mercredi 24 février 2010

That time.

Mon aimé,

Je décompresse je crois.
J'ai deux heures, après c'est fini.
Et les deux heures n'en sont plus qu'à 10 minutes. Et qu'ai-je fais ?

Rien.

J'ai rêvé à ce que ça ferait si j'étais morte.
Je me suis remémorée la béance, celle qui prend encore tant de place.

J'ai fantasmé à ne plus bouger et à laisser des regards glacés de rancune me faire leurs derniers adieux.

Si j'avais pu y être à ton...ton quoi d'abord ?  On-t-ils pris la peine de te faire des funérailles ? Mais si j'avais pu être là, je crois que je t'aurais craché dessus. Bien au milieu de ton torse inutile, écœuré.

Je me suis ressuscitée.
A cause de ta main ou tes lèvres sur mes cheveux.
Un souvenir poignant on appelle ça. Un coup de mémoire si vrai que j'aurais presque pu t'attraper les doigts. C'était tragique, tes instants d'affection fugace et timorée, ils étaient aussi rare et courts que touchants. Ça m'est rentré dans la mémoire comme un stiletto.

Ces derniers temps, mon aimé, je rêve trop, beaucoup trop à ce que ça ferait, non pas si tu étais là, mais plutôt si j'étais toi.

Sors de mon ombre, tu veux bien ?

dimanche 21 février 2010

Puck is stuck into the human world.

-"Ca t'ennuirait d'ouvrir la fenêtre ?"
-"Haha."
- "Puisque c'est ça..."
- "Réveille-moi dans 100 ans."
- "C'est un gramophone, pas un rouet..."


- "Laisse-moi rêver à un monde où le mot fenêtre n'existerait pas."

mercredi 10 février 2010

1992, comment dire... C'est un peu de la science-fiction.

Je vais mourir de rire dans un coin, je reviens immédiatement.






EDIT : Ne vous privez pas si vous comprenez l'anglais, des heures de fendage de gueule sponsorisée par le gouvernement américain : C'est par là!

dimanche 7 février 2010

Missing : Pygmallion

Parfois j'aimerais que tu sois là. Tout près.
Ou même un peu loin.
Quand j'écris.
Tu ferais ce que tu veux tu sais.

Sérieux dans un bouquin, penché studieux sur ton clavier, ou debout à arpenter la pièce les mains derrière le dos, en marmonnant des paroles insensées, si ça t'amuse de le faire. Ce que tu veux, même des choses qui ne te ressemblent pas. Tout te ressemble si tu décides de le faire.

Tu pourrais m'ignorer totalement, et moi je serais à plat ventre sur le sol, j'aurais un nid de coussins, parce que j'aime bien. Un cahier à spirale à même le parquet et un stylo bille tout rongé. J'écrirais une phrase et il y aurait tes initiales plein les marges. Ce serait calme et doux, le temps n'avancerait pas, ou juste assez pour que l'on puisse voir le soleil se coucher, après quelques jours. Et ce serait si bien comme ça.

Quand je calerais sur l'histoire, et ici, je mets un point ? Et elle, elle répond quoi ? Et lui, son geste, il est brusque, ou vif, ou peut être qu'il ne bouge même pas, mais qu'il faut voir qu'il en a envie? Quand je ne saurais pas ou plus assez, je lèverais les yeux vers toi. Tu ne me verrais pas. Ou peut-être que ton regard passerait au travers, car je ne serais que le décor, un élément naturel. Et la phrase, le point, le geste apparaîtrait sur ton visage,  dans une mèche de tes cheveux ou dans un mouvement de ta main. Dans le reflet de ta bague peut-être, je n'en sais rien. La réponse serait sur toi, évidente. Je pourrais à nouveau faire glisser mes mots sur la page.

Et je te montrerais, après.

Quand tout serait joli, suffisamment poli pour ne pas abîmer ton regard.
Je pourrais te dire que si tu n'avais pas été là, ça ne serait pas si bien que ça. Ou sûrement, je ne le dirais pas. J'irais juste faire un thé. 

Mais tu n'es pas là et je rêve.
Je rêve à l'impossible et je n'écris pas.

Peinture : Gabriel Metsu

jeudi 4 février 2010

Je te sens moqueur.





Le claquement de ton briquet a un goût d'ironie aujourd'hui.

Si tu crois que c'est simple.

lundi 1 février 2010