Tu fouilles dans ta mémoire pour savoir si il y en a un ou une. Une, c'est encore mieux. Et puis voilà.
Tu te souviens, cette fille là au club med' en 1987, oh une fille de rien, une battante qui a fuit et qui a gravit les échelons comme ça, à la force de son courage, une héroïne en somme.Tu t'en souviens, on était ensemble à la pédicure et elle nous avait parlé de son chien. Mais si Robert, souviens toi, un chien, quelle ascenssion pour elle. Mais elle était pas marocaine ? Non, non, Tu-ni-sien-ne! T'es sûre? Oui, oui, la pauvre petite On avait bien sympathisé, la pauvrette elle doit bien souffrir, je... Mais elle habitait à Neuilly.... Tais toi Robert.
...
Et des égyptiens, on en connait des égyptiens ?
Bah non. Mais ce gars typé en bas de chez nous là. Celui du 5e ? Bah je sais pas, il habitait là avant nous. Il a du fuir en avance alors, le pauvre, le pauvre... De chez ses parents qui habitait l'immeuble d'en face depuis 1960 ? Tais-toi Robert, pense à ses cousins Egyptiens qui sont peut-être morts, on devrait peut être aller lui amener du pain.
...
Twitter c'est bien.
Sauf des fois, j'ai l'impression d'être à table avec mon grand-oncle autruche et sa femme.
S'intéresser à ce qui se passe dans le monde c'est bien, filer un coup de main à sa mesure en transmettant des infos, c'est cool. Mais, rêvez pas, vous y êtes pas, et personne ne vous le reprocheras, et vu par vos doigts la révolution prend autant d'intérêt qu'un livetweet de masterchef raconté par un mythomane en pleine crise de narcissisme.
(Remarquez, contrairement à mon grand-oncle autruche et sa femme, Twitter s'éteint. Ce que j'ai fait. )
dimanche 30 janvier 2011
jeudi 27 janvier 2011
Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans
Dans :
Logorrhée
(Titre odieusement pompé au Baron d'Holbach)
Ce début d'année 2011 est entièrement dévoué à trois tâches chronophages et ingrates.
La première : faire valoir mes droits au chômage, ne m'en parlez pas, l'administration française et moi, on s'aime tellement, que je suis en train de passer toute entière à l'ennemi, j'ai même fait les démarches administratives pour obtenir une jolie carte d'identité Belge. Ouais, et ça m'a pris 10 minutes et 1 photo d'identité. 10 MINUTES.
La deuxième, trouver un emploi. Vous savez l'opération fastidieuse qui consiste à dire à des gens qu'on est parfait pour l'emploi proposé. L'art de rédiger des lettres vous-moi-nous, mes hommages et bisous à vot' dame. Pour l'instant je regarde ça d'assez loin. J'ai eu autant de métiers que d'années dans ma vie active. Et comment dire, : je sais, c'est mal d'être blasée à 28 ans. Mais je sais d'avance que le terme "carrière professionnelle", je peux me le foutre au cul et sans lubrifiant.
(Mais si vous avez un boulot à me proposer pour que je mange sans piquer les deniers de l'état, je vous promet que je le ferai avec application. même si vous me mettez 45 CDD de plongeuse à la suite payés au lance pierre et jamais en entier. Oui, je vous assure, je suis bien dressée, vous pouvez même m'insulter, je renonce même à ma dignité pour pouvoir payer honnêtement mon loyer, c'est beau hein ? (bon faut au moins me donner 800 euros par mois, sinon je risque de maigrir, j'espère que ça vous va.)
C'est pour cette raison que j'avais fermé mon blog au public, mais j'ai décidé que finalement cher recruteur, si tu es tombé ici en Googlant mon nom, ce qui est finalement fort improbable, eh bien tu me prends comme je suis. Ou tu me prends pas (ou en levrette, j'aime bien, et si t'es une fille t'as le droit de me toucher les seins.). Bref, on se comprend.
