dimanche 26 septembre 2010

Greum


Je suis le pire cauchemar de tes nuits.
(Avec l'innocente participation d'Haru et Rika)

(C'était un billet pour Catherine)

vendredi 24 septembre 2010

Le poids des ans se calcule désormais en GigaOctets

Nef et ses lecteurs 
Aujourd'hui mon blog a sept ans.

Sept ans de bon goût graphique, d'excellence musicale, de critiques construites et lucides sur l'actualité, d'avant-gardisme en matière de mode,  de billets d'humeur toujours polis et justifiés, de régularité dans la publication tout comme dans le ton.
Un microcosme de joie, de bons sentiments et de petits sourires gentils.
Que du bonheur quoi.
Et vous êtes toujours là.

Masochistes.

jeudi 23 septembre 2010

Toxic Affair

- Oh chéri, bonne année !
- Tu fais de l'humour ?
- Oh ironie, j'honnis ton nom... Je t'ai dis bonne année. Je le pense, je le souhaite, je le veux. Je tiens à toi tu sais.
- Ouais. Tu tiens à moi. Avec tes regards qui sonnent faux, avec tes larmes de pacotilles et toutes tes dents dans un sourire aussi sincère qu'une pub Freedent.
- T'es méchant. Vraiment. Crève !
- ...
- Pourquoi tu souris ?
- J'aime quand tu me hais mon amour. Bonne année, toi aussi. On s'entre-déchirera, dans un monde en lambeaux déjà, on recoudra les fragments de nos vies ensemble sur les ressorts déglingués d'un lit qui n'a pas vu de draps depuis la dernière fois, celle où de concert nous avons tout jeté par la fenêtre, nos vies ensemble, nos projets, nos souvenirs, quand tout y est passé. Et puis après on s 'est saoulé. Parce que c'était fini. Pour de bon entre nous. Tu te souviens ? Comme c'était bien ? Tu m'as fait un œil au beurre noir, je t'ai violée dans la salle de bain et tu criais, oh oui, oh non, lâche moi, salaud, encore. Tu te souviens ? Ça allait mieux après. On s'aimait encore à nouveau et pour toujours jusqu'à la prochaine fois. Alors bonne année, oui bonne année, et puis remettons ça.
- C'est parce qu'on s'aime, c'est ça ?
- Oui, voilà, on s'aime. Comme ça. Vraiment. On fait pas semblant.



(C'est une rediff - il fait gris - je ne suis plus de bonne humeur)

mardi 21 septembre 2010

Oh Marlène, tu as les doigts pleins d'encre.

Pour s'entraîner à prêter sa plume aux autres, il y a quelques semaines ma soeur Garte  aka Roxane (ou l'inverse) m'a demandé si elle pouvait mettre certains de mes textes au format bande-dessinée. J'ai dit oui, et après une tentative de découpage foireux sur mon texte Oh Marlène, je l'ai juste laissée faire ce qu'elle voulait avec.

Ça donne ça et il y en aura sûrement d'autres. (C'est comme pour les rébus du coucou, on clique sur le dessin pour l'agrandir.)

Et comme elle fait ça pour s'entraîner, si vous avez un commentaire, ne vous en privez pas, tout lui sert. (Mais si vous êtes méchants gratuitement, il est évident que je vous retrouve et que je vous tue.)

jeudi 16 septembre 2010

Divagation haineuse, gratuite et O combien salutaire.

Ta gueule.

J’ai Miyavi à fond, qui rauque Selfish Love, assez mal, mais avec de l'or dans les doigts, je connais depuis hier, il a pas inventé le blues tiède mais je l’ai quand même écouté 7892,5 fois et je récidive. 
Je sais pas ce qui m'a pris d’aller m’asseoir derrière elles, et même dans le même wagon. Rien que lorsque je les ai vues sur le quai j’ai compris que même si j’avais envie de prendre des nouvelles de E. celle que j’aime vraiment bien dans le tas.... le tas…, passons… je saurais pas leur parler. 
Pas maintenant. 
Pas quand sur le quai d'en face, on vient de déverser dans mes oreilles, et sans discontinuer, d'autres mots que la réalité. 

