vendredi, mai 23, 2008

/101/ FATAL ERROR / BRAIN NOT FOUND/

2 reflexions désobligeantes

Je suis un joli ordinateur.
 
 Je trône sur un coin de bureau, c'est un peu poussiéreux mais mes maîtres sont sympas. Ils sont presque toujours avec moi, ils caressent mon clavier de leurs jolis mots. C'est charmant.
 
Il ne mettent pas trop de miettes sur mon clavier et à part les poils de chat (je suis un peu allergique, ils bouchent mon ventilo) je ne peux vraiment pas me plaindre.
 
La grande rousse ne fait qu'écrire, écrire, écrire. Son mari par contre me tripatouille des fois. C'est un bon toilettage de temps en temps, une remise à niveau.
 
Tout va bien.
Ca fait du bien, j'aime qu'il me tripatouille.
 
Enfin jusqu' à hier.
 
Il est devenu fou ! Téméraire ! Inconscient ! Il m'a partitioné ! Amputé ! je suis paralysé. Je ne peux plus rien faire. C'est ma fin.
Je l'ai entendu hurler sur mes enceintes, taper mon clavier, rugir, maudire mes circuits jusqu'à la version 6.0.
 
Tous mes O et mes 1 en tremblaient. J'ai essayé j'ai craché toussé, ramé, calé, à demi brûlé. Rien à faire, faites courir un canard unijambiste vous.
 
Il a renoncé à me réparer après quelques heures, sa barbe avait poussé, blanche et plus longue que jamais, elle venait chatouiler mon clavier, ses mains crispées avait pris des milliers de rides. Il a abandonné. Mort de fatigue. Il m'avait tué.
 
Ce matin, sans un regard, il est passé devant mon écran mort. Pour aller poser ses doigts sur le clavier de l'autre. Celui de son travail. La jalousie m'a écrasée, je suis un maîtresse que l'on a passé au vitriol. Délaissée, inutile.
 
Sa femme la grande rousse m'a regardé en soupirant, frustrée.
 
Comme elle le ferait avec un amant qui lui refuserait ses faveurs.
 
Comme dans une mauvaise scène de ménage.
 
Balmeyer m'a tuer...
 
 
(Billet sponsorisé par Zoridae, vous pouvez laisser vos messages de soutien en commentaire)

jeudi, mai 22, 2008

Avis.

3 reflexions désobligeantes

On recommence.

Pour info, j'alterne un billet trop quicoulol normal tordant p'tin la vie c'est pas juste quand même avec la série, sinon, vous allez tous vous pendre, mon blog deviendra maudit, hanté par des lecteurs mécontents d'avoir été poussés prématurément du haut de la falaise. Le "sham' the devil" du net français. Seul de téméraires adolescents viendront y poster trois fois en commentaire,"bloody charlie, bloody charlie, bloody charlie, if you are here then please scare me."

Et je n'ai absolument pas envie que mon blog ne devienne une légende urbaine.

Bref tout ça pour dire qu' à partir du trente mai, moi y'en a plus avoir de boulot. b
Bon c'est pas grave pendant 20 jours. yYa mariage le 14 juin, on a toujours pas les papiers, il faudra donc aller péter des câbles à droite à gauche pour que ça se fasse, mais après. Grr, nada.

Bien sûr, ma boite d'interim me retrouvera quelque chose, je me fait pas trop de souci, mais vu l'ambiance socio-économique dans le bassin d'emploi rémois, je vais encore me retrouver à faire des lignes (comprenez de la saisie). Donc, oué ok, mais méga bof.

(vous remarquerez le niveau de langage super étudié. Ca craint vu que dans trois lignes je vais mendier un boulot)

Bien.
Reprenons chers amis,

Vous :
Patrons, à Reims de préférence ou alors je peux bosser de chez moi (tiens ce serait cool ça) .

Vous avez un boulot à m'offrir qui ne soit pas trop chiant, et qui, pour changer me fasse utiliser plus de deux neurones (non pas des maths, ou de la compta, plutot avoir des idées, ou réfléchir sur des mots, plutôt mon truc ça.).
Qui Ne soit PAS dans une banque, et qui soit payé un peu plus du smic.

Ce serait trop sympa de me laisser un e-mail.

Moi : 25 ans (oui je risque l'habituel racisme antijeune /anti-femme qui vont de mettre en congé maternité mais je fais pas quarante ans et je ressemble pas assez à un mec pour mentir) , Bachelor (license) en gestion d'entreprise, bilingue anglais, pas trop conne, un minimum de culture générale. Et je déteste tutoyer mes patrons. On a pas élevé les cochons ensemble.
J'ai une très belle collection de costumes.

Quatre ans de vie professionnelle en France et en Angleterre dans des jobs minables qui a défaut d'expérience dans la gestion de projet (mon petit préféré) m'ont donné une endurance à toute épreuve.

All done.

(ah non... j'aime pas la climatisation. )

mercredi, mai 21, 2008

Just a real bad dream .V. And now it's time to learn.

