jeudi 27 mai 2010

Icône

Me filer l'intégrale des BBC sessions de Led Zeppelin n'était peut être pas exactement la meilleure idée du monde, tu sais, Monsieur Pinguin. You know, you shook me. Somehow...





What is and what should never be







mercredi 26 mai 2010

Ecriture Automatique

C'est une pause café, je prends dix minutes là, j'en peux plus d'écrire, alors à la place j'écris, et puis, et puis, vous allez encore vous plaindre que j'écris trop pour une seule journée, et peut être aussi que ça ne ressemble à rien. Mais pour le coup, je m'en fous, il pleut. Vous comprenez, il pleut. Et je sais pas moi, un temps comme ça, ça me donne envie de pleurer toutes les larmes de mon corps mais avec mes doigts.
J'ai envie, je sais pas moi, d'être sous un tas de coussins, de la musique en sourdine, juste assez pour ne pas couvrir le bruit de la pluie, d'avoir une main à accrocher de temps à autre, une présence, un chat, quelqu'un de silencieux de pas chiant, qui ne me demande rien, qui ne me rattache à rien. Ou rien dont je ne veuille m'écarter, ou rien dont il ne faille s'écarter. Mais je ne m'attends pas à ce que vous compreniez. J'ai un besoin de solitude en communauté. Un foutage de paix mutuelle, ou y a pas vraiment besoin de parler, ou de regarder, juste de savoir que l'autre est là. Et des cookies. Des triples chocolats qui fondent sous la dent.

Voilà, un crayon, un cahier, et tout irait bien. Même si j'écris pas.
Je parlais de quoi déjà ? Ah oui, la pause café, en fait j'ai pris un chocolat, à la machine, il est pas bon mais je fais semblant. Parce que c'est mieux que rien. C'est mon problème ça en fait, je crois, le mieux que rien. Le pis- aller. Le de toute façon je vaut pas beaucoup mieux que ça. Et puis ça pourrait être pire. Je devrais exiger mieux... pour mes cheveux. Ils blanchissent.

Je me construis des prisons de devoirs, des dûs pour des jamais donnés, sous pretexte que. Parce qu'il faut que. Je ne termine pas mes phrases et tout a un goût de latent, d'inachevé, et surtout, surtout d'incontinuable. C'est beau finalement quelque chose qui ne finit pas, mais pas quand ça reste jsute bloqué là, trop bancal trop mal fichu pour continuer sur le même chemin, ou prendre une traverse, un raccourci. Même pas de demi tour possible. On fini juste coincé là, au mauvais endroit, et les autres s'éloignent en ricanant.

Voilà c'est ça, je ne suis pas là où je devrais être. Mais c'est une histoire de volonté tout ça.

Si la prison est dans ma tête, j'ai sûrement la clé dans la bouche.

Je viens de me cramer la langue.

Pas aujourd'hui hein ?
Non pas aujourd'hui.
Demain.
Demain j'arrête le mauvais chocolat.

Instantané sur le vide de la pause déjeuner

Je m'ennuie.
Il y a du sang sur ma cuillère.
Une traînée rouge sur le plastique rose.
Je regarde mon fromage frais, dubitative.
Pas d'hémorragie flagrante sur sa surface pâle.
Il était bien mort avant que je n'y plonge mon couvert.
Je passe un doigt sur ma lèvre inférieure.
C'est là.
Je me suis mordue ?
Se lever, sortir, se laver les mains.
Regarder dans le miroir.
Mon t-shirt dit 23, hier il racontait 77. 
Baume à lèvres.

Bureau.

Je m'ennuie.
Fixer le fond d'écran.
Musique.
La chanson parle de Samson.
Tes cheveux étaient longs la première fois que nous nous rencontrés.
Il m'a embrassé jusqu'aux premières lueurs du matin,
Sous les feuilles de papier ma vérité se tapie. 
Des mot tellement écoutés qu'ils en deviennent cousins du silence.
Je la répète à l'infini.
Il fait gris et ce matin, j'ai mis un pied dehors et le ciel a explosé comme j'aimerai le faire.

