. om

    (je vous mets un modèle si vous avez la flemme de rédiger : "Yo Nef, tro d'la rass ton blog, tro j'veux l'lir kan il é fermé, zyva pass le lien, ton pote forever, picsou" )

    Voilà, les autres, vous gardez ce lien au chaud quelques part, vous vous abonnez au flux RSS si c'est pas déjà fait, et vous m'attendez gentiment. (ou vous pouvez essayer de deviner)

    (Message personnel : le lecteur/ la lectrice fidèle de l'université de Gand, est prié(e) de m'envoyer un e-mail, lui/elle, je me suis trop habituée à son petit point journalier sur ma carte de statistiques pour pouvoir m'en passer. Merci)

    (ah oui,j'oubliais :  ET OU JE RETROUVE MOI UN BOULOT QUI ME PLAIT, AVEC DES CODES ET DE L'ANGLAIS DEDANS OU JE PEUX APPRENDRE TOUT LES JOURS PAS FAIRE TOUJOURS LA MEME CHOSE ? AVEC UN SALAIRE A PEU PRES DECENT UN JOLI BUREAU ET LE MEILLEUR COLLEGUE DU MONDE HEIN ? OU ? MERDE. Merci, fallait que ça sorte)

    vendredi 19 novembre 2010

    Changeons la face du monde :-)))






    "Participeriez-vous à une action smiley "navetteur mécontent" ?"


    (Source)








    mercredi 17 novembre 2010

    Envahir le monde

    Yves Saint Laurent par Jeanloup Sieff
    Je m'étonne parfois, des croisements et des coincidences. Moi je préfère Witkin, Arbus me fascine et je n'aime les photos d'enfants que si elles sont prises par l'objectif cru de Sally Mann.

    J'écris moins en ce moment, mon cerveau est passé en mode image et les mots se ramassent au minimum. Un titre ou deux mots de dialogue.

    C'est amusant de recommencer du début.

    C'est le même principe que l'écriture, on jette tout en tas, on regarde on fait la moue, on recommence, on jette, on y arrive pas, ça marche pas. On efface on recommence, on attend son laisse reposer, on retaille, on élague ça et là. On laisse tomber, on change d'angle. Ca passe mieux, mais il manque un truc. Le truc. La technique ne suit pas. L'imagination fait des faux pas. On a le syndrome de la pellicule blanche.
    Et puis tiens.
    Voilà.
    Elle est là ta photo qui laisse un petit goût dans le fond de la gorge. Ou presque. Ca vient pas en deux mois. Ou dix ans, des fois peut-être ça vient jamais. Mais c'est pas grave, il reste toujours le plaisir de le faire.
    C'est un passe-temps pas une carrière.

    Je voulais pas parler de ça. Je me disais juste que ces dernières années y'a beaucoup d'éléments dans mes photos, mon regard, mes mots, mon style qui ont évolués ou qui se sont affirmés. Parce qu'on m'a collé sous les yeux des oeuvres que je n'aurais même pas jugé digne d'un regard de côté si elle m'étaient passées devant par accident.

    Et qu'on m'a forcé à voir et entendre puis regarder et écouter. Tous ces trucs qui n'appartiennent pas à mon monde étriqué, ces constructions pathétiques et insensés à mes yeux. Et on m'en a montré  la logique, le fonctionnement, la démarche.
    Que j'y adhère ou pas, que ça me file des frissons de dégout ou de sauvages crises d'épilepsies, ça aère l'esprit.

    Un jour, il faudra que je pense à remercier convenablement ceux qui sciemment ou non se sont attaqués à ma carapace.

    J'aurais détesté être un type obtus.

    mardi 16 novembre 2010

    Le prénom qui signifiait famine

    Beauty device to shape the nose. Et un prénom ? ça forme l'esprit ? 
    Una. 
    Ùna
    Oonah
    Unagh
    C'est marrant un prénom. 

    Première, Seule, Agneau, souvenir, Famine. Selon l'endroit où l'on est le même prénom ne signifie pas la même chose. 

    Ùna...

    Je ne sais plus...
    La mère de Conn aux cent combats et des histoires de faërie. 
    Bjork qui murmure unaaa unaaa 
    La maîtresse d'un sombre poête irlandais du nom de Tomàs Costello (c'est dingue le nombre de bateaux espagnols qui ont pu s'échouer en Ecosse et en Irlande du temps de Cromwell.) qui se laissa mourir car on lui refusait la main de son amant. 
    Ùna ce sera. 

    Peut-être parce que j'avais un peu faim au moment de choisir. 

    dimanche 14 novembre 2010

    [Winslow Coughlin] Rester au lit

    (Chers non-adeptes de la résine à forme humaine, je mets cette série ici. Juste parce que ces pudibonds d'américains du Groupe Ball-Jointed-Doll sur Flickr on refusé de mettre la dernière photo dans leur galerie. Na.)