( WARNING : Le premier qui me demande dans les commentaires : alors le boulot, ça avance, tu as des pistes. Je le trouve et je viens lui passer les fesses au papier de verre avant de lui faire prendre un bain de siège au jus d'ananas et citron vert. )
La troisième tâche, celle qui depuis deux semaines monopolise la plupart de mes journées, c'est la recherche d'un éditeur. Pour Mortimer. C'est le titre du livre, pas mon meilleur pote. Démarche passionnante consistant à scanner attentivement diverses bases de données contenant des noms d'éditeurs (ma bibliothèque, les conseils avisés de connaisseurs, wikipédia et le catalogue du salon du livre 900 pages à votre service...) pour en extraire la moelle substantifique (ou un truc comme ça) : Les éditeurs prêts à lire et accepter éventuellement peut-être de publier les frasques de Morti, votre nécrophile favori.
Bon, avec un thème pareil et les spécificités de mon style, la liste infinie se réduit assez vite à une peau de chagrin, mais le tri se fait à la main. et c'est long. Vient ensuite, comme pour le boulot, la phase de rédaction de la lettre vous-moi-nous qui accompagne le tapuscrit. Comme pour un boulot. Sauf qu'au moins je peux me permettre de me lâcher un peu autant dans les propos supposés vendeurs que dans la sémantique. Le côté chiant, c'est qu'il faut scanner les catalogues de chaque éditeur pour ne pas tomber à côté, espérer avoir lu au moins un auteur (autres que les rééditions de classique) ou trouver une collection qui fait dire "ah mais oui, je connais." Et ensuite essayer de ne pas dire, "vous publiez Poppy Z. Brite, c'est parfait , vous allez m'adorer". Ou, "oh, je vois que vous faites des réeditions de ces merveilleux volumes écrits par Georges Bataille, eh bien figurez vous que je fais presque aussi bien." ou encore "Oh mais vous avez Louys dans vos curiosas Mortimer ferait belle figure à ses côtés."
Et me voilà à chaque fois à passer une petite heure à arranger ce charmant paragraphe où je justifie de mon mieux l'injure que je fais à ces gens qui en publient d'autres plus brillants que moi de les choisir comme éditeurs potentiels.
Dans ces moments là, je me dis que si au lieu d'avoir l'égo d'une serpillère usagée j'avais celui de Mortimer mon héros, l'affaire serait déjà réglée, et "ma vie mon œuvre" un best seller. Mais je dois gérer avec d'un côté l'assurance que mon roman est tout à fait valable, puisque ce n'est pas moi qui le dit et que les personnes dont je m'entoure ont plus souvent raison que moi, et de l'autre cet affreux doute de l'écrivaillon débutant qui me laisse constamment penser qu'il pourrait encore être amélioré ce satané roman.
Voilà cher lecteurs pourquoi en ce moment, il ne se passe pas grand chose ici, et que sauf inspiration soudaine ou violent besoin de m'épancher sur l'épaule de personne, je vais rester encore silencieuse quelques semaines.
Je vous recauserai quand j'aurai reçu des réponses d'employeurs ou d'éditeurs. Comme ça on pourra rigoler.
Ce début d'année 2011 est entièrement dévoué à trois tâches chronophages et ingrates.
La première : faire valoir mes droits au chômage, ne m'en parlez pas, l'administration française et moi, on s'aime tellement, que je suis en train de passer toute entière à l'ennemi, j'ai même fait les démarches administratives pour obtenir une jolie carte d'identité Belge. Ouais, et ça m'a pris 10 minutes et 1 photo d'identité. 10 MINUTES.
La deuxième, trouver un emploi. Vous savez l'opération fastidieuse qui consiste à dire à des gens qu'on est parfait pour l'emploi proposé. L'art de rédiger des lettres vous-moi-nous, mes hommages et bisous à vot' dame. Pour l'instant je regarde ça d'assez loin. J'ai eu autant de métiers que d'années dans ma vie active. Et comment dire, : je sais, c'est mal d'être blasée à 28 ans. Mais je sais d'avance que le terme "carrière professionnelle", je peux me le foutre au cul et sans lubrifiant.