3 reflexions désobligeantes








Il y a eu trois moments horribles la dernière semaine.


Charlie y repense sans arrêt.

Il y a eu celui où elle a ouvert la porte de la chambre de Maxime. Et il y avait un type qui se rhabillait. Un vieux. Laid.


Maxime l'a prise par le col et l'a mise dehors illico presto.


Il y a eu celui, le lendemain, où Charlie a ouvert la porte de la chambre de Maxime, et que son dealer était là. Son Charlie comme dit Maxime. Ca ne fait pas rire Charlie du tout. Elle n'a pas encore bien compris l'histoire du vieux type moche. Enfin, si. Elle a compris. Mais une pute, c'est une fille et Maxime c'est un mec. Alors ?
Par contre le dealer ça elle a bien compris. Il vient et Maxime se drogue et c'est dégueulasse. Ca lui fait des marques sur les bras, des yeux bizarres et il disparait bien trop longtemps.


Le troisième moment horrible, c'est quand Charlie est arrivée devant la porte de Maxime en se disant que cette fois elle frapperai, et qu'il n'y avait plus de porte. Il y avait juste Maxime le nez en sang et les lèvres gonflées assis sur le sol jonché de ses précieux disques vinyls.

Il s'est levé d'un bond, a essuyé le sang avec les draps du lit et a attrapé Charlie par le bras. Très fort.

Charlie en a presque eu peur.
Le père de Maxime ne les a pas suivi. Maxime s'est sauvé avec Charlie. Ou Charlie a sauvé Maxime ?

Le quatrième moment horrible arrive.

Charlie le pressent celui là.

Elle est assise sur son sac de voyage, près du bus poussiéreux. Maxime est assis près d'elle sur un muret. Il lui prend la main, y glisse son bracelet en cuir et un briquet.

Coup au coeur.

Charlie n'a rien à lui donner.

Il hausse les épaules.

On s'écrira.

D'accord.

Et...

Et ?

N'oublie pas de grandir Sauterelle. Pas que des jambes.

Charlie dans le bus dessine des M sans relâche sur son cahier. Celui qui devait lui servir à écrire ses souvenirs de vacances.

Puis comme le chemin en train est long, et que tout le monde, assommé de chaleur, dort à poing fermé dans son compartiment, elle s'installe plus confortablement et écrit de mémoire tous les noms de groupes et les titres des livres qu'elle a vu dans la chambre de Maxime.

Pour écrire des lettres il faut avoir de quoi parler.

Mon cher Maxime,

Il fait si chaud que les vitres gondolent... dehors le monde est tout changé. Ou peut-être que c'est moi...

Photo : Sally Mann

Musique : The White Stripes. We are going to be friends.

mardi, mai 20, 2008

Teaser

3 reflexions désobligeantes


J'avais pensé vous écrire une belle histoire bien sanglante avec des éclats d'os partout et des détails bien visquex histoire de vous faire rendre votre petit déjeuner sur votre clavier, et je me suis dis, oh pis non. Ca a été fait mille fois. 
En conséquence je vous prierai d'ouvrir Dreamcatchers de Stephen King à la page 260 et de la déclamer dans l'open space. 
 
Ou de faire passer une scène de Troméo et Juliette à vos élèves (un petit trésor ce film) à défaut, vous pouvez envoyer par mail à tout vos contacts la traduction des paroles d'une chanson de Carkass (ou Karcass, ou Karkass, les groupes de doom et autres joyeusetés black métal ne sont guère originaux) ce sont invariablement des rapports d'autopsies.
 
Tout ça pour vous dire que mes prochains textes marqueront le retour of ze revenge de Charlie la sanglante et Maxime le super-héro(inomane). A savoir le texte final de la saison UN et les cinq épisodes de la saisons DEUX (ouais, je vous gâte hein)
 
Ah et aussi, la machine à café est en panne au boulot.
 
Iiirk.
Nef pas savoir survivre sans caféine.... Nef y'en a buter tout le monde... niark...

samedi, mai 17, 2008

J'ai pris ma douche avec Adolf (nu).

19 reflexions désobligeantes

Je suis sous la douche, et ce n'est qu'un détail mais c'est une très jolie douche avec des jets partout, un truc qui tombe en pluie, plein de place pour ranger des milliards de bouteilles, et même un joli petit siège si on est déjà trop fatigué le matin.

Il y a aussi une soufflerie, une lumière et, le must, une radio intégrée à partir de laquelle un type à demi hystérique déblatère un truc à toute vitesse sur des oranges dEspagne calibre 38 à 3 millions de dollar l'unité seulement.

Soit seulement 18F90 !! précise-t-il, pour la population 50tenaire qui l'écoute, afin qu'elle puisse convertir en anciens francs.