    J'aime pas le réveil. J'aime pas sa sonnerie, elle est plus désagréable qu'un regard torve lancé par un pervers au coin d'une rue sombre, elle se veut douce à l'oreille, elle a le son, à mes tympans, d'un glaviot qui s'écrase sur ma peau. Gluant, suave et répugnant.

          


    J'aime pas le réveil, je voudrais lui dire fuck, lui fermer sa grande gueule d'un doigt autoritaire. Et il se tiendrait coi, jusqu'à la fin des temps. Conscient de son statut d'objet inutile.



    Mais j'ai la flemme et mon bras retombe comme une masse. Tu parles d'un doigt... minable tentative de domination.










    Pourquoi l'ai-je foutue si loin, cette engeance dissonnante ?



    La couette pèse des tonnes, mon corps voudrait se fondre dans le matelas. C'est pas pour toi que je me lève, réveil, ne triomphe pas, c'est parce que j'ai envie de pisser.



    Regarde engin de torture, j'ai la gaule du matin et je t'emmerde, c'est pas pour toi que je me lève. Avant j'avais pas besoin de toi, et la gaule c'est ma main sur sa peau qui me la donnait. Ou sa main sur la mienne, ou sa voix, bien plus belle que ta gueulante sans âme.







    Tiens, je me couvre, si ton cadran est doué d'un regard, je voudrais pas que tu vois ça. C'est pour elle. Même si elle n'est plus là.


























    Oh et puis merde.



    Tu peux sonner, je refuse de t'écouter. Il n'y a rien, dehors, qui puisse me donner envie de me lever.

    mercredi 10 novembre 2010

    Pour tonton Didier

    Le Figaro titre : Encourager la famille durable.

    La recrudescence de bébés trouvés dans des congélateurs serait donc le fruit d'une politique gouvernementale.

    Tout s'explique.


    Je vous laisse faut que je trouve la poubelle à recycler qui convient pour y jeter mon mariage.

    jeudi 4 novembre 2010

    Casse-tête

    Ma grand-mère m'a dit : "tu me donneras tes textes ce week-end", je savais qu'il ne fallait pas que je lui re-téléphone, que ça allait mal tourner.

    Tout à l'heure après une quête de deux heures pour trouver LA cartouche d'encre noire qui rentrerait dans mon imprimante, je me suis armée d'une bouteille de jus de pamplemousse, d'une théière et d'une plaque de chocolat et j'ai ouvert le dossier : Documents/Nouvelles et textes terminés/Nefisa

    Et je suis restée 20 minutes devant l'écran à pondérer.

    Ancienne infirmière de collège, ma grand-mère de 82 bientôt 83 ans, n'est pas exactement une petite nature et n'a pas non plus besoin qu'on la prenne avec des pincettes.

    D'ailleurs chez elle j'ai lu "Jack" et un roman des années 50 dans le milieu ouvrier méga pauvre, avec dedans une fille se rentrait les intestins par les fesses parce que son cancer du colon lui faisait tout sortir quand elle allait à la selle. Et ça doit être les deux romans les plus laids et trash que j'ai jamais lu. (on comprendra pourquoi je ne me suis jamais attaquée à Zola)


    J'ai donc mis 'le lapin' une nouvelle écrite au lycée pour un concours, mais déjà y'a deux morts dedans, (dont le lapin)
    Puis Reeko, une autre nouvelle du lycée, bon là, y'a carrément de l'épuration de vieux.

    J'ai allègrement enchainé avec "le repas", c'est que du cannibalisme, elle devrait s'en remmettre.

    Histoire qu'elle puisse respirer, j'ai mis la version longue d'Albertrude, douze apges assez lourdingues mais pleines de bonne humeur.

    Juste avant de balancer une dizaine de rêves de comptoirs, il fallait au moins ça et là il va falloir que je lui mente et que je lui dise que Non, mamie, non promis, ça ne se passait pas vraiment exactement ainsi et au mot et geste près quand je bossait en Angleterre. promis juré. 

    Et pour le finish, j'ai hésité, je lui mets toutes la série de la section Cohendy du blog, ou mes textes les plus trash de la série Pygmallions ?

    J'ai opté pour la zone romantisme. Qu'elle se dise que sa petite-fille quelque part à un coeur qui palpite pour autre chose que la violence et le sang.

    J'espère juste qu'elle oubliera qu'elle m'a aussi demandé le seul roman que j'ai pu terminer.
    Si elle le lit je ne saurai plus la regarder dans les yeux.

    (T'en penses quoi padre ?)