(Mais si vous avez un boulot à me proposer pour que je mange sans piquer les deniers de l'état, je vous promet que je le ferai avec application. même si vous me mettez 45 CDD de plongeuse à la suite payés au lance pierre et jamais en entier. Oui, je vous assure, je suis bien dressée, vous pouvez même m'insulter, je renonce même à ma dignité pour pouvoir payer honnêtement mon loyer, c'est beau hein ? (bon faut au moins me donner 800 euros par mois, sinon je risque de maigrir, j'espère que ça vous va.)
C'est pour cette raison que j'avais fermé mon blog au public, mais j'ai décidé que finalement cher recruteur, si tu es tombé ici en Googlant mon nom, ce qui est finalement fort improbable, eh bien tu me prends comme je suis. Ou tu me prends pas (ou en levrette, j'aime bien, et si t'es une fille t'as le droit de me toucher les seins.). Bref, on se comprend.
( WARNING : Le premier qui me demande dans les commentaires : alors le boulot, ça avance, tu as des pistes. Je le trouve et je viens lui passer les fesses au papier de verre avant de lui faire prendre un bain de siège au jus d'ananas et citron vert. )
La troisième tâche, celle qui depuis deux semaines monopolise la plupart de mes journées, c'est la recherche d'un éditeur. Pour Mortimer. C'est le titre du livre, pas mon meilleur pote. Démarche passionnante consistant à scanner attentivement diverses bases de données contenant des noms d'éditeurs (ma bibliothèque, les conseils avisés de connaisseurs, wikipédia et le catalogue du salon du livre 900 pages à votre service...) pour en extraire la moelle substantifique (ou un truc comme ça) : Les éditeurs prêts à lire et accepter éventuellement peut-être de publier les frasques de Morti, votre nécrophile favori.
Bon, avec un thème pareil et les spécificités de mon style, la liste infinie se réduit assez vite à une peau de chagrin, mais le tri se fait à la main. et c'est long. Vient ensuite, comme pour le boulot, la phase de rédaction de la lettre vous-moi-nous qui accompagne le tapuscrit. Comme pour un boulot. Sauf qu'au moins je peux me permettre de me lâcher un peu autant dans les propos supposés vendeurs que dans la sémantique. Le côté chiant, c'est qu'il faut scanner les catalogues de chaque éditeur pour ne pas tomber à côté, espérer avoir lu au moins un auteur (autres que les rééditions de classique) ou trouver une collection qui fait dire "ah mais oui, je connais." Et ensuite essayer de ne pas dire, "vous publiez Poppy Z. Brite, c'est parfait , vous allez m'adorer". Ou, "oh, je vois que vous faites des réeditions de ces merveilleux volumes écrits par Georges Bataille, eh bien figurez vous que je fais presque aussi bien." ou encore "Oh mais vous avez Louys dans vos curiosas Mortimer ferait belle figure à ses côtés."
Et me voilà à chaque fois à passer une petite heure à arranger ce charmant paragraphe où je justifie de mon mieux l'injure que je fais à ces gens qui en publient d'autres plus brillants que moi de les choisir comme éditeurs potentiels.
Dans ces moments là, je me dis que si au lieu d'avoir l'égo d'une serpillère usagée j'avais celui de Mortimer mon héros, l'affaire serait déjà réglée, et "ma vie mon œuvre" un best seller. Mais je dois gérer avec d'un côté l'assurance que mon roman est tout à fait valable, puisque ce n'est pas moi qui le dit et que les personnes dont je m'entoure ont plus souvent raison que moi, et de l'autre cet affreux doute de l'écrivaillon débutant qui me laisse constamment penser qu'il pourrait encore être amélioré ce satané roman.
Voilà cher lecteurs pourquoi en ce moment, il ne se passe pas grand chose ici, et que sauf inspiration soudaine ou violent besoin de m'épancher sur l'épaule de personne, je vais rester encore silencieuse quelques semaines.
Je vous recauserai quand j'aurai reçu des réponses d'employeurs ou d'éditeurs. Comme ça on pourra rigoler.
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