Mais qu’est -ce qu’y m’a pris de m’asseoir derrière elles? Je sais bien que je peux pas supporter quand y’a "Miss-grande-gueule-j’ai-un-surpoids-et-j'assume-pas-alors-je-te-vomis-ma-haine-à-la-figure-et-je-te-casse-parce-que-tu-es-francaise-et-silencieuse-et-si-tu-gueules-pas-ton-avis-t’as-forcément-tort-AHAHAH. "

Oui, moi aussi je suis pleine de partis pris, d’abord, et je suis ravie d’entendre dix fois par trajet que ton mec est noir et qu’un jour vous partirez loin loin loin, mais oui, barre-toi avec. T’es fière hein ? De ton homme de couleur.  Moi quand je baise avec quelqu’un je m’assure juste qu’il est humain. T’imagine la conversation?  "Moi mon doudou chéri d'amour qui est humain, d’abord il est doué de parole et un jour on ira habiter sur terre." Calmos dondon, chacun son truc. A la limite spécifier la couleur c’est marrant si tu te fais un tableau de chasse, mais à brandir comme un étendard, je sais pas, ca va pas faire de toi une sainte tu sais. J’ai su la couleur de la bite de ton mec avant de savoir ton prénom. Et lui, il en a pas, c’est ton mec, ton homme, ton gode et il est noir.
Ce qui me rassure avec toi c'est que si j'étais aussi pleine de préjugés que toi, je serais ton amie, et non, pas même "en dépit du fait" que tu sois grosse mais "PARCE QUE" tu es grosse. Tu la vois la nuance ou je te la mets en gras?  Elle te plait? 

Miyavi à fond dans les écoutilles et j’essaie de me souvenir de la dernière fois où j’ai mis les pieds à Bouillon, ça me provoque des fous-rires assez peu discrets. 
Je pense aux gogos ardennais. "T'as fais quoi ce week-end " "Oh ben on est allés en Belgique, va, prendre une frite à Bouillon. "

Toi, devant, tu causes retraite et Sarkozy avec ta grosse voix de grosse fille qui veut qu’on l’entende. Tu le fais sans reprendre ton souffle pendant 47 minutes. T'es même pas française, tu t'en fous de nos retraite POUR-QUOI TU TE PLAINS ? pourquoi tu geins, pourquoi tu t'en gargarises avec des grandes accentuations ironiques à la fin de CHAQUE phrase ?

T'as les deux pieds bien fermement plantés dans une réalité étriquée, mais ce que tu dois être malheureuse pour que ca déborde comme ça. Ce que tu dois être malheureuse pour ne vraiment pouvoir voir que ça. 
Les pieds nus de Miyavi éclaboussent des notes qui viennent me réchauffer les tympans et sa voix me fait penser à celle de Brody Dalle, j'aime les gens qui ont du papier de verre dans la trachée, les sons sortent plus beaux quand ils s'écorchent un peu. 
Et ta voix à toi, ta voix qui ne raconte que ce qu'elle voit, elle perce à peine au travers de tout ça.

J'appuie sur rejouer. 4 minutes environ.
Quand j'arriverai au travail, je t'aurai oubliée. 
Je connais des gens bien plus amusants.

-"Vous êtes encore passé à 20 cm de moi sans me voir."
-"Prokofiev."

mardi 14 septembre 2010

J'avale, aussi, si tu veux.

Les ouvriers d'à côté sont apparemment dur d'oreille puisque ma musique à fond ne les avait pas éclairé sur le fait que le bureau d'à côté était occupé. (cf billet précédent)

Je suis donc allée gueuler en personne (mais poliment hein, je suis pas (toujours) une brute) et je suis retournée dans mon bureau.





Ma personne
 Ils ont rigolé, plein, sans se rendre compte que j'entendais au travers de la cloison. Et ils ont recommencé à couper le courant.

Alors j'ai fait fi du froid et j'y suis retournée. En personne toujours.

La même personne
Bizarrement, cette fois, c'est eux qui avant de partir sont venus s'excuser et me dire qu'à partir de désormais maintenant ils préviendraient.


Je vous laisse interpréter ceci comme vous le souhaitez.

Inventaire de milieu de journée

"Les enfants laissés sans surveillance se verront offrir un expresso et promettre un chiot."
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
> Réalisation que je suis seule au bureau toute la journée (bande de déserteurs, lâches, ignobles contributeurs à l'accélération de ma métamorphose en anachorète involontaire, je ne vous offrirai plus JAMAIS de pains au chocolat, et le café du matin c'est VOUS qui le ferez dorénavant. )

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
>Là je me rends compte que j'ai oublié mon bento. 

AAaaaaaaAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
>Là j'arrive pas finir mon dossier.

AAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhh
> J'ai fini mon dossier mais mon système de mail, ne veut pas que j'envoie la nouvelle à ma supérieure.

Aaaaaaaaaaaaaaaheeeuuurk
> Mouche morte dans ma salade.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah
> les ouvriers dans la pièce d'à côté coupent le courant au milieu de ma mise en page pas sauvegardée.

Aaaaahaaaaahaaaahaahahaaaaaahaaahhhhh
> Yaourt sonore accompagnant "the bird and the worm" de the Used histoire de signaler poliment ma présence aux ouvriers de la pièce d'à côté.

Ah
> 72e Vérification de la journée de ma boîte e-mail : ni déclaration d'amour passionnée, ni nouvelles de ma poupée.(je vous laisse deviner ce qui m'intéresserait le plus de recevoir)

Je peux rentrer maintenant ?  Hein dites, je peux rentrer chez moi ?

vendredi 10 septembre 2010

No Couche-Culotte Day

Prototype de mini-demi-Nef
Acte 1

- Du paracétamol, de la lysopaïne et un test de grossesse s'il vous plaît.
- Vous avez du retard ?
- Oui.
- Longtemps ?
- Deux semaines.
- Oh... Moi quand j'ai une heure de retard je panique.
(Je m'en branle, j'ai pas une pause déjeuner extensible, le jour où j'aurai des règles à heure fixe il pleuvra des grenouilles bicéphales mangeuses d'homme et si tu crois que je vais te parler des mouvements d'humeur de mes ovaires sur le ton de la confidence entre nanas trop de connivence parce qu'elles ont toutes les deux des trompes de fallope, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'à la vésicule biliaire. Dis-moi juste combien je te dois.)

Acte 2

(Insérez ici la scène tragi-comique où l'on fixe le bout de plastique détenteur de la vérité suprême avec un mélange de lassitude et d'impatience pendant 2 bonnes minutes, en maudissant son horloge biologique quand une pointe d'espoir qu'il soit positif, surgit dans un coin du cœur.) 

(Insérez ici le soupir 98% soulagement, 2% espoir déçu (ta gueule utérus))

Acte 3

Entrée en fanfare dans le bureau :

- 'Hé Monsieur Pingouin, tu vas être parrain.'

- ...

- 'Hé Monsieur Pingouin, c'était une blague, réveille toi... Monsieur Pingouin... Respire, deviens pas tout bleu.'

C'est bon, j'ai noté.
C'est pas une blague qu'il faut faire à un garçon.

(Depuis il fait rien qu'à m'insulter.)



mercredi 8 septembre 2010

Dans sa peau

Mes trois derniers billets ici étaient réduits au strict minimum. La raison en est simple.
Après des mois et des mois et des mois de manque : J'ai trouvé un nouvel homme.

Ça doit tenir à mon prénom. Si je n'existe pas par ailleurs dans une enveloppe masculine, j'ai l'impression de manquer quelque chose. J'ai besoin d'un alter égo, d'une marionnette, ou d'un compagnon, le statut dépendra de son caractère.

Que ce soit Sidney, Victor, Mortimer, Taro, ou l'un de ceux qui ne m'appartiennent pas, j'ai besoin d'un "Je" qui se rase le matin.

Le nouveau s'appelle Icarus Winterton, il a débarqué la semaine dernière pendant que je ne dormais pas. Il a sévit 5 fois et commence à prendre ses marques. Il casse pas trois pattes à un canard, mais comme colocataire il me convient très bien.

Vous en faites ce que vous voulez.

(Y compris ne pas cliquer, ne pas aller le lire, et oublier jusqu'à l'existence de ce billet, je ne force absolument personne, que ce soit bien clair : j'informe juste ceux qui pourraient éventuellement être intéressés.)

