jeudi 8 décembre 2011

Bitter-Sweet Sixteen

Il y a de ça.
Il y a de toi en tout cas.

J'ai fini par te transformer en icône bien léchée. Tu es désormais tout à fait présentable. Je crois que tu avais quelques points noirs. Lui n'en a pas. Les poupées n'ont pas de problème d'acné. Et ses cheveux, quoi qu'il arrive, sont mieux coiffés. Et il faudrait peut être que je lui ponce le nez. Mais il y a de ça. Même toi, tu ne le nierais pas.

J'ai résolu le problème de l'image. Celle qui, inexorablement, s’effaçait.

Il pose comme tu posais. Oh tu ne posais pas, pardon. Tu te posais là.
Et il y a sa bouche. Ta bouche, et ce truc dans le regard. Il ne manque que la colère, mais sous le bon angle, avec la bonne lumière, je ne désespère pas non plus de pouvoir te rendre ton ire.

J'en suis là. J'ai joué à Frankenstein. J'ai demandé les sourcils de Mick Jagger, l'expression indéchiffrable de Jimmy Page, sur le visage d'un japonais. J'ai demandé tes lèvres évidemment, d'un rouge qui barre le visage, et ce drôle de rictus que j'aurai aimé embrasser une fois de plus, et une fois encore, et encore et... j'ai eu toi.  

C'est vain. Je sais. Ça ne te ramène pas et j'ai pour de bon oublié le son de ta voix.
Mais ça va mieux depuis que j'ai ton ersatz. Pas que ce n'était pas bien de t'avoir toujours dans mon ombre,
mais c'est plus pratique comme ça.

Je peux recommencer l'histoire.

Et dans cette version là, promis, tu survivras.