Je m'ennuie.
J'aimerais qu'on frappe à la porte.
J'ouvrirais et tu dirais le plus naturellement du monde: "J'ai pris le train dans le mauvais sens."
Ça me ferait sourire, même si ma lèvre me pique.


Café.
Ça vaut mieux si je veux continuer à rêver.
Éveillée s'entend.

mardi 25 mai 2010

Tes couilles pour le dessert

Comme le titre l'indique assez clairement, ce billet va cruellement manquer de délicatesse. Vous êtes prévenus.

Il fait beau aujourd'hui n'est ce pas ?
Le soleil brille les oiseaux chantent les Alphonses gazouillent, les Albertines roucoulent, et les hommes singes se remettent de leur cuite  du week-end dans la cour du bureau.
Mes deux collègues de bureau, pour fêter mon retour de vacances m'ont lâchement abandonnés pour aller folâtrer dans les contrées flamandes, et c'est donc seule avec l'iPod de Mr Pinguin, un livre sur l'histoire des langues européennes et ma lunch box trop kawai que je suis allée manger dans ce qu'on appelle ici le poumon vert. Un joli parc ou les gens vont fumer leurs clopes en gros.

J'ai choisi un coin un peu à l'ombre sous les branches d'un couple de chênes et à plat ventre et the Cure en fond sonore j'ai entamé mon livre et mon repas.
Je suis dotée d'une excellente vision périphérique. Et un peu plus haut de l'autre côté des arbres, se trouvait une jeune fille que j'ai vu partir assez précipitamment. J'ai levé la tête pour suivre ses jambes des yeux (je me demandais si moi aussi je mettrai une jupe demain) et elle m'a jeté un regard appuyé, dont je n'ai absolument rien pensé.  En retournant à mon livre, je n'ai pu m'empêcher de noter un type me tournant le dos à demi adossé à l'un des deux arbres (et donc tourné vers l'endroit où la fille était assise). Je n'en ai absolument rien pensé.
J'ai bu mon Gaspacho et je suis passé à ma salade de pâtes (j'ai des menus passionnants)
Ce faisant, j'ai remarqué que l'autre gugusse avait changé d'arbre, passant ainsi à ma gauche. Oué. Passionnant.
C'est en passant au pain et au fromage (passionnants, je vous dis) que je me suis rendu compte que maintenant l'individu s'était tourné vers moi et bougeait.
Enfin bougeait...

J'ai compris les regards de la fille et son départ puisque j'ai fait pareil. J'ai tranquillement fermé mon livre, rangé les reliefs de mon repas, ramassé le tout et pris le chemin du retour, passant ce faisant devant le branleur, car oui, si vous avez pas compris que l'animal se tirait sauvagement sur le bout en me regardant manger des pâtes (j'ignorais jusqu'alors le potentiel érotique des spaghetti coupés) c'est que vous êtes bon pour le paradis, purs innocents.
Pour le coup mon cerveau s'est mis en route:

Dois-je profiter qu'il ait tout à l'air pour aller le castrer d'un bon coup de genou?
Devrais-je retourner m'allonger et faire comme si je ne voyais rien, afin de laisser ce pauvre garçon qui n'a surement pas internet et Youporn se soulager ?
Dois-je me mettre à hurler de terreur, et exprimer de manière stridente mon outrage d'être ainsi utilisée comme un réceptacle à fantasme par un inconnu?
Je lui fais un doigt ?
Je lui propose de le sucer ?
Mais si je fais rien et qu'il va montrer à à une petite fille ? Mais non t'es conne, l'autre fille te ressemblait physiquement. Il a un type. Et c'est de la blonde adulte avec poitrine.
Pourquoi ça ne m'émeut pas plus ?
En fait, je me barre que pour le principe, dans l'absolu je m'en doigte, suis-je une sale perverse ?
Mmh, non en fait, je préfèrerais qu'il ait demandé la permission avant.
Bon, ça ressemble à quoi une bite noire en fait, c'est vrai quoi, j'en ai jamais vu avant.
Allez, donnant-donnant.

Bon, moi, au moins, je suis discrète, grâce à mon excellente vision périphérique.

