Comme le titre l'indique assez clairement, ce billet va cruellement manquer de délicatesse. Vous êtes prévenus.
Il fait beau aujourd'hui n'est ce pas ?
Le soleil brille les oiseaux chantent les Alphonses gazouillent, les Albertines roucoulent, et les hommes singes se remettent de leur cuite du week-end dans la cour du bureau.
Mes deux collègues de bureau, pour fêter mon retour de vacances m'ont lâchement abandonnés pour aller folâtrer dans les contrées flamandes, et c'est donc seule avec l'iPod de Mr Pinguin, un livre sur l'histoire des langues européennes et ma lunch box trop kawai que je suis allée manger dans ce qu'on appelle ici le poumon vert. Un joli parc ou les gens vont fumer leurs clopes en gros.
J'ai choisi un coin un peu à l'ombre sous les branches d'un couple de chênes et à plat ventre et the Cure en fond sonore j'ai entamé mon livre et mon repas.
Je suis dotée d'une excellente vision périphérique. Et un peu plus haut de l'autre côté des arbres, se trouvait une jeune fille que j'ai vu partir assez précipitamment. J'ai levé la tête pour suivre ses jambes des yeux (je me demandais si moi aussi je mettrai une jupe demain) et elle m'a jeté un regard appuyé, dont je n'ai absolument rien pensé. En retournant à mon livre, je n'ai pu m'empêcher de noter un type me tournant le dos à demi adossé à l'un des deux arbres (et donc tourné vers l'endroit où la fille était assise). Je n'en ai absolument rien pensé.
J'ai bu mon Gaspacho et je suis passé à ma salade de pâtes (j'ai des menus passionnants)
Ce faisant, j'ai remarqué que l'autre gugusse avait changé d'arbre, passant ainsi à ma gauche. Oué. Passionnant.
C'est en passant au pain et au fromage (passionnants, je vous dis) que je me suis rendu compte que maintenant l'individu s'était tourné vers moi et bougeait.
Enfin bougeait...
J'ai compris les regards de la fille et son départ puisque j'ai fait pareil. J'ai tranquillement fermé mon livre, rangé les reliefs de mon repas, ramassé le tout et pris le chemin du retour, passant ce faisant devant le branleur, car oui, si vous avez pas compris que l'animal se tirait sauvagement sur le bout en me regardant manger des pâtes (j'ignorais jusqu'alors le potentiel érotique des spaghetti coupés) c'est que vous êtes bon pour le paradis, purs innocents.
Pour le coup mon cerveau s'est mis en route:
Dois-je profiter qu'il ait tout à l'air pour aller le castrer d'un bon coup de genou?
Devrais-je retourner m'allonger et faire comme si je ne voyais rien, afin de laisser ce pauvre garçon qui n'a surement pas internet et Youporn se soulager ?
Dois-je me mettre à hurler de terreur, et exprimer de manière stridente mon outrage d'être ainsi utilisée comme un réceptacle à fantasme par un inconnu?
Je lui fais un doigt ?
Je lui propose de le sucer ?
Mais si je fais rien et qu'il va montrer à à une petite fille ? Mais non t'es conne, l'autre fille te ressemblait physiquement. Il a un type. Et c'est de la blonde adulte avec poitrine.
Pourquoi ça ne m'émeut pas plus ?
En fait, je me barre que pour le principe, dans l'absolu je m'en doigte, suis-je une sale perverse ?
Mmh, non en fait, je préfèrerais qu'il ait demandé la permission avant.
Bon, ça ressemble à quoi une bite noire en fait, c'est vrai quoi, j'en ai jamais vu avant.
Allez, donnant-donnant.
Bon, moi, au moins, je suis discrète, grâce à mon excellente vision périphérique.
(J'en avais jamais vu des noires mais j'en avais déjà vu des plus grandes)
(par contre si quelqu'un veut mon petit suisse, là, j'ai un peu de mal à finir.)