Le dessin est d'Yslaire

mardi 7 septembre 2010

Mon nom c'est Mouton, de Panurge, Mouton

Il FALLAIT que j'essaie, entre vos doigts ça semblait tellement cool.
Résultat : 

1- Ma grand-mère s'est allègrement foutue de moi pendant tout le temps que la leçon a duré.
2- Je suis désolée, mais le tricot c'est quand même vachement plus logique.
3- Maintenant j'ai envie de faire des napperons, ça va mal finir tout ça, très très mal.

Je ne vous remercie pas.


(c'est un début d'écharpe pour mini-nain)

lundi 6 septembre 2010

Recherche iconographique



























(Faites pas gaffe, je suis en mode '42' )

samedi 4 septembre 2010

Désordre

 Après un silence qui m'a semblé bien long, Abs est revenue. La touche d'amour à la kalachnikov de ma blogroll. Grâce à elle, je sens bien le petit goût amer de mon café matinal.

jeudi 2 septembre 2010

Si un jour j’ai un clown d’appartement je ne l’appellerai pas Oupas

Ou pas.

Aujourd’hui il fait beau, ou pas. Hahaha.
Sinon tu peux sortir, ou pas. Hahaha.
Je te donne du pain, ou pas. Hahaha.
J’ai mangé des carottes, ou pas. Hahaha.
1+1=2, ou pas Hahaha.
L’alphabet c’est cool, ou pas. Hahaha.
J’ai des chaussettes noires. Ou pas. Hahaha

Dans le film Ridicule, il y a cette scène où le prêtre libertin se fend d’une démonstration  pleine d’esprit sur l’existence de dieu, et donc la légitimité du Roi. Mais il termine sous les applaudissement nourris par la phrase qui le tue « Et je pourrais tout aussi bien vous démontrer le contraire . » Expliquer au Roi que son pouvoir de droit divin ne trouve son fondement que dans la rhétorique, c’est maladroit.

D’ailleurs les gens cessent d’applaudir, et il finit surement avec la syphilis.

La variante actuelle de cette connerie d’humour thèse -antithèse, c’est "Ou pas" . Opération O combien compliquée consistant à rajouter « ou pas » à la fin de chaque phrase, fut-elle interrogative, exclamative, ou pleine de points de suspension et de lolcats mignons, pour la rendre Drôle, hahaha. Nous vivons dans un monde super drôle, ah putain j’éclate de rire, je vais étouffer.

Ou pas. C’est pas drôle.
Le systématisme c’est laid.

Ne vous méprenez pas, dans le contexte idéal. « Ou pas » peut être drôle. Si le prêtre avait fait sa diatribe devant Cromwell, le type aurait blêmit pendant tout le discours avant de se péter la rate en entendant la chute.Il suffit d'être à-propos.
Si vous dites « j’ai des chaussettes noires » et qu’au moment où vous le dites une moissonneuse batteuse vient vous sectionner les deux pieds juste au dessus de la cheville, on vous saura gré d’avoir su ajouter « ou pas » en regardant crânement vos moignons sanguinolents. Ca dédramatise la situation.

Oh, je sais, vous allez dire que je manque d’humour.

Ou pas.

Hahaha. 

mercredi 1 septembre 2010

Je ne t'aime pas tous les jours

Je savais déjà que je n'étais pas sociable. Mon type de sortie préférée, c'est le tête à tête. Même pas sortie d'ailleurs, les bruits de fonds me déconcentrent, un canapé c'est bien aussi.
Ne vous y trompez pas, j'aime me frotter à la foule des festivals, je n'ai rien contre une fête d'une dizaine de personnes, ou une bonne tablée de restaurant, mais je n'en ferais pas mon pain quotidien, ou même hebdomadaire. La sortie obligatoire du samedi soir, très peu pour moi.

Ce que je découvre depuis quelques temps, c'est le vampirisme social.

J'aime pas parler tous les jours, j'aime pas qu'on me parle tous les jours. Non c'est faux, un nombre très limité de personnes peut me parler tous les jours si ça leur chante : mes sœurs, que je peux envoyer chier sans qu'elles en prennent ombrage, mon cher collègue monsieur Pingouin parce qu'il en a toujours été ainsi. Et le très Saint parce que si je n'ai pas des nouvelles de Sa Sainteté au moins toutes les douze heures, je ne respire plus. (Je vous raconte pas le drame quand il décide de faire une grasse matinée.)