Avec 1890 anciens francs en 1995 je rentrais du collège par le pont SNCF avec Benjamin, Christophe, Céline, Delphine, ou n'importe qui, on mangeait des prunelles à même le buisson, on se fourrait des trucs qui piquent dans le t-shirt. Je m'arrêtai à la boulangerie des Six Chemins, achetai une baguette viennoise et un pain de campagne tranché s'il vous plaît , des fois aussi, des fils à la fraise et des rouleaux verts qui piquent. Et il me restait sûrement assez de thune pour acheter mon Camel dix de la quinzaine, et ma part des bières du mercredi.

La voix haut perché de Mika fait irruption au dessus de ma tête, c'est quasi psychédélique, il vante les grosse dames, plus le choix, 60 pourcent de la population britonne est en surpoids (et 80 pourcent ne sait pas faire cuire un oeuf dur, je me demande combien à coûté cette enquête plus affligeante que constructive). Faut bien vendre. Des images de son clip ballotent dans ma tête, il ont engagés un troupeau de gypsies irlandaises, ou elles en ont l'air avec leurs cuissots à l'air et leur robes brillantes.
Elles font semblant de ne pas être essouflées quand elles sautillent tels des éléphanteaux cocainés autour d'un Mika squeletique.

"There has been no fatal casualties during the shooting. "

Juste six tendons déchirés renoncant sous la pression, et deux accidents cardiaques mineurs.

Je pense à Hitler qui a dit des choses très bien. Enfin, bien, je me comprends. Vraies en tout cas : celle-ci par exemple.

"Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues"

Et en me savonnant soigneusement entre les doigts de pied, je vois ce fameux roquet devant un grammophone, la voix de son maitre. Et comme c'est un roquet, je lui fourre mentalement un pétard dans le cul, déformation grolandaise s'il en est. Et c 'est une citation d'Unabomber (Théodore Kaczinski) qui résonne désormais dans ma tête.

"Afin de présenter notre message avec quelque chance de produire une impression durable sur le public, nous avons du tuer des gens. "

J'éteinds la radio.

J'admire un instant mon cerveau, qui, de mes nombreuses lectures de ces derniers jours n'a retenu que leur quintescence. Quel admirable synthétisme...

Et je termine en beauté en me disant que si j'étais née au Moyen Age, je vivrais dans un trou, j'aurai deux chèvres, je me ferai rincer le cerveau par le troubadour de service en allant troquer les oeufs de mes trois poules au marché du bourg à 3 lieux de là. Mes frangins seraient tous morts de paludisme, j'aurai déjà 5 gosses, plus de dents, aucune question, une sens à ma vie : manger, et avec un peu de chance plus que deux ans à tirer sur cette terre.

Là, j'en ai encore pour minimum 50 ans à me demander ce que je vais bien pouvoir foutre de ma vie.

J'envisage sérieusement d'arrêter de me laver.

jeudi, mai 15, 2008

Ignace.

9 reflexions désobligeantes

"Ouais ouais, rendez nous Marrakech et on vous rendra Barbes. "
 
Les deux types casquettes supersized et lunettes de soleil à monture bling bling,roulent des mécaniques devant la caissière du supermarche qui les yeux rivés sur sa caisse enregistreuse se retient très très fort pour ne pas. Ne pas quoi ? on sait pas tellement elle se retient.
 
Les deux types mettent le whisky dans leur sac et continuent à gesticuler très fort, "ouech madame, j'vous l'dit moi", ils paient et s'éloignent, et dans un dernier élan avant de s'éloigner l'un deux se retourne et crie à la cantonnade  "ouech, rendez nous Marrakech, on vous rendra Barbes" ça traîne sur la fin, presque douloureux, on sent qu'il y croit vraiment.
 
Deux gestes obcènes et inutiles aux vigiles qui les regardent, goguenards.
 
La file soupire. A l'unisson.
 
Une minute plus tard, tout couillon...
 
"Euh, excusez-moi madame, on pourrait avoir un autre sac s'il vous plaît ? "
 
Reims, centre ville, le 07/05/2008
 
Je prévois la fin du monde dans 4 ans 3 mois et 25 jours. Par overdose.

mercredi, mai 14, 2008

Sidney.

6 reflexions désobligeantes

And you were born.
Was it written in your genes, right next to the black hair/black eyes bit of DNA that lousy taste for tattoos, and shiny rings. Or was it only due to your oh so brittish upbringings.

The stiff and angry look. Scarcely a word higher than the other, though. Save for the bouts of anger. But then you kill, so nobody can go and chat about how harsh were your words, and how oddly you dismantle sentences when your face grows red and angry

And the fairies, or were they gorgones, that bent on your craddle, did they actually decide without concerting you, about the unbendable serviceable back outfit ?

Haunting my head for so long. And that's only now you're asking.
Oh matey, matey, what have we done with you ? Didn't we dot enough on the poor little thing ? Oh sweetness... what ain't you askin' now ?

You were created in a melted brain, in front of a cold ashy fireplace. You're tits and bits of him, and onto you I added pieces of them.

Scars and pains, souls and brains.

Yeah Sidney, no wonder now. You're made out of dirty rags, stuffed with some pretty mingy hay. You're my sweet little Frankenstein freak, sleeping nervously in a dead end of my brain.

Cheers.