(J'en avais jamais vu des noires mais j'en avais déjà vu des plus grandes)

(par contre si quelqu'un veut mon petit suisse, là, j'ai un peu de mal à finir.)

vendredi 21 mai 2010

Insérer ici le titre d'un livre de Stefan Zweig


...




(Insérer ci-dessus un texte exprimant avec précision et acuité la confusion la plus totale, je n'y suis pas parvenue.)

mardi 18 mai 2010

Birmingham 1 / Bull Ring and Fuck my life

Bon, bien sûr "tôt" c'est 13h00  quand on vit chez les grecs, donc ce fut shopping only. J'aurais quand même passé plus de la moitié de mon séjour anglais à ATTENDRE.
Aujourd'hui j'ai réussi à passer 1h30 seule. Par morceaux. Donc je suis restée au centre commercial. J'aurais bien fait les petits magasins de Bédés indie, avec leur poupées bizarres, et leur comics déjanté, juste pour regarder, mais on avait plus d'argent et plus de budget, et comme dirait l'autre "What's the fucking used, we have not money." (oui, l'anglais de vache espagnol est on purpose. ) alors non hein. attendre 40 minutes à la gare c'est plus mieux. hein HEIN ? OUAIS !!!!!

"It say crack lips. I'm not sure, what's this?"
" It says cold sores, too and that's what you got. "
" Yeah but this one say something else.Should I take it?"
"You don't have this, that's for the tongue not the lips, it's WRITTEN on it. You might as well take the one I showed you."
"Yeah but that thing is crap it's just for cracked lips and stuff. I want something for me. "
" And I TOLD you, you have a cold sore and this is to cure cold sores. So you may really want to take it,"
"Are you sure?"
"That's the one we have at home. And you usually use it. So, yes, I'm sure."
" Yeah, but, what do I got anyway ? Is it for it?"
" You have cold sores. This is for COLD SORES, so yes I believe it will cure it."
"Ah."
"Yeah."
"So I take it?"
"No."
(for fuck sake NO! DO NOT BUY IT! You just look at it very intently and hope that the mere sight of the medicine will cure the ailment. )


ad libitum. ( 16 fois aujourd'hui, j'ai fait des petites croix. Avec mes ongles. Sur mes paumes.)

Je suis fatiguée des fois. Fa-ti-guée.

Mais heureusement il y a les lunch boxes de chez Selfridges. En attendant la vraie boîte à Bento.



(T'es jaloux tonton ?)

(Criez pas Cl'm, c'est rien, vous voyez le petit bouton rouge en haut à gauche de votre écran, cliquez là, et promis ça disparaîtra)

lundi 17 mai 2010

London 3 - Dublin Castle (camden) / Coventry 1- Irony

En concert il faut se débrouiller avec l'absence de lumières les néons de toutes les couleurs les têtes des gens, et les mouvement désordonnés des musiciens. J'adore. (si vous voyez un jour en concert une idiote à 4 pattes sous la scène, brandissant son appareil, c'est sûrement moi)











COVENTRY, c'est super. On part trois ans et au retour rien n'a changé, les regulars à mon ancien bar me laissent à peine entrer qu'ils me demandent de leur servir une pinte comme si j'étais partie la veille. Ah si. Le premier pub où j'ai travaillé s'appelait Orange House. Il a fait faillite et maintenant il s'appelle :



Hé.

samedi 15 mai 2010

London 2 - Alexandra palace

Only Safe Fun Allowed

Don't Be Evil

Heureusement que j'ai un appareil photo. Sinon j'aurais choisi la Tamise.

vendredi 14 mai 2010

mardi 4 mai 2010

Replay

J'ai la tête sur ton épaule. Mes doigts dessinent tout mon amour sur ton torse.
J'écris : "Ton nombril est celui de mon monde."

Ma bouche se perd dans ton cou, plus bas parfois.
Tu soupire, deux ou trois fois. C'est doux. J'écoute ton cœur.
Tu me dis que je ferais un bon mec.
C'est vexant tu sais.

Alors j'attends 4 heures de plus avant d'aller chercher ta bouche du bout des lèvres.
Et quand tu me regardes, je cache mes seins.