Donc voilà la liste très restreinte des gens qui peuvent me raconter qu'ils se sont cassés un ongle en ouvrant une conserve de cœurs de palmier sans que j'ai envie de leur coller des baffes, et m'en reparler le lendemain sans que je ne lève les yeux au ciel. Le truc génial c'est la réciprocité de la chose. Quand je rentre le soir, c'est à eux que je veux raconter que mon train avait 3 minutes 45 de retard, et généralement ils m'écoutent sans sourciller.

J'ai quelques amis chers et relations auxquelles je tiens énormément, mais il ne me viendrait pas à l'idée de leur parler tous les jours. Nul besoin déjà, d'être reliée constamment comme par un cordon ombilical à quelqu'un pour savoir que l'affection que je lui porte est constante, et je n'ai cure de m'assurer tous les jours que je suis toujours appréciée. Et soyons franc, ce serait étouffant, certaines personnes ne gardent leur intérêt justement que parce qu'elles restent à distance.
Combien de gens résistent à la loupe déformante du quotidien ? Ceux qu'on aime. Pour les autres le vernis se craquelle et l'intérêt laisse place à l'ennui, puis l'agacement et enfin la saturation, totale et absolue.Mon cher oncle et sa femme qui m'aiment bien satureraient assez vite si je leur téléphonais tous les soirs. Même ma mère me dirait d'aller m'acheter une vie si j'oblitérais systématiquement sa journée de 10 minutes pour lui décrire le contenu de mon sandwich du midi.

Il y a évidemment des relations journalières obligatoires et codifiées, prenons le train : Je sais tout de la grossesse de A. de ses kystes aux ovaires à ses ennuis gastriques, l'arbre généalogique de P. n'a plus de secret pour moi et je dois pouvoir réciter sans hésiter la liste de toutes les drogues que T. a essayé. Mais cette nuisance quotidienne est cantonnée à mes 45 minutes de trajet, simplement esquivée en changeant de wagon ou en prétextant de vouloir finir sa nuit écouteurs sur les oreilles.

Mais les autres, les amitiés, elles devraient être naturelles. Et ils me vient difficilement à l'idée d'aller parler au gens tous les jours. Je peux être une amie, mais je ne sais pas être une copine je crois. Je n'ai pas de temps de cerveau disponible pour papoter. J'ai toujours mieux, beaucoup mieux à faire que juste causer du temps qu'il fait. J'ai twitter pour ça, c'est bien, c'est 140 caractères et ca n'engage pas à tenir une conversation suivie sur la hausse du prix du café ou la mignonitude du nouveau chaton d'untel.

Le problème, c'est que j'ai une messagerie instantanée où je suis constamment en ligne. Il y a deux raisons à ça et ces deux raisons sont deux personnes. Celles qui justement peuvent me parler tout le temps, débarquer chez moi à pas d'heure ou même, même :  me téléphoner.
Mais j'ai beau le préciser le plus explicitement du monde que je ne suis disponible que pour une ou deux personnes, ça n'empêche pas. Les autres contacts viennent "causer".
Ca peut être les gens les plus sympa, les plus gentils, les plus affectueux du monde. Des gens que j'apprécie beaucoup et dont j'aime avoir des nouvelles. Des gens avec qui j'apprécie de passer du temps dans la vraie vie en chair et en os. Rien n'y fait je ne SAIS pas causer tous les jours, ça me pompe l'air, ça me gonfle, mon esprit s'en va ailleurs, je pense que ce que j'écris c'est pas à eux que je voudrais le dire, j'ai l'impression de répéter dans arrêt les mêmes rituels qui ne m'apportent rien de ce qu'un vrai rite apporte (soulagement, joie, plaisir, calme, etc...)

Alors j'ai essayé, j'ai fait de mon mieux, je suis VRAIMENT pas sociable et si je continue je vais devenir plus qu'impolie et ce n'est pas le but.
Mais c'est au dessus de mes forces.
J'ai bloqué presque tout le monde, et honnêtement chers camarades, c'est pour notre bien.  Pour me joindre c'est sur twitter pour le quotidien ou par e-mail pour les vraies conversations.

Et je conclue sur cette citation qui me reste depuis que je l'ai lue chez Algésiras : On veut tous être présent dans l'esprit de quelqu'un... mais pas de n'importe qui